Ken : l’Ère de Raoh
3 septembre 2007 | Par Reith Saji | Publié dans Critiques | 3 commentaires | lu 144 fois
Un nom qui ressort des Enfers une nouvelle fois pour notre plus grande joie.
Film d’animation de 94 min, sortie en DVD au Japon le 27 Octobre 2006 et produit par NORTH STARS PICTURES.
Hokuto no Ken (Ken, le survivant chez nous), c’est 27 tomes manga et 2 saisons pour la série animée : la première, finie en 1987, compte 109 épisodes et la deuxième, 43 épisodes disponibles en France dans un coffret DVD en version originale sous-titrée et sans censure. Les deux fondateurs de ce mythe sont Buronson à l’écriture et Tetsuo Hara au pinceau.
En 2003, une nouvelle série de trois OAV voit le jour : Shin Hokuto no Ken. C’est en 2006 que Hokuto no Ken : Raoh-den Junai no Shô (en français Hokuto no Ken - Chapitre de la légende du martyr de l’amour) devient le premier volet de la saga Shin Kyûseishu Densetsu (HNK Movie) qui dénombre au total 5 films d’animations qui sortiront entre 2006 et 2008 afin de donner l’opportunité aux fans n’ayant pas pu voir ni lire toute la série d’en comprendre les grandes lignes ou de revoir sous une nouvelle approche les moments fort de la série.
Voici les 5 films d’animations HNK de la saga Shin Kyûseishu Densetsu : 
Hokuto no Ken : Raoh-den Junai no Shô (mars 2006)
Hokuto no Ken : Yuria-den OAV (février 2007)
Hokuto no Ken : Raoh-den Gekitô no Shô (avril 2007)
Hokuto no Ken : Toki-den OAV (2007)
Hokuto no Ken : Kenshirô-den (automne 2008)
+ Un court métrage 3D qui reprend le dernier combat entre Kenshirô et Raoh (2007).
Chaque épisode reprend bien entendu l’histoire du personnage qui est cité en titre. L’histoire de ce premier long-métrage se passe durant les volumes 10 et 11 du manga ; à savoir l’affrontement avec l’empereur du Nanto, Souther. Tous les personnages mythiques de la série seront au rendez-vous : Souther, Shû, Toki, Bart, Lin, Raoh, Kenshiro, etc. L’histoire débute comme à son habitude avec un court prélude (5 minutes) qui présente le contexte historique et la base de l’art meurtrier qu’est le Hokuto Shinken.
En 199X, la Terre est ravagée par une explosion atomique. L’eau et la nourriture deviennent la convoitise des survivants dans cette ère où la loi du plus fort prévaut sur n’importe quelle morale. Dans ce monde anéanti, deux écoles d’arts martiaux légendaires font régner l’ordre et la justice : le Hokuto et le Nanto (possède six constellations majeures, c’est-à-dire six grands maîtres d’arts martiaux).
Dans ce premier volet, Kenshirô va devoir combattre Souther qui devient de plus en plus sanglant dans son ascension au pouvoir en exterminant de plus en plus de villageois afin de mettre les enfants en esclavage. Kenshirô est l’unique héritier du Hokuto Shinken, considéré comme le sauveur par les opprimés. Ken souhaite mettre fin à l’esclavage et à la violence qui régit le monde actuel. Le seul choix qui s’offre à lui est de s’opposer à ceux qui prennent un malin plaisir à faire souffrir les habitants (Les maîtres du Nanto ainsi que Raoh).
Souther est l’empereur (seiteiô) des 6 poings sacrés du Nanto. Son étoile est celle de la dictature (shôsei). Élevé par Ôgai, le grand maître du Nanto Hôôken (le phénix du Nanto) qui lui a enseigné son ultime technique. Un jour, Ôgai soumet son jeune élève à l’épreuve finale. Il lui bande les yeux et lui dit qu’un guerrier va venir l’attaquer et qu’il devra utiliser la technique qu’il a apprise pour le vaincre. Souther utilise la technique mortelle sur son adversaire qui n’était d’autre que son Maître. C’est à la suite de ce terrible traumatisme qu’il refoule tous ces sentiments et devient l’empereur du Nanto, il considère l’émotion comme un facteur mental perturbateur et les illusions qu’elle provoque conduisent à l’avidité des hommes, à leur désir de posséder davantage que les autres, à l’attachement et à la haine éprouvés pour des personnes ou pour des choses.
