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	<title>Anime France : Actualité Animé et Manga &#187; Miyazaki</title>
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	<description>AnimeFr est un site web d’actualité, de critiques et de dossiers dans le domaine de l’animation japonaise. L’objectif de notre site de tenir les fans informés de ce qui se passe en France et au Japon, des titres à ne pas manquer,mais surtout de donner envie aux non-initiés de s’intéresser à la culture manga.</description>
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		<title>Ponyo sur la falaise</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Apr 2009 19:35:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zak</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/ponyoaffiche.jpg " alt="" />Les films d’Hayao Miyazaki sont les seuls films d’animation originaire du Japon à sortir sur une importante combinaison de salles en France (et encore, on est loin d’un <strong>Monstres contre Aliens</strong>...). Autant dire que c’est un véritable événement cinématographique pour tout admirateur du genre (surtout pour les provinciaux !). À 68 ans, le maître signe avec <strong>Ponyo sur la falaise</strong> son 10ème long-métrage et presque autant de chefs-d’œuvre. Refusant de céder à la mode de la 3D, il réalise avec le studio Ghibli une œuvre dénuée de toutes images de synthèses, préférant un style classique proche des livres pour enfants avec couleurs en pastelles et multiples aquarelles. Réinventant le conte de <strong>La Petite Sirène</strong> d’Andersen au travers d’une histoire d’amour entre deux enfants, Miyazaki impose une nouvelle fois son immense talent. Préparez-vous à retrouver votre âme d’enfant !<!--more--></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/ponyoaffiche.jpg " alt="" />Les films d’Hayao Miyazaki sont les seuls films d’animation originaire du Japon à sortir sur une importante combinaison de salles en France (et encore, on est loin d’un <strong>Monstres contre Aliens</strong>&#8230;). Autant dire que c’est un véritable événement cinématographique pour tout admirateur du genre (surtout pour les provinciaux !). À 68 ans, le maître signe avec <strong>Ponyo sur la falaise</strong> son 10ème long-métrage et presque autant de chefs-d’œuvre. Refusant de céder à la mode de la 3D, il réalise avec le studio Ghibli une œuvre dénuée de toutes images de synthèses, préférant un style classique proche des livres pour enfants avec couleurs en pastelles et multiples aquarelles. Réinventant le conte de <strong>La Petite Sirène</strong> d’Andersen au travers d’une histoire d’amour entre deux enfants, Miyazaki impose une nouvelle fois son immense talent. Préparez-vous à retrouver votre âme d’enfant !<span id="more-2396"></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/ponyo11.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le petit Sôsuke, cinq ans, habite une maison construite au sommet d&#8217;une falaise qui surplombe la mer. Un matin, alors qu&#8217;il joue sur la plage en contrebas, il découvre une petite fille poisson rouge piégée dans un pot en verre. Sôsuke la sauve et lui donne le nom de Ponyo. Il décide alors de la garder avec lui dans un seau. Ponyo est aussi fascinée par Sôsuke que ce dernier l&#8217;est par elle. Le petit garçon lui promet de la protéger et de s&#8217;occuper d&#8217;elle, mais le père de Ponyo, Fujimoto, un sorcier autrefois humain qui vit au fond de la mer, la force à revenir avec lui dans les profondeurs. Bien décidée à devenir humaine, Ponyo s&#8217;échappe pour retrouver Sôsuke&#8230; Après un <a href="http://www.animefr.com/le-chateau-ambulant-366.htm" target="_blank"><strong>C</strong><strong>hâteau Ambulant</strong></a> en 2004 très sophistiqué qui ne fit pas l’unanimité, Miyazaki revient à un cinéma plus classique et ciblé pour les très jeunes comme pouvait l’être <strong>Mon Voisin Totoro</strong> (1988) et <strong>Kiki la petite sorcière</strong> (1989). Et si le cinéaste effectue en quelque sort un retour en arrière stylique, <strong>Ponyo sur la falaise</strong> reste toutefois dans l’évolution logique de sa carrière. Celle d’un homme qui cherche à faire le point en regardant le trajet exceptionnel qu’il a effectué depuis la fin des années 70. Après Pixar avec <strong>Le Monde de Nemo</strong>, c’est au tour de Miyazaki de déclarer son amour pour l’océan et sa faune au travers d’un conte écologique. La séquence d’ouverture est, par exemple, un véritable festival visuel ou comment faire du spectaculaire en montrant uniquement la vie sous-marine. Du spectacle justement, on en trouve dans <strong>Ponyo</strong> malgré le caractère intimiste de l’intrigue (histoire centrée sur deux protagonistes principaux, peu de personnages secondaires ou de lieux). Ainsi, la tempête fait déjà partie des plus belles séquences de la filmographie du réalisateur. Même si dans <strong>Ponyo</strong> il est question de l’avenir de l’humanité, le film ne présente aucun méchant, ni véritable menace. Fujimoto, le père de Ponyo, cherche juste à récupérer sa fille pour la protéger des Hommes qu’il considère comme des pollueurs d’océan. Et lorsque la catastrophe naturelle intervient, les dégâts sont justes matériels et tout le monde s’entraide dans la bonne humeur. La conclusion est vouée à être positive et on en ressort heureux.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/ponyo2.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ce monde idyllique décrit par Miyazaki donne indéniablement une personnalité à son œuvre, contrastant ainsi avec notre monde actuel où l’on ne parle que de conflits ou de crise économique. Si bien, qu’il est difficile de revenir à la réalité une fois arrivé au générique de fin. Alors que l’on juge de plus en plus un long-métrage sur sa noirceur ou son soit disant traitement &laquo;&nbsp;adulte&nbsp;&raquo;, <strong>Ponyo</strong> nous ramène à l’enfance dès les premières images. Alors que les films d’animation sortis du studio Dreamworks comme <strong>Monstres contre Aliens</strong> (exemple obligatoire du moment) ne proposent que des gags scatologiques en plus d’afficher un profond cynisme pour le genre qu’il aborde, <strong>Ponyo sur la falaise </strong>propose un vrai voyage dans l’imaginaire destiné à tous. Pas la peine de préciser lequel des deux films il faut absolument voir&#8230;</p>
