School Days
18 juin 2008 | Par Zak | Publié dans Critiques | 4 commentaires | lu 663 fois

Tiré d’un jeu vidéo de drague (ou “galge”), School Days est surtout connu pour avoir fait polémique lors de sa diffusion à la télévision japonaise. En effet, le 12ème et dernier épisode a été purement déprogrammé pour cause de rapprochement avec un fait divers sordide qui s’était produit au même moment. Si on ne dévoilera évidemment pas de quoi il s’agit pour ainsi laisser la surprise à ceux qui n’ont pas vu la série, il faut avouer que la fin en a surpris, voir choqué plus d’un pour son parti pris hardcore très éloigné de l’atmosphère générale du reste des épisodes. Donc ne vous fiez pas aux apparences, School Days n’est pas une banale comédie romantique inoffensive avec des adolescents mais bel et bien un authentique récit horrifique transgressif et radical. Quels tarés ces japonais !

Makoto Itô, un lycéen, est amoureux de Kotonoha Katsura. Chaque matin, ils prennent ensemble le train, mais Makoto n’a pas le courage d’avouer ses sentiments. Un jour, une camarade de classe, Sekai Saionji, aperçoit la photo de Kotonoha sur le téléphone de Makoto. Elle lui propose alors d’arranger le coup avec la jeune fille. Ils se retrouvent alors tous les trois pour déjeuner et ainsi Makoto est obligé de faire le premier pas. Le déclic est immédiat et les deux adolescents s’avouent mutuellement leur amour. Seulement voilà, Seikai est aussi amoureuse de Makoto… On rapproche souvent School Days à Higurashi no Naku Koroni du fait de leur appartenance initiale du domaine du galge, ces jeux vidéos où le joueur peut assouvir sa frustration sexuelle en draguant maintes lycéennes toutes attirées par le héros. Mais aussi du fait que leurs adaptations animées respectives se traînent une réputation de vilain petit canard du fait de leur violence poussée aussi bien physique que psychologique (ce qui ne les a pas empêché d’être des succès). Produit par le studio TNK (Cosplay Complex et de la sous-traitance sur Planètes ou Jyu Oh Sei) et réalisé par Keitaro Motonaga (Getbackers, Phantom -The Animation), School Days débute pourtant comme n’importe quelle comédie sentimentale avec un héros qui est secrètement amoureux d’une fille. S’ensuit une foule d’évènements qui vont faire rapidement avancer les choses jusqu’à ce que les deux tourtereaux sortent ensemble. Voilà, le premier épisode se termine là où certaines séries pourraient se clôturer. La suite est déjà beaucoup moins reluisante puisque Makoto, volage comme tout, va tromper sa nouvelle petite amie avec non pas une autre, mais quasiment toutes les autres filles de son entourage !

Très loin des clichés des comédies romantiques, School Days ne montre pas une image reluisante de ses personnages. Makoto est égoïste, méprisable et ne tient pas compte des sentiments de ses “conquêtes”. La plupart des personnages féminins ne valent pas mieux car elles sont les premières à se jeter sur lui tout en sachant bien qu’il sort déjà avec quelqu’un. Quant à la pauvre Kotonoha, elle passe la série à souffrir. Le scénario de Makoto Uezu (Le Chant des rêves, Seto no Hanayome) aborde le sexe de manière frontale (sans toutefois montrer l’acte en lui-même) là où les autres animés du genre reste très prudes. Alors bien sûr, School Days verse souvent dans le fan service gratuit pour satisfaire l’otaku de base, soit finalement la cible première du jeu vidéo et à fortiori la série. Au fil des épisodes, l’atmosphère de la série devient de plus en plus lourde. Makoto enchaîne les actes irresponsables les uns après les autres, tandis que la pauvre Kotonoha sombre peu à peu dans la folie. Au point que la comédie sentimentale, laisse doucement place au thriller psychologique sur la fin avant de basculer dans l’horreur au tout dernier épisode, qui se termine sur une séquence qui fait froid dans le dos. Une scène quasiment similaire à celle de fin du récent À l’intérieur, qui était déjà bien gratiné niveau gore. Bref, cela finit tellement mal que le studio s’est obligé à produire des OAV au contenu inoffensif pour adoucir le tout. Qu’importe, l’image qui restera gravée de School Days dans nos mémoires est bien celle imposée par ce dernier et ultime épisode. Une série à voir absolument jusqu’au bout !
20 juin 2008 à 08:59 (#)
Le héro est totalement amorphe et vide.
Il faudrait compter ses lignes de dialogues autres que les onomatopées.
Les deux héroïnes sont très biens dans leur genre respectif et ça fait presque pitié de les voir évoluer dans cet anime.
L’impression que j’ai eu, c’est que l’auteur s’est rendu compte en plein milieu que ça allait être une catastrophe et que pour s’en sortir il fallait faire dans le choc.
La conclusion sur les dérives des gens qui jouent avec les sentiments des autres est une bonne idée mais la manière pour y arriver est totalement incompréhensible, incohérente et arrive comme un cheveu sur la soupe.
La seule exception est Kotonoha qui reste crédible dans ses actions.
Cependant cet anime est intéressant à voir pour ceux qui en ont marre des triangle amoureux un peu niais et qui ont toujours rêvé de pouvoir intervenir en plein milieu et faire partir l’histoire en live.
22 juin 2008 à 11:48 (#)
Franchement, cet animé ne laisse pas du tout indifférent, je viens de l’avoir et c’est vrai qu’il est assez différent de la plupart des autres animés du même style.
L’incohérence des comportements ( on se demande si les personnages de la série ne sont pas maso quand même) s’explique très bien on a affaire à des jeunes adolescents selon moi qui ne connaissent pas très bien les notions d’amour et les sentiments alors ils se comportent n’importe comment sans faire de distinction entre le bien et le mal.
Quand aux personnages, ils sont tous méprisable à mon avis, même Kotonoha, qui malgré le fait qu’elle soit le souffre douleur, à un comportement assez “déjanté”.
Le raisonnement est jusqu’au boutiste on en vient à la fin à penser que ce qui arrive est une suite logique des choses…
4 juillet 2008 à 04:57 (#)
http://ratonlaveur.free.fr/editotaku/index.php?itemid=1408
http://www.meido-rando.net/post/2007/08/03/School-Days-lanime
http://www.meido-rando.net/post/2006/02/20/140-school-days
Et c’est là qu’on se rend compte que la fin n’est pas une “solution de facilité” mais bel et bien un parti pris, choisi dès le départ.
D’ailleurs beaucoup du plaisir de l’anime vient de ces épisodes du milieu de la série que l’on zappe rapidement tellement on attend la fin… dévastatrice.
25 juillet 2008 à 08:49 (#)
Disons que s’il n’y avait pas eu cette fin racoleuse et les gros seins des heroïnes, cet anime aurait vite été oublié.
Mais comme il y a ces deux éléments, cet anime n’est pas mal pour ceux qui y sont sensibles comme moi.