D’après Souther, la souffrance naît du désir ou de l’envie. En les supprimant tout deux il a réussi à atteindre une paix en lui-même. L’envie engendre le désir. Le désir insatisfait engendre la tristesse, la frustration et la colère (une influence bouddhique). Raoh, l’aîné du clan Hokuto Shinken, veut apporter la paix sur cette Terre déchue, selon lui, le seul moyen de conduire les Hommes vers la paix passe par un régime totalitaire (la Fin justifie les moyens).
Pourquoi Raoh-den Junai no Shô comme titre ?

Ce personnage si charismatique n’a jamais été peint jusqu’à maintenant. Tout ce qu’on savait de lui était son implacable désir de dominer le monde, de le gouverner coûte que coûte alors qu’en réalité, sa pensée est beaucoup plus profonde, cet égoïste qu’on pensait vide de sentiments est en réalité un Grand Homme au noble cœur qui souhaite devenir le plus fort pour mettre un terme aux guerres qui détruisent des milliers de vies. La fin du film nous révèle les véritables intentions de ce tyran… et aussi surprenant que cela puisse paraître, il n’y a rien de plus beau que les valeurs que partage Raoh. Je ne vous dis rien de plus, car le film renferme énormément de vérité sur les personnages.
L’animation de ce premier volet est fluide, de magnifiques combats qui vous feront frissonner, ajouté à un graphisme élégant qui s’exprime également par le regard des personnages. De plus, le film assure une diversité de héros aussi intéressants les uns que les autres comme Leina par exemple qui est un des bras droit de Raoh, qui nous dévoile les vraies intentions de Raoh, autoproclamé Ken Oh (Le Roi du poing) ! Les personnalités des différents protagonistes amènent un attachement certain au fur et à mesure du récit, avec un souvenir particulier pour ceux qui sont tombés au combat.
C’est ce qui fait le charme de Hokuto no Ken : Raoh-den Junai no Shô, une sensibilité dans une ère de conflits apportant une chaleur au plus profond de nos cœurs (quand Raoh tue son meilleur ami, Shû qui porte la croix sur son dos pour protéger les habitants, Kenshirô qui se réveille grâce aux hurlements de Shû…). Vous l’aurez compris, beaucoup de passages resteront gravés dans vos mémoires car l’émotion des personnages est palpable durant tout le film.
La ligne qui sépare un bon film d’animation d’un chef-d’œuvre est fine… malgré quelques petites faiblesses qui ne méritent mêmes pas être énumérées, Hokuto no Ken : Raoh-den Junai no Shô fait digne à l’héritage qu’il porte, et ce n’est que justice de dire que nous avons à faire à un chef-d’œuvre (avis totalement subjectif de fan je vous l’accorde). Bien entendu, les musiques y jouent un rôle cruciale, notamment celles chantées par Crystal King le célèbre groupe qui fut à l’origine des opening et ending de la série continue à nous signer une délicieuse composition à travers leurs deux plus grands succès réorchestrés (Ai wo Torimodose et Yuria…Eien ni). Hokuto no Ken : Raoh-den Junai no Shô est sans aucun doute le film d’animation qui viendra compléter avec honneur notre étagère de DVD d’animes.

