Ponyo sur la falaise
16 avril 2009 | Par Zak | Publié dans Critiques | 7 commentaires | lu 2 785 fois
Les films d’Hayao Miyazaki sont les seuls films d’animation originaire du Japon à sortir sur une importante combinaison de salles en France (et encore, on est loin d’un Monstres contre Aliens…). Autant dire que c’est un véritable événement cinématographique pour tout admirateur du genre (surtout pour les provinciaux !). À 68 ans, le maître signe avec Ponyo sur la falaise son 10ème long-métrage et presque autant de chefs-d’œuvre. Refusant de céder à la mode de la 3D, il réalise avec le studio Ghibli une œuvre dénuée de toutes images de synthèses, préférant un style classique proche des livres pour enfants avec couleurs en pastelles et multiples aquarelles. Réinventant le conte de La Petite Sirène d’Andersen au travers d’une histoire d’amour entre deux enfants, Miyazaki impose une nouvelle fois son immense talent. Préparez-vous à retrouver votre âme d’enfant !

Le petit Sôsuke, cinq ans, habite une maison construite au sommet d’une falaise qui surplombe la mer. Un matin, alors qu’il joue sur la plage en contrebas, il découvre une petite fille poisson rouge piégée dans un pot en verre. Sôsuke la sauve et lui donne le nom de Ponyo. Il décide alors de la garder avec lui dans un seau. Ponyo est aussi fascinée par Sôsuke que ce dernier l’est par elle. Le petit garçon lui promet de la protéger et de s’occuper d’elle, mais le père de Ponyo, Fujimoto, un sorcier autrefois humain qui vit au fond de la mer, la force à revenir avec lui dans les profondeurs. Bien décidée à devenir humaine, Ponyo s’échappe pour retrouver Sôsuke… Après un Château Ambulant en 2004 très sophistiqué qui ne fit pas l’unanimité, Miyazaki revient à un cinéma plus classique et ciblé pour les très jeunes comme pouvait l’être Mon Voisin Totoro (1988) et Kiki la petite sorcière (1989). Et si le cinéaste effectue en quelque sort un retour en arrière stylique, Ponyo sur la falaise reste toutefois dans l’évolution logique de sa carrière. Celle d’un homme qui cherche à faire le point en regardant le trajet exceptionnel qu’il a effectué depuis la fin des années 70. Après Pixar avec Le Monde de Nemo, c’est au tour de Miyazaki de déclarer son amour pour l’océan et sa faune au travers d’un conte écologique. La séquence d’ouverture est, par exemple, un véritable festival visuel ou comment faire du spectaculaire en montrant uniquement la vie sous-marine. Du spectacle justement, on en trouve dans Ponyo malgré le caractère intimiste de l’intrigue (histoire centrée sur deux protagonistes principaux, peu de personnages secondaires ou de lieux). Ainsi, la tempête fait déjà partie des plus belles séquences de la filmographie du réalisateur. Même si dans Ponyo il est question de l’avenir de l’humanité, le film ne présente aucun méchant, ni véritable menace. Fujimoto, le père de Ponyo, cherche juste à récupérer sa fille pour la protéger des Hommes qu’il considère comme des pollueurs d’océan. Et lorsque la catastrophe naturelle intervient, les dégâts sont justes matériels et tout le monde s’entraide dans la bonne humeur. La conclusion est vouée à être positive et on en ressort heureux.