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		<title>Xam’d: Lost Memories</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Mar 2009 21:46:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zak</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/xamdlogo.jpg " alt="" />Dernière bombe en date de chez Bones, <strong>Xam’d: Lost Memories</strong> ou <strong>Bônen no Xam’d</strong> dans sa version d’origine, n’aura pourtant pas fait grand bruit parmi les otakus (trop occupés par <strong>Soul Eater</strong>). La faute à une distribution limitée, via un service de diffusion payant uniquement accessible aux détenteurs de PS3 et PSP. Une série réservée à un cercle restreint qui a aussi permit au réalisateur Masayuki Miyaji de garder toutefois une pleine emprise sur son œuvre. L’intégrité artistique est devenue la marque de fabrique du studio Bones au fil des ans, véritable usine à génies. Composée de 26 épisodes, la série fut diffusée entre le mois de juillet 2008 et février 2009. Et si les personnages, le cadre ou le design général évoquent immédiatement <strong>Eureka Seven</strong>, c’est tout simplement parce qu’une grande partie du staff participe à <strong>Xam’d Lost Memories</strong>. Masayuki Miyaji, aussi scénariste et storyboardeur, était d’ailleurs l’assistant de Tomoki Kyoda. Toute l’expérience qu’il a pu glanée sur <strong>Eureka Seven</strong> se retrouve dans sa première réalisation. Au final cela donne... un coup de maître !<!--more--></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/xamdlogo.jpg " alt="" />Dernière bombe en date de chez Bones, <strong>Xam’d: Lost Memories</strong> ou <strong>Bônen no Xam’d</strong> dans sa version d’origine, n’aura pourtant pas fait grand bruit parmi les otakus (trop occupés par <strong>Soul Eater</strong>). La faute à une distribution limitée, via un service de diffusion payant uniquement accessible aux détenteurs de PS3 et PSP. Une série réservée à un cercle restreint qui a aussi permit au réalisateur Masayuki Miyaji de garder toutefois une pleine emprise sur son œuvre. L’intégrité artistique est devenue la marque de fabrique du studio Bones au fil des ans, véritable usine à génies. Composée de 26 épisodes, la série fut diffusée entre le mois de juillet 2008 et février 2009. Et si les personnages, le cadre ou le design général évoquent immédiatement <strong>Eureka Seven</strong>, c’est tout simplement parce qu’une grande partie du staff participe à <strong>Xam’d Lost Memories</strong>. Masayuki Miyaji, aussi scénariste et storyboardeur, était d’ailleurs l’assistant de Tomoki Kyoda. Toute l’expérience qu’il a pu glanée sur <strong>Eureka Seven</strong> se retrouve dans sa première réalisation. Au final cela donne&#8230; un coup de maître !<span id="more-2231"></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/xamd-lost-memories1.jpg" alt="" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Akiyuki Takehara est un jeune lycéen menant une vie tranquille avec sa mère sur l&#8217;île de Sentan. Ses parents sont séparés et son père consacre son temps à soigner les habitants dans son cabinet. Bien qu’un conflit fasse rage entre le Gouvernement du Nord et la Zone Libre du Sud, l’île de Sentan n’est guère concernée par les évènements. Un jour, alors qu’Akiyuki se rendait à l’école en bus en compagnie de ses amis Haru et Furuichi, ils sont surpris par un attentat. En effet, une jeune fille au teint pâle et aux cheveux blancs qui se trouvait dans le bus semble en être la cause. L’explosion transmet un étrange pouvoir à Akiyuki qui le transforme en une créature nommée Xam’d. Désormais recherché par l’armée, Akiyuki est contraint de fuir le pays en compagnie d’une étrange jeune femme aux cheveux rouges qui semble avoir un lien étroit avec les Xam’d&#8230; Dès les premières notes entraînantes de l’opening <em>Shut up and Explode</em> de Boom Boom Satellites, on se dit que ce <strong>Xam’d: Lost Memories</strong> va être bien. Qu’une fois encore, les surdoués de chez Bones vont nous emmener dans un monde riche et complexe en compagnie de héros attachants. D’autant plus que le scénario est l’œuvre de pointures : Yûichi Nomura (<a href="http://www.animefr.com/mobile-suit-gundam-seed-578.htm" target="_blank"><strong>Mobile Suit Gundam Seed</strong></a>, <strong>Eureka Seven</strong>, <a href="http://www.animefr.com/code-geass-lelouch-of-the-rebellion-609.htm" target="_blank"><strong>Code Geass</strong></a>) et Megumi Shimizu (<strong>Soul Eater</strong>, <strong>Eureka Seven</strong>, <a href="http://www.animefr.com/mars-daybreak-508.htm" target="_blank"><strong>Mars Daybreak</strong></a>), auquel on notera aussi les participations d’Hiroshi Ohnogi (<strong>Fullmetal Alchemist 2</strong>, <strong>Eureka Seven</strong>, <strong>Mobile Suit Gundam Seed</strong>) et du réalisateur Masayuki Miyaji. Seulement voilà, une autre sensation, nettement moins positive, nous imprègne dès les premiers épisodes. Le spectre d’<strong>Eureka Seven</strong> plane tout autour. Le point de départ est quasi identique, avec un jeune héros embarqué dans une histoire qui le dépasse totalement. Comme Renton (voir Gram River de <strong>Mars Daybreak</strong>), Akiyuki intègre l’équipage d’un vaisseau et il va devoir prouver sa valeur pour se faire accepter. Ainsi le début se consacre à la présentation de l’équipage de la vie au sein de cet appareil chargé de délivrer le courrier à travers le pays. Le capitaine est Ishû Benikawa, une femme solitaire, caractérielle, &laquo;&nbsp;bad ass&nbsp;&raquo; et adepte de la réplique cinglante (ses échanges avec Raigyo sont irrésistibles). Notre héros fait aussi et surtout la connaissance de Nakiami, la jeune femme qui l’a sauvée alors que sa forme Xam’d était entrain de le consumer.