2 volets de la saga Shin Kyûseishu Densetsu sont déjà disponibles en DVD japonais (Raoh-den Junai no Shô et Yuria-den). D’ici fin septembre 2007 Raoh-den Gekitô no Shô sera disponible en DVD et très prochainement l’OAV de Toki-den. Espérons qu’un éditeur français prendra le soin de licencier la saga pour en faire profiter à un maximum de fans. Ceux d’entres vous qui sont passionnés des œuvres de Tetsuo Hara, visitez son site personnel (en japonais) : http://www.haratetsuo.com/
Le site de Shaka999jp véritable passionné de la série Hokuto no Ken a crée un sanctuaire de l’univers de la saga, donc si vous souhaitez avoir les dernières news, ou vous informer via des dossiers complets sur la série, ce site est sans doute l’un des meilleurs à consulter : http://www.tetsuohara.net/
Pour plus d’informations sur les sorties des prochains films (trailers…), le site officiel est à votre entière disposition : http://www.hokuto-no-ken.jp
Je tiens enfin à remercier les sources que j’ai pu utiliser dans le but de faire l’esquisse du premier film d’animation Hokuto no Ken (Wikipédia, tetsuohara.net, et les autres sites qui m’ont permis de constituer cet article).
5 septembre 2007 à 07:51 (#)
Je suis très loin de partager l’enthousiasme de mon nouveau collègue sur ce film. Il faut tout d’abord savoir que je ne suis à l’origine pas fan de la saga et mon dernier visionnage de la série doit remonter au feu Club Dorothée (en VF s’il vous plaît !). Donc pour la nostalgie, on repassera. HNK est réputé pour sa violence graphique surréaliste et ici elle est quasiment absente rendant ainsi le film complètement inoffensif. Dommage car la censure offre généralement beaucoup plus de liberté pour un film que pour une série… Aussi, si le chara design d’Araki est superbe, il en est loin de l’animation qui me paraît beaucoup trop statique pour un long-métrage, encore une fois (pas aidé non plus par une mise en images assez quelconque). Même le score de Kajiura est décevant. Reste un univers post-apocalyptique inimitable et un héros très charismatique (faut pas l’faire chier !). Mais l’idée est sympa de refaire tout le manga en long-métrage, ça m’évitera de me taper les 152 épisodes de la série…
4 octobre 2007 à 02:29 (#)
Moi je trouve cet article très censé, il donne envie de s’y essayer même pour ceux qui justement trouvaient le manga trop violent.
Beaucoup de gens se sont forgé une mauvaise opinion à propos de cet anime qualifié de sanglant et sans état d’âme.
Ce n’est pas chose facile que d’épurer la réputation de Hokuto no Ken en ne faisant ressortir que les bons sentiments qui pourtant sont bien présents pour qui se donne la peine de les ressentir en faisant abstraction de l’hémoglobine et du côté guerrier du titre.
Moi aussi j’ai connu cet anime grâce au club Dorothée, on peu dire ce qu’on veux mais à cet époque on nous servait du vrai manga avec des émotions mis à part les doublages quelques peu abusés
Les gosses de nos jours ont droit à des DA soit disant éducatifs et complètements débiles, ça n’empêche pas pour autant cette hyper violence refoulé qui fait la une des journaux télés, mais bon…
Pour conclure je conseil vraiment au fans comme aux autres de se visionner ces films qui font la lumière sur beaucoup de persos afin de révéler la motivation qui expliquent leurs actes dans un bain d’émotions et non de sang ce qui à pour effet à certains passage de vous filer un gros nœud dans la gorge et sans honte, des larmes pour les plus émotifs d’entre nous !
Bref c’est du régal alors foncez !
13 mai 2008 à 10:21 (#)
Je suis d’accord avec gento
Le film est tres bon (je ne dirais pas la meme choce de l’OAV du yuria-den mais c’est une autre histoire)
Concernant la censure faut savoir que le film existe en 2 version une version censuré avec des dessins inégaux et une version non director cut (cà y est meme les animes s’y mettent) non-censuré avec des dessins refait.
Et Zak pour les 152 épisodes tu pour peut rester sur les 109 premiers les 43 autres sont des HS assez quelconque un peut comme les HS de Bleach l’histoire se regarde mais ca vaut toujours pas l’original
Enfin un film a voir qu’on soit fan ou pas.
Ata.