The Skull Man

16 janvier 2008  |  Par Zak  |  Publié dans Critiques  |  lu 137 fois

skullmanpr8yd4.jpgVoici déjà dix ans que l’immense Shôtarô Ishinomori, créateur de San Ku Kaï, Kamen Rider, Cyborg 009 ou encore Gilgamesh nous a quittés. Élevé à l’école Tezuka, le mangaka fut aussi l’auteur en 1970 de The Skull Man. En 2007, sous la houlette studio BONES, l’adaptation animée montre enfin le bout de son nez. Deux noms connus se partagèrent la tâche de retranscrire à l’écran les aventures de “l’homme squelette” : Takeshi Mori, réalisateur de Vandread et Stratos 4 et Yutaka Izubuchi, le créateur de RahXephon qui s’occupe ici du scénario. Si la diffusion de The Skull Man ne fut pas aussi médiatique que celle de Darker than Black (le blockbuster de BONES pour l’année), la série mérite toutefois que l’on s’y attarde ne serait-ce pour l’importance de son matériau de base.

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Hayato Mikogami, journaliste de Tokyo, retourne dans sa ville natale d’Otomo pour enquêter sur une série de meurtres et la rumeur d’un “homme-squelette” qui terroriserait la population. Sur le chemin, il rencontre la jeune photographe Kiriko Mamiya, qui veut absolument faire équipe avec lui pour résoudre le mystère. Un soir, alors qu’il se promène seul dehors, Hayato rencontre un homme blessé qui semble poursuivit. C’est là qu’il aperçoit le meurtrier dont toute la ville parle. Doté de capacités extraordinaires, portant un long manteau noir et un casque en forme de crâne, l’homme tue son poursuivant sous les yeux du journaliste. Derrière cette série de meurtres, Hayato va rapidement comprendre que se cache un sombre complot impliquant une boite pharmaceutique et une secte religieuse… N’y allons pas de main morte : The Skull Man n’est pas original pour un sou, prévisible quasiment de bout en bout et doté de thématiques qui semblent aujourd’hui bien datées (le trauma de la guerre du Vietnam par exemple). L’âge avancé du manga se fait donc nettement ressentir puisque The Skull Man propose une banale histoire de justicier masqué qui doit affronter des créatures génétiquement modifiés. Sauf que contrairement à un Guyver qui n’accumule que des scènes de stombs, The Skull Man s’inscrit plus dans un genre “thriller”. En effet, toute la première partie de la série narre l’enquête de notre journaliste de héros et finalement l’homme squelette n’apparaît que très rarement. Ainsi, The Skull Man fonctionne sur un whodunit, à savoir l’identité de ce mystérieux assassin… Avec un peu d’expérience dans le domaine, vous devinerez aisément de qui il s’agit dès le départ.

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L’action ne démarre véritablement que lors des derniers épisodes où notre justicier doit par exemple affronter un commando de cyborgs ou le traditionnel boss final. BONES oblige, ça bouge plutôt bien et sans être exceptionnel pour autant. Plutôt destiné de prime abord à un public adulte suite au genre dans lequel la série évolue, The Skull Man ne se dispense pas toutefois de séquences humoristiques comme les diverses engueulades entre Hayato et le policier Shinjô. Les 13 épisodes passent ainsi quasiment d’une traite même si jamais l’animé ne dépasse son cadre de simple hommage à l’œuvre originale (cette adaptation est libre puisque Hayato est un personnage inventé pour la série). De plus, la fin ouverte, bien que diablement excitante, s’avère veine puisque l’on sait pertinemment que jamais la série ne connaîtra de suite… Si The Skull Man reste un titre logiquement au-dessus de la moyenne, il n’en reste pas moins anecdotique. Vite vu et vite oublié, en somme.

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