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/xamd-lost-memories2.jpg" alt="" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Si Akiyuki est le personnage central de l’histoire et celui envers lequel le spectateur pourra s’identifier, il n’en est pas le plus important. Le vrai héros, ou plutôt héroïne, c’est Nakiami, nom dérivé de &laquo;&nbsp;naki yame&nbsp;&raquo; (&nbsp;&raquo;ne pleure plus&nbsp;&raquo;)<span style="color: red;"> </span>qu’Ishû lui a donnée lorsqu’elle l’a recueillie enfant. C’est avec elle que <strong>Xam’d: Lost Memories</strong> va totalement se détacher de l’influence d’<strong>Eureka Seven</strong>. Notamment par le biais d’une approche poétique et spirituelle de ses thèmes évoquant singulièrement les travaux d’Hayao Miyazaki. Nakiami est à la fois Nausicäa et Mononoke. Pas seulement parce qu’elle pilote un aéronef rouge ou à cause de des tatouages sur le visage, mais plutôt pour sa maturité et ses convictions. D’origine Tessik, un peuple opprimé qui subit de plein fouet une guerre qui ne les concerne pas, Nakiami est la protectrice des Hiruko, pouvoir qui, une fois assimilé à un être vivant, le transforme en Xam’d ou en Humanform (pour un Hiruko synthétisé). Durant la première moitié, Nakiami apparaît comme un personnage assez froid, qui n’a que très peu d’estime pour le genre humain (qui ne pense qu’à détruire). Elle va peu à peu s’humaniser au contact d’un garçon, Yango, qu’elle rencontre en voyage. Un rapport maternel s’installe entre les deux, qui rappellera celui entre Balsa et Chagum dans <strong><a href="http://www.animefr.com/seirei-no-moribito-728.htm" target="_blank">Seirei no Moribito</a> </strong><span>(autre série très marquée par les films de Miyazaki)</span>. À contrario de sa relation distante mais profonde avec Ishû, Nakiami va vraiment ouvrir son cœur envers Yango, jusqu’à une dernière réplique bouleversante lors des retrouvailles de l’épisode 25. Nakiami est aussi un personnage qui aura vouée sa vie à préserver celle des autres. Un rôle sacrificiel qui trouvera son apogée lors d’un final qui lui permet sans nul doute de rentrer dans le panthéon des héroïnes majeures de l’animation japonaise (forcément aux côtés des ses sœurs miyazakienne). Le studio Bones prouve ainsi une nouvelle fois, qu’ils savent créer de vrais personnages féminins forts, bien loin des clichés que l’on veut bien attribuer aux mangas ou animés. Nakiami et Ishû ne sont pas les seules puisqu’il faut aussi compter sur Haru, l’amie d’enfance d’Akiyuki. Au lieu d’attendre sagement le retour d’Akiyuki, elle s’engage dans l’armée avec Furuichi.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/xamd-lost-memories3.jpg" alt="" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Durant la première partie de l’animé, le script suit les parcours parallèles des trois amis avant une inéluctable confrontation où Furuichi et Akiyuki vont régler leurs comptes (à commencer par le cœur d’Haru&#8230;). À ce titre, la fin glaçante du 14ème épisode s’avère être d’une surprenante noirceur dont seules les productions Bones osent encore aujourd’hui faire cela. Un ton adulte général, accentué par le background de la guerre (ville détruite, charnier humain, génocide), qui devient un gimmick chez Bones (voir <a href="http://www.animefr.com/fullmetal-alchemist-167.htm" target="_blank"><strong>Fullmetal Alchemist</strong></a>, <strong>RahXephon</strong>, <strong>Eureka Seven</strong>&#8230;). Mais aussi par le regard extérieur des parents d’Akiyuki sur les divers évènements. C’est tellement rare de voir des parents dans une série animée (séparés en plus !), que cela force immédiatement le respect. La progression linéaire du premier arc disparaît alors pour se scinder en deux multiples chemins. En somme, tout le monde est séparé et les intrigues secondaires s’accumulent&#8230; au détriment d’un fil rouge de plus en plus obscur et dont les tenants et aboutissants ne sont pas toujours clairs. Normal alors que les principaux reproches fait à <strong>Xam’d: Lost Memories</strong> viennent des nombreuses questions restées en suspens à la fin (le rôle de Dame Sannova, la chambre d’accélération, l’Empereur Hiruken ou tout simplement les origines des Xam’d). Des points pas forcément bien exploités (Hiruken joue le rôle du boss de fin) et qui auraient mérités un développement plus appondis<span style="color: red;">.</span> <strong>Xam’d: Lost Memories</strong> aurait gagné à avoir quelques épisodes supplémentaires à la manière d’un <a href="http://www.animefr.com/darker-than-black-711.htm" target="_blank"><strong>Darker than Black</strong></a>. On aurait aussi aimé en savoir plus sur Ishû et Raigyo, voir plus de scènes d’action (à l’image de l’exceptionnel affrontement de l’épisode 2 ou de l’attaque du vaisseau dans l’épisode 11), être davantage impliqué dans cette obscure guerre que l’on suit toujours de loin&#8230;<strong> Xam’d: Lost Memories</strong> est au final tellement ambitieux sur le papier que les auteurs se perdent quelque fois en route. Dommage, on n’est passé pas loin du chef-d’œuvre&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/xamd-lost-memories4.