Ring ni Kakero
5 avril 2006 | Par Zak | Publié dans Critiques | 5 commentaires | lu 92 fois
Nous sommes en 2004. Laissant la production de la suite de Saint Seiya Hadès en stand by, Masami Kurumada décide d’adapter en série animée sa première œuvre en tant que mangaka : Ring ni Kakero (25 tomes entre 1977 et 1981), un brouillon de Saint Seiya transposé dans l’univers de la boxe (sport très populaire au Japon). Bien sûr, on est en droit de se demander pourquoi le créateur d’une œuvre devenue culte s’obstine à produire un truc dont tout le monde se fiche éperdument au lieu de livrer la fin du chapitre Hadès ? La réponse est pourtant simple : il est devenu fou ! Exit Shigeyasu Yamauchi, viré pour des raisons hallucinantes et bonjour un tâcheron (Toshiaki Komura, auteur de Ultimate Muscle, la suite de Muscleman !) qui fera tout ce que dit papa Kurumada. Même Shingo Araki semble avoir travaillé les mains liées…

Le jeune Ryûji Takane n’a jamais pu oublier son père, un boxeur à l’avenir prometteur décédé la veille du combat de sa vie. Aujourd’hui, sa grande soeur Kiku s’échine à faire en sorte qu’il accomplisse ce que leur père n’avait pu ne serait-ce qu’effleurer. Les deux enfants abandonnent leur pauvre mère et leur vie de souffrance et de misère pour Tôkyô, non sans faire la promesse solennelle de revenir plus forts. Pris en charge par un ami de feu leur père, Ryûji entame son irrésistible ascension vers les sommets de la boxe. Il s’envolera vers le ring ! Chose surprenante, la série commence directement par la finale du championnat régional, laissant les premiers tomes du manga de côté. En effet, les 12 épisodes se concentrent uniquement sur le tournoi national où Ryûji (le clone de Seiya) va combattre les meilleurs athlètes du pays. Pas la peine d’y chercher un quelconque scénario, Rinkake nous propose de la baston, des dépassements de soi et encore de la baston. Bref, du shônen tout ce qu’il a de plus basique, ne proposant que des thèmes archi-rebattus. Les combats s’enchaînent au fil des épisodes, on ne s’ennuie pas vraiment, mais la série semble débarquer avec 20 ans de retard… Alors que Saint Seiya est une œuvre intemporelle, Rinkake souffre de son âge avancé car il ne propose rien de nouveau (surtout que dans le genre, on a vu bien mieux comme par exemple Hajime no Ippo).

Le championnat national étant terminé, la suite se profile à l’horizon. Non content d’avoir bousillé la première partie de Saint Seiya : chapitre Hadès - Inferno, Kurumada souhaite produire la suite de Ring ni Kakero pour passer au championnat mondial ! Ryûji et ses amis vont combattre, Lady Oscar en personne, Führer Skorpion (un nazi sans moustache mais avec le look aryen), Shaft (?!?) et de mystérieux combattants grecs (qui s’entraînent au Sanctuaire !). Plus kitch, tu meurs.
21 mai 2007 à 09:54 (#)
A présent que voilà sortie la suite, ne serait-il pas temps de remettre au goût du jour cette critique (peu flatteuse) ?
21 mai 2007 à 06:11 (#)
Mais elle n’est pas disponible chez nous encore. Pas vu mais j’aimerais bien voir ce fameux tournoi internationale (avec Ze Fuhrer ^^).
24 octobre 2007 à 10:04 (#)
ben moi je l’ai acheté, du moins la première partie, et je n’ai q’un mot à dire: genial!
bon d’accord, c’est fait par kurumada pour dse fans de kurumada, on s’étonne même de ne pas entendre le héros beugler "meteore de pegase!!", mais bon, ça reste très sympa ^^
14 décembre 2007 à 10:05 (#)
"Ryûji et ses amis vont combattre, Lady Oscar en personne, Führer Skorpion (un nazi sans moustache mais avec le look aryen), Shaft (?!?) et de mystérieux combattants grecs (qui s’entraînent au Sanctuaire !). Plus kitch, tu meurs."
Lady Oscar ! Mais je l’ai déjà vu dans la deuxième saison ! episode 16 je crois… au combat contre miss "hypnothiseuse"…
Bref c’est une boue sans nom ce manga. Mais il y a Lady Oscar donc tout va bien.
11 janvier 2008 à 12:16 (#)
il l a adapté car c’est un manga qui a eu beaucoup nde succès au japon et c’est aussi la série préférée de l’auteur, dont il dessine d’ailleur la suite en ce moment en manga, et c’est a regarder en sachant que c’est un classique vieu de 30 ans.