Tokkô
27 mai 2007 | Par Zak | Publié dans Critiques | 1 Comment | lu 1 028 fois
Tôru Fujisawa est devenu l’un des mangaka les plus influents suite au succès de GTO. Les aventures d’Eikichi Onizuka prirent fin en 2003, il entreprit donc un an plus tard de se lancer sur un nouveau projet. Son nom : Tokkô, un seinen comptant trois volumes (inédit en France) narrant une bataille entre anges et démons sur Terre. Deux ans plus tard et juste après la sortie du dernier volume en date, les studios Group TAC (Black Blood Brothers, Gilgamesh) et AIC Spirits (de la sous-traitance pour Satelight) lance l’adaptation animée en 13 épisodes sous la direction du réalisateur de Blue Gender et Casshan : Robot Hunter, Masashi Abe.

2011, la ville de Tokyo est frappée depuis quelques temps par une vague de meurtres atroces où des personnes sont retrouvées démembrées. Il y a cinq années de cela, Ranmaru Shindô et sa sœur ont vu leurs parents, ainsi que 183 autres personnes, se faire tuer de manière similaire dans leur quartier de Machida. Aujourd’hui Ranmaru est inspecteur de la Tokki, une division spéciale de la police créée pour enrayer la montée du crime dans la cité. Durant une mission, le jeune policier et ses collègues tombent sur des individus assoiffés de sang qui semblent possédés par un parasite. Alors qu’il allait y laisser la vie, Ranmaru est sauvé par une jeune femme, tout de cuir vêtu et armée d’une longue épée. Elle fait partie de la Tokkô, une autre division de la police chargée de tuer ces montres, des démons appelés » fantômes » descendus des enfers. Ranmaru s’aperçoit que cette femme est celle qui hante ses cauchemars depuis l’incident de Machida… Si le fossé entre le manga et l’animé GTO était déjà important, il l’est encore davantage pour Tokkô. Fidèle durant seulement deux épisodes (qui couvre le premier volume), le scénario de Mitsuhiro Yamada (Sci-fi Harry et le film JoJo’s Bizarre Adventure : Phantom Blood) ralentit considérablement l’action (Ranmaru met sacrément du temps pour rejoindre la Tokkô !) pour ensuite raconter les débuts dans sa nouvelle division. Ce dernier point étant totalement absent du manga puisque Fujisawa envoyait ses personnages directement deux années plus tard suite à une ellipse. Ainsi, la série animée Tokkô peut se concevoir comme un supplément et non comme une adaptation fidèle. Est-ce une bonne chose pour autant ? Non, pas vraiment.

Bien sûr, il aurait été difficile de remplir assez d’épisodes avec le matériau de base actuel (la série se termine à la fin du deuxième volume). Peut être aurait-il fallu attendre quelques années encore avant de faire la série animée Tokkô. Dans l’état actuel, l’animé ne présente qu’une succession d’affrontements gores entre les membres de la Tokkô (qui se la pètent grave !) et les fantômes. Le scénario balance certains personnages dans l’histoire sans justification aucune, notamment Itto et Mayu Aragagi (qui n’apparaissent qu’au troisième volume du manga). Pire, la conclusion est bâclée en quelques secondes lors d’un climax qui s’annonçait pourtant excitant. Enfin, petite production oblige, l’animation et les dessins sont très décevants (toutes les voitures se ressemblent par exemple…). Plus gênant, le chara design de Koji Watanabe ne retranscrit pas du tout le trait si précis de Tôru Fujisawa dénaturant pas mal un manga qui méritait mieux. Tournez-vous plutôt vers celui-ci donc.
27 mai 2007 à 01:05 (#)
J’espere que le manga papier arrivera un jour chez nous parce que c’est clair que l’animé est vraiment pas terrible…