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Xam’d: Lost Memories</strong> reste une formidable série animée d’aventures, intimiste et épique à la fois, qui a le mérite de suivre avec succès les enseignements d’Hayao Miyazaki. De son amour pour la nature, des créatures bizarres (les Ongoro !), aux quêtes initiatiques passant par le passage à l’âge adulte et l’acceptation d’une réflexion spirituelle (le métaphorique <em>&laquo;&nbsp;les mots arrivent toujours à destination&nbsp;&raquo;</em>), tout dans l’animé respire l’influence du maître. Franchement, pour arriver à nous émouvoir sur la mise à mort d’un Humanform (épisode 7), il faut une sacrée dose de talent. Et chez Bones, il y a en a assurément. On n’avait d’ailleurs pas vu telle maîtrise technique depuis <strong>Eureka Seven </strong>(animation et chara design digne d’un long-métrage). Dommage que le score de Michiru Oshima (<strong>Fullmetal Alchemist</strong>, <strong>Le Chevalier D’Eon</strong>) soit si transparent. À l’image du mélancolique épilogue et du dernier échange entre Haru et Akiyuki, on ressort de <strong>Xam’d: Lost Memories </strong>les larmes aux yeux et le sourire aux lèvres. Un titre indispensable à découvrir.</p>
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		<title>La 5ème Fête de l’animation lilloise</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Feb 2009 19:35:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zak</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Du 16 au 19 avril prochain aura lieu la nouvelle édition de la Fête de l’animation à Lille (Gare Saint-Sauveur, Palais des Beaux-Arts, l&#8217;hybride). Au programme cette année, Immigrants (L.A. Dolce Vita), dernier opus du réalisateur Gabor Csupo (l&#8217;excellent Le Secret de Terabithia) en ouverture et Piano no Mori de Masayuki Kojima en clôture. Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/fete_anim.gif " alt="" />Du 16 au 19 avril prochain aura lieu la nouvelle édition de la Fête de l’animation à Lille (Gare Saint-Sauveur, Palais des Beaux-Arts, l&#8217;hybride). Au programme cette année, <strong>Immigrants (</strong><strong>L.A. Dolce Vita)</strong>, dernier opus du réalisateur Gabor Csupo (l&#8217;excellent <strong>Le Secret de Terabithia</strong>) en ouverture et <strong>Piano no Mori</strong> de Masayuki Kojima en clôture. Le festival proposera en outre un zoom sur Hayao Miyazaki (conférences, expo&#8230;), diverses projections de séries animées (<strong>La Mélancolie de Haruhi Suzumiya</strong>, <strong>Mobile Suit Gundam 00</strong>, <strong>Gurren-Lagann</strong>, <strong>Jyu Oh Sei</strong>&#8230;) et des activités comme des jeux vidéo, du cosplay ou du karaoké. Plus d’infos sur le <a href="http://www.fete-anim.com" target="_blank">site officiel</a>.</p>
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		<title>Ponyo en avant-première</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Feb 2009 21:21:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zak</dc:creator>
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		<description><![CDATA[À l’occasion du 9ème festival Image par Image, qui se déroule du 3 février jusqu’au 1er mars, le centre culturel d’Argenteuil (95) diffusera en avant-première le dernier film d’Hayao Miyazaki, Ponyo sur la falaise. La projection aura lieu le samedi 21 février à 16h. Vous pouvez d’ors et déjà réserver vos places par téléphone (01.34.23.44.70) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/ponyo1.jpg " alt="" width="175" height="133" />À l’occasion du 9ème festival Image par Image, qui se déroule du 3 février jusqu’au 1<sup>er</sup> mars, le centre culturel d’Argenteuil (95) diffusera en avant-première le dernier film d’Hayao Miyazaki, <strong><span style="font-weight: bold;">Ponyo sur la falaise</span></strong>. La projection aura lieu le samedi 21 février à 16h. Vous pouvez d’ors et déjà réserver vos places par téléphone (01.34.23.44.70) ou par mail (<span style="text-decoration: underline;"><a href="mailto:imageparimage@valdoise.fr">imageparimage@valdoise.fr</a></span>). Le prix de la séance est de 6 euros tarif plein et 5 euros tarif réduit. Pas la peine de rajouter que c’est l’occasion de découvrir ce bijou avant tout le monde (il sort le 8 avril partout en France). Amenez-y vos gamins !</p>
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		<title>Le Voyage de Chihiro</title>
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		<pubDate>Fri, 09 May 2008 10:46:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mugen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Miyazaki]]></category>

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		<description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src=" http://www.animefr.com/wp-content/uploads/chihirologo.jpg" alt="" /><strong><span>Le Voyage de Chihiro</span></strong><span> est un film d’animation sorti en 2001 et réalisé par Hayao Miyazaki (<strong>Nausicaa de la vallée du vent</strong>, <strong>Mon Voisin Totoro</strong>, <strong>Princesse Mononoké</strong>). Ce film a été produit par les studios Ghibli qui ont été créé en 1985 par Miyazaki et Isao Takahata (réalisateur du <strong>Tombeau des lucioles</strong>) suite au succès cinématographique de <strong>Nausicaä de la vallée du vent</strong>. Le logo de son studio est un Totoro, personnage central de <strong>Mon Voisin Totoro</strong> qui fut le premier grand succès du studio. Le scénario a été écrit aussi par Miyazaki, très connu pour sa quasi-omniprésence à toutes les étapes de création du film. La musique est composée par Joe Hisaishi qui a déjà prêté son talent sur d’autres œuvres du maître telles que <strong>Nausicaä</strong>, <strong>Le Château dans le ciel </strong><span>et</span> <strong>Porco Rosso</strong>. Le succès du film à sa sortie fit qu’il battit <strong>L’Âge de glace</strong> et <strong>Lilo &#38; Stitch</strong> en nombre d’entrées. De plus, il reçut l'<span style="text-decoration: none; color: #000000;">Ours d'or du meilleur film</span> au <span style="text-decoration: none; color: #000000;">festival de Berlin</span> en <span style="text-decoration: none; color: #000000;">2002</span> et l'<span style="text-decoration: none; color: #000000;">Oscar</span> du meilleur film d'animation en <span style="text-decoration: none; color: #000000;">2003</span>. Au Japon, il surpassa <strong>Titanic</strong> au classement des meilleures recettes et fit connaître Miyazaki au grand public en dehors de son pays d’origine. Ce chef-d’œuvre est d’une richesse rare parmi les films d’animation qu’il en serait difficile de l’analyser en entier, mais nous allons tenter d’aborder les principaux points...</span><!--more--></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src=" http://www.animefr.com/wp-content/uploads/chihirologo.jpg" alt="" /><strong><span>Le Voyage de Chihiro</span></strong><span> est un film d’animation sorti en 2001 et réalisé par Hayao Miyazaki (<strong>Nausicaa de la vallée du vent</strong>, <strong>Mon Voisin Totoro</strong>, <strong>Princesse Mononoké</strong>). Ce film a été produit par les studios Ghibli qui ont été créé en 1985 par Miyazaki et Isao Takahata (réalisateur du <strong>Tombeau des lucioles</strong>) suite au succès cinématographique de <strong>Nausicaä de la vallée du vent</strong>. Le logo de son studio est un Totoro, personnage central de <strong>Mon Voisin Totoro</strong> qui fut le premier grand succès du studio. Le scénario a été écrit aussi par Miyazaki, très connu pour sa quasi-omniprésence à toutes les étapes de création du film. La musique est composée par Joe Hisaishi qui a déjà prêté son talent sur d’autres œuvres du maître telles que <strong>Nausicaä</strong>, <strong>Le Château dans le ciel </strong><span>et</span> <strong>Porco Rosso</strong>. Le succès du film à sa sortie fit qu’il battit <strong>L’Âge de glace</strong> et <strong>Lilo &amp; Stitch</strong> en nombre d’entrées. De plus, il reçut l&#8217;<span style="text-decoration: none; color: #000000;">Ours d&#8217;or du meilleur film</span> au <span style="text-decoration: none; color: #000000;">festival de Berlin</span> en <span style="text-decoration: none; color: #000000;">2002</span> et l&#8217;<span style="text-decoration: none; color: #000000;">Oscar</span> du meilleur film d&#8217;animation en <span style="text-decoration: none; color: #000000;">2003</span>. Au Japon, il surpassa <strong>Titanic</strong> au classement des meilleures recettes et fit connaître Miyazaki au grand public en dehors de son pays d’origine. Ce chef-d’œuvre est d’une richesse rare parmi les films d’animation qu’il en serait difficile de l’analyser en entier, mais nous allons tenter d’aborder les principaux points&#8230;</span><span id="more-1326"></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/chihiro1.jpg" alt="" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Chihiro est une petite fille un peu renfermée car ces parents ont décidé de déménager et cette idée ne l&#8217;enchante guère. Au détour d&#8217;une route étrange, toute cette petite famille se retrouve dans le monde des dieux et les parents vont être punis d&#8217;avoir succombé à la gourmandise en étant transformé en cochon. Commence alors pour Chihiro une quête pour sauver ses parents, retrouver son nom qu&#8217;elle a mystérieusement oublié et survivre dans un monde décidément peu commun. C’est ainsi que son monde va basculer pour se retrouver livrée à elle-même, aidée d’un jeune garçon sorcier Haku. Elle va entamer un voyage initiatique qui dès le départ évoque un <strong>Alice au pays des merveilles</strong> dans la culture nippone, grâce aux nombreux monstres et créatures rencontrés mais aussi pour le message délivré aux enfants. Le début du film démarre normalement dans le monde réel et va au fur et à mesure glisser dans le monde fantastique des dieux et esprits. Chihiro nous est présentée dès le départ comme une fille très peureuse et paresseuse, qui aime peu l’aventure tout en étant surprotégée par ses parents. Elle incarne aussi la naïveté et l’innocence même car elle est la seule personne à ne pas s’intéresser à l’or et à voir le bien en chaque être. Ses parents vont représenter le pêché de gourmandise et d’ignorance, à la manière d’un conte ils seront transformés en cochon par la sorcière Yubaba.</span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/chihiro2.jpg" alt="" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Ce film est une quête identitaire où Chihiro se transforme à l’intérieur (caractère qui change) comme à l’extérieur (évolution du dessin) pour au final ne pas oublier son nom. Cette transformation est expliquée par Miyazaki ainsi : <em>&laquo;&nbsp;Néanmoins, deux scènes sont peut-être plus symboliques que les autres. Celle où Chihiro est recroquevillée à l&#8217;arrière de la voiture, au début, et celle, à la fin, où elle apparaît seule mais grandie. Entre les deux se trouve le sens du film&nbsp;&raquo;</em>.<em> </em>Ce voyage pourrait ainsi se traduire par le passage de l’âge d’enfant, insouciant et protégé par le cocon familial à l’âge adulte, conscient et plus mature. C’est aussi une quête d’identité pour un pays qui ne doit pas oublier sa culture et ses croyances : <em>&laquo;&nbsp;Ceux qui ont oublié leurs attaches sont condamnés à disparaître&nbsp;&raquo;</em>.<em> </em>Miyazaki est dur en un sens car ceux qui oublient cela sont réduits en esclavage car tel est le sort de ceux qui sont ingrat selon lui. Tout comme le fait que tout le film se déroule dans les sources chaudes, un univers typiquement nippon. Cela montre encore une fois que le film est profondément ancré dans la culture japonaise. Ainsi, de nombreux thèmes vont être abordés comme la persévérance et la détermination qui mènent à la réussite. Mais aussi travailler dur mène toujours à un résultat positif et gratifiant. Ce sont des thèmes d’actualités et très réalistes, néanmoins Miyazaki n’abandonne jamais le coté fantastique de son univers, laissant une grande place à la notion de chance et de magie. Dans cet univers les animaux, les dieux et les humains se côtoient normalement. Il s’inspire directement dans la culture nippone pour créer ses personnages comme le dragon ou l’esprit de la rivière. Les règles qui régissent notre univers n’existent pas. On y voit de tout, un train sur l’eau, une lanterne qui marche toute seule ou encore des boules de suies vivantes.</span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/chihiro3.jpg" alt="" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Ce film nous montre aussi bien la différence entre bien et mal mais restant toujours flou au niveau de la frontière qui les sépare. Il étudie aussi la dualité de tout être qui n’est pas toujours seulement gentil ou seulement méchant. Par exemple, le personnage Sans Visage mange des gens mais fait aussi de bonnes actions. Le film aborde avec beaucoup de délicatesse aussi un sujet très délicat chez les jeunes enfants qu’est l’amour. Le propos reste toujours à la portée d’un jeune public et présente le véritable amour et non celui perverti par la société moderne. La notion de sexe n’y est pas abordé ainsi l’on y voit plus un amour spirituel. Le fait qu’elle est oubliée le nom de Haku, une divinité, fait passer aussi le message que les dieux et autres créatures divines existent en chacun de nous. C’est juste à nous de ne pas les oublier. Une de ses épreuves n’en fait pas moins penser à <strong>Kirikou et la sorcière</strong> lorsque Chihiro enlève le pieu du corps du Dieu Putride. La ressemblance des deux êtres, qui sont innocents et petits, montre bien que Miyazaki est une source d’inspiration pour les autres réalisateurs. Une autre métaphore où l’on peut donner de nombreuses explications est la scène du train. On remarque que Chihiro est la seule à être dessinée entièrement alors que les autres personnes sont transparentes comme des ombres. Cela pourrait s’analyser par une critique de la société moderne qui ne communique pas et n’est qu’une ombre d’elle-même, sombre et noire, comme les personnages. Une autre analyse serait d’y voir la métaphore de la vie représentant son cycle par les rails et le train qui avance sans pouvoir revenir en arrière. C’est un aller simple comme dit le vieux Kamaji&#8230;</span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/chihiro4.jpg" alt="" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Les sources chaudes et son fonctionnement sont une métaphore représentant la société moderne et le monde du travail. Il y a une hiérarchie avec Yubaba, le chef tyrannique en haut du bâtiment. La notion d’esclavage y est abordée en enlevant les noms aux personnes et avec les boules de suies. Cela représente aussi la lutte sociale par le fait qu’un humain n’est pas accepté parmi les grenouilles et autres créatures cependant elle finit par y trouver sa place à force de persévérer. Selon Miyazaki le comportement de Yubaba envers son bébé s’explique ainsi : <em>&laquo;&nbsp;C</em><em>’est </em><em>l&#8217;absolue bêtise des mères japonaises qui cherchent à être aimées à n&#8217;importe qu&#8217;elle prix. C&#8217;est la raison principale pour laquelle Yubaba a besoin de gagner tant d&#8217;argent : elle dépense tout pour son bébé. Elle en a fait un monstre, celui qu&#8217;il y a en elle. [...] En faisant des enfants un rouage économique, nous fonçons vers un enfer que nous avons nous-mêmes créé&nbsp;&raquo;</em>. C’est une critique de la société de consommation tout comme le comportement de Sans Visage qui croit pouvoir tout acheter avec de l’or mais qui ne peut offrir la chose la plus importante aux yeux de Chihiro : l’amour. Mais de nombreuses autres analyses sont possibles pour ce qui concerne les sources chaudes et de la plupart des scènes du film. Miyazaki explique aussi que l’univers des bains pourrait représenter les studios Ghibli :<strong> </strong><em>&laquo;&nbsp;Je considère personnellement que je suis Kamaji et que Yubaba est Monsieur Suzuki, le président de Ghibli. Le fonctionnement de la maison des bains ressemble en effet à celui du studio. Chihiro peut même être considérée comme un jeune animateur venant nous rendre visite.<strong> </strong>En arrivant, elle trouve Yubaba (Suzuki) en train de crier et de donner des ordres à tout le monde. De son côté, Kamaji (Miyazaki lui-même) est lui aussi obligé de travailler très dur sous les ordres de Yubaba. Il est débordé, au point que même ses multiples membres ne lui suffisent pas. Quant à Chihiro, elle va devoir se montrer utile si elle ne veut pas que Yubaba (Suzuki) la fasse disparaître&nbsp;&raquo;</em>.</span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/chihiro5.jpg" alt="" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Quant aux images et à l’aspect graphique, l’ambiance générale est très vivante et avec beaucoup de couleurs vives qui donnent l’impression voir un tableau à chaque scène. Les séquences sont toujours bien rythmées avec une musique enchanteresse. On croirait voir des peintures à l’aquarelle à l’instar des dessins fait dans ses artbooks (cf exposition Miyazaki/Moebius). L’animation est fluide et agréable à regarder, avec des personnages très expressifs au niveau du visage. On pourrait encore trouver de nombreuses analyses à de nombreuses séquences du film en fouillant un peu et en le regardant de nombreuses fois. C’est ainsi que Miyazaki signe ici un chef-d’œuvre de l’animation japonaise et sûrement son œuvre la plus aboutie et la plus personnelle. <strong>Le Voyage de Chihiro </strong>restera gravé à jamais dans l’histoire de la japanimation de part son graphisme et son propos qui a pour but de redonner espoir aux générations futures comme passées. Rappelant ainsi au monde (et à Ségolène Royale notamment) que la japanimation n’est pas seulement du sexe et de la violence mais surtout une bonne dose de poésie et de talent qui font ressentir des émotions aux spectateurs et toucher leurs cœurs.</span></p>
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		<title>Les Contes de Terremer</title>
		<link>http://www.animefr.com/les-contes-de-terremer-585.htm</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Apr 2007 21:50:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zak</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Ghibli]]></category>
		<category><![CDATA[Miyazaki]]></category>
		<category><![CDATA[Terremer]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="justify"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/terremer1.jpg" alt="terremer1.jpg" style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" />Sorti l’été dernier au Japon, le premier film de Goro Miyazaki se traîne depuis une réputation des plus désastreuses. La presse nippone allant même jusqu’à lui décerner le titre de "pire film de l’année". Si à la vision du film, ce tourbillon de haine semble un poil exagéré, il faut reconnaître que le résultat final n’est guère probant. <strong>Les Contes de Terremer</strong> raconte l’histoire d’Arren, le jeune prince du royaume d’Enlad et d’Epervier, le grand Archimage, voyageant dans le but de rétablir l’équilibre du monde. Bien qu’inspiré du <strong>Cycle de Terremer</strong> d’Ursula K. Le Guin, c’est l’ombre du père, Hayao bien sûr, qui plane tout autour de ce premier long-métrage.<strong> Nausicäa</strong>, mais surtout <strong>Shuna no Tabi</strong>, un manga que le maître dessina en 1983, sont cités à tour de bras.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/terremer1.jpg" alt="terremer1.jpg" style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" />Sorti l’été dernier au Japon, le premier film de Goro Miyazaki se traîne depuis une réputation des plus désastreuses. La presse nippone allant même jusqu’à lui décerner le titre de &laquo;&nbsp;pire film de l’année&nbsp;&raquo;. Si à la vision du film, ce tourbillon de haine semble un poil exagéré, il faut reconnaître que le résultat final n’est guère probant. <strong>Les Contes de Terremer</strong> raconte l’histoire d’Arren, le jeune prince du royaume d’Enlad et d’Epervier, le grand Archimage, voyageant dans le but de rétablir l’équilibre du monde. Bien qu’inspiré du <strong>Cycle de Terremer</strong> d’Ursula K. Le Guin, c’est l’ombre du père, Hayao bien sûr, qui plane tout autour de ce premier long-métrage.<strong> Nausicäa</strong>, mais surtout <strong>Shuna no Tabi</strong>, un manga que le maître dessina en 1983, sont cités à tour de bras.</p>
<p align="justify">À l’instar de ces derniers titres, Goro décrit un monde en perdition, cruel et très désespéré. On y évoque la drogue, le meurtre, le viol, l’esclavagisme&#8230; Vous l’aurez compris, nous sommes très loin d’une œuvre destinée à nos chères petites têtes blondes (surtout que l’humour est totalement absent !). Un titre adulte donc mais pas forcément très mature comme le souligne ces petits défauts typiques de la première œuvre (rythme inégal, personnages caricaturaux, manque d’ampleur visuelle et scénaristique&#8230;). <strong>Les Contes de Terremer</strong> déçoit surtout par l’approche manichéenne de son histoire. Le sorcier Aracnéide, le responsable du fléau, est un être définitivement mauvais, sans possibilité de rédemption. Il y avait tellement à faire avec ce thème de la dualité (Arren est constamment tiraillé entre son côté clair et obscur). Ici à la fin, le héros devient bon et se débarrasse du méchant de service. Banal, en somme.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/terremer.jpg" alt="terremer.jpg" /></p>
<p align="justify">Le temps de production record (un peu plus de 8 mois) à la réalisation du film se sent au travers des images. Si bien que le film aurait été fait au début des années 90, qu’on n’y verrait pas la différence. Le chara design est identique à celui des œuvres du père (histoire de gagner du temps vu que c’est la même équipe) et l’animation ne tient guère la comparaison avec <strong>Le Château Ambulant</strong>. Seule la cité très vivante d’Horteville impressionnera par ses majestueux décors. Mais c’est peu. Ce qui ressort des <strong>Contes de Terremer</strong> est un manque flagrant d’ambitions malgré une réelle note d’intention de se détacher des dernières œuvres du père (ce qui est plutôt encourageant pour la suite). Au final et ce malgré la quantité importante de défauts (de jeunesse ?), on peut se demander comment un tel film a pu rencontrer autant de succès dans son pays natal (la pub, mon cher ami, la pub). Pendant ce temps, de véritables génies tels que Mahiro Maeda, Masaaki Yuasa ou Kôichi Chigira restent inconnus du grand public. Misère&#8230;</p>
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		<title>Le Château Ambulant</title>
		<link>http://www.animefr.com/le-chateau-ambulant-366.htm</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Jun 2006 20:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zak</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Le Château Ambulant]]></category>
		<category><![CDATA[Miyazaki]]></category>
		<category><![CDATA[Studio Ghibli]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="justify"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/logochateau3ve.jpg" alt="logochateau3ve.jpg" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" />Avant <strong>Le Voyage de Chihiro</strong>, Hayao Miyazaki était un génie pour les connaisseurs en matière de japanimation. Depuis, l’homme et ses œuvres sont reconnus par une frange du public (et des critiques) qui n’allaient pas voir ce genre film auparavant. Pourquoi ? Les goûts des gens ont-ils changé (ou évolué plutôt) ? En réalité, la pauvreté de la production actuelle de films d’animation (hormis les Pixar) oblige les gens à se rétracter vers d’autres horizons. Des films qui seraient à même de faire rêver les enfants et leurs parents comme à la grande époque de Walt Disney. C’est ainsi que Miyazaki est devenu mondialement (re)connu en l’espace d’un film (aidé en France par les ressorties successives du <strong>Château dans le ciel</strong> et <strong>Kiki la petite sorcière</strong>). Il était donc logique que <strong>Le Château Ambulant</strong> soit attendu au tournant.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/logochateau3ve.jpg" alt="logochateau3ve.jpg" style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" />Avant <strong>Le Voyage de Chihiro</strong>, Hayao Miyazaki était un génie pour les connaisseurs en matière de japanimation. Depuis, l’homme et ses œuvres sont reconnus par une frange du public (et des critiques) qui n’allaient pas voir ce genre film auparavant. Pourquoi ? Les goûts des gens ont-ils changé (ou évolué plutôt) ? En réalité, la pauvreté de la production actuelle de films d’animation (hormis les Pixar) oblige les gens à se rétracter vers d’autres horizons. Des films qui seraient à même de faire rêver les enfants et leurs parents comme à la grande époque de Walt Disney. C’est ainsi que Miyazaki est devenu mondialement (re)connu en l’espace d’un film (aidé en France par les ressorties successives du <strong>Château dans le ciel</strong> et <strong>Kiki la petite sorcière</strong>). Il était donc logique que <strong>Le Château Ambulant</strong> soit attendu au tournant.</p>
<p><span id="more-366"></span></p>
<p><img src="http://img426.imageshack.us/img426/9341/chateauambulant10nj.jpg" style="margin: 0pt auto; display: block" /></p>
<p align="justify">La jeune Sophie, âgée de 18 ans, travaille sans relâche dans la boutique de chapelier que tenait son père avant de mourir. Lors de l’une de ses rares sorties en ville, elle fait la connaissance de Hauru le magicien. Se méprenant sur leur relation, une sorcière jette un épouvantable sort à Sophie et la transforme en vieille femme de 90 ans. Accablée, Sophie s’enfuit et erre dans les terres désolées. Par hasard, elle pénètre dans le Château Ambulant de Hauru et, cachant sa véritable identité, s’y fait engager comme femme de ménage. Cette &laquo;&nbsp;vieille dame&nbsp;&raquo; aussi mystérieuse que dynamique va bientôt redonner une nouvelle vie à l’ancienne demeure seulement habitée par un jeune apprenti, Marko et celui qui fait marcher le Château, Calcifer, le démon du feu. Plus énergique que jamais, Sophie accomplit des miracles. Quel fabuleux destin l’attend ? Et si son histoire avec Hauru n’en était qu’à son véritable commencement ? Adapté d’un roman de Diana Wynne Jones, <strong>Le Château Ambulant</strong> est, à l’instar des précédents opus du réalisateur, un authentique conte de fée. Véritable arc-en-ciel animé, le film nous entraîne dans un monde où la magie règne en maître. Mais derrière ce festival de couleurs enchanteresses et de trouvailles visuelles, se déroule une guerre sanglante, détruisant tout sur son passage : les villes, les Hommes, l’amour, l’espoir. Au milieu de tout ce joyeux &laquo;&nbsp;bordel&nbsp;&raquo; (le terme est adéquat devant la richesse du long-métrage), Miyazaki nous conte avant tout une histoire d’amour (soit une nouveauté chez lui) entre deux personnes maudites, Sophie et Hauru. Surprenant, <strong>Le Château Ambulant</strong> l’est encore lorsque le réalisateur se cite lui-même au cours du récit, transformant son film en œuvre auto-référentielle. En effet, l’univers et les personnages nous semblent tellement familiers, que les opus du maître semblent avoir un lien étroit les uns avec les autres.</p>
<p><img src="http://img102.imageshack.us/img102/9892/chateauambulant28mg.jpg" style="margin: 0pt auto; display: block" /></p>
<p align="justify">À ce titre, la galerie de personnages est une nouvelle fois particulièrement inspirée : Sophie et Hauru le magicien excentrique bien sûr, mais aussi Calcifer le démon peureux, La Sorcière des Landes, dangereuse au début et inoffensive à la fin ou encore Navet l’épouvantail bondissant. On regrettera toutefois une trop grande multiplicité de sous-intrigues, dont certaines s’avèrent mal gérées (la fin brutale et trop &laquo;&nbsp;happy&nbsp;&raquo; en étant l’exemple flagrant) et un score plutôt décevant de Joe Hisaishi. Quelques menus défauts qui n’ont pas empêché <strong>Le Château Ambulant</strong>  de faire près de 15 millions de spectateurs au Japon (1,2 millions pour la France) et d’avoir une nomination à l’Oscar du meilleur film d’animation cette année. C’est bien mérité.</p>
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