Ce monde idyllique décrit par Miyazaki donne indéniablement une personnalité à son œuvre, contrastant ainsi avec notre monde actuel où l’on ne parle que de conflits ou de crise économique. Si bien, qu’il est difficile de revenir à la réalité une fois arrivé au générique de fin. Alors que l’on juge de plus en plus un long-métrage sur sa noirceur ou son soit disant traitement « adulte », Ponyo nous ramène à l’enfance dès les premières images. Alors que les films d’animation sortis du studio Dreamworks comme Monstres contre Aliens (exemple obligatoire du moment) ne proposent que des gags scatologiques en plus d’afficher un profond cynisme pour le genre qu’il aborde, Ponyo sur la falaise propose un vrai voyage dans l’imaginaire destiné à tous. Pas la peine de préciser lequel des deux films il faut absolument voir…
17 avril 2009 à 04:31 (#)
Gake no ue no Ponyo est « encore » un coup de génie du grand maître. Ça faisait un bout que j’avais pas vu un film d’animation aussi extraordinaire. Avec un générique trépidant et entrainant, des décors somptueux Hayao Miyazaki nous emmène au pays du rêve. Pour moi il nous rappelle dans ce film que la plus belle façon de voir le monde des adultes, c’est avec des yeux d’enfant. ^^
« Ponyo Ponyo Ponyo sakana no ko
Aoi umi kara yatte kita
Ponyo Ponyo Ponyo fukurannda »
20 avril 2009 à 08:07 (#)
Je suis ressorti déçu et frustré de ponyo. Je n’ai pas ressenti la magie et le bonheur que l’on ressent dans les Miyazaki. La première moitié du film est sympa mais après je me suis ennuyé. Inconcevable avant d’aller voir le film !
La faute peut etre à une histoire qui semble être interdite au + de 5 ans.
Imaginez que dans ce film, un magicien a pour ambition de noyer la terre et ces habitants, et que la lune menace de s’écraser dessus !! Mais à aucun moment on ne ressent une quelconque tension.
Dans Totoro, l’action est très simple, il ne se passe pas grand chose non plus, mais pourtant il y a qqchose de ravissant et de rafraichissant qui rend tout de suite heureux, et c’est cela que je n’ai malheureusement pas eus le plaisir d’apprécier dans ce dernier ghibli.
C’est vraiment le déroulement de l’histoire qui m’a frustré.
Ayant vu Chihiro qqjours auparavant, Ponyo est vraiment très en dessous.
Devant tout les articles ditirambiques qui ont accompagné la sorti du film, je me sent un peu seul avec mon sentiment négatif.
Une seule conclusion s’impose : snif :’(
23 avril 2009 à 05:00 (#)
Merveilleux !
Pour prolonger la discussion et les analyses:
http://freakosophy.over-blog.com/article-30582945.html
25 avril 2009 à 03:51 (#)
Je ne suis pas d’accord avec l’avis riche de Nau.
Parce que le film n’est pas pour les moins de 5 ans ! Au contraire. Tout les Miyasaki sont destiné aux enfants comme aux adultes, et cest un des charme du réalisateur. Le monde qu’il réussit à créer dans chacuns de ses films est a chaque fois un ravissement et il fait vraiment preuve de talent. ( Je pense notament au Voyage de Chihiro & au Chateau Ambulant, lhistoire étant fantastique et pleine de surprises. )
Dans Ponyo, notre cher Miyazaki invente un monde qui fait penser a Némo ( mon impression lorsque j’ai vu le début ). La déesse de la mer ressemble a la petite sirène & le design est superbe. Je trouve l’histoire différente de la petite sirène, puisque L’amour qu’éprouve Ponyo envers Sosuke provoquent des cataclysmes sur la terre. A ‘linstar de la Petite sirène,il est question d’amour et d’écume (… )
Bref ! Je ne pense pas que se soit le meilleur de Miyasaki, loin de là. Le Chateau Ambulant et le Voyage de Chihiro le surpasse. Mais Ponyo est un film a allez voir , vraiment. Parce qu’on en ressort tout joyeux, triste même qu’il soit finit si vite. On en ressort de superbe humeur, et rien n’entame cette joyeuse humeur.
Ponyo sur la falaise reste donc un très bon film, le meilleur qui soit a l’affiche pour le moment. Je suis allé le voir deux fois & je tenterai bien une troisième !
Un film doux, plein de fraicheur, de pureté , d’amour, de couleurs, de joie, de peur. Un film qui mérite vraiment un bravo !
By.Miya.
29 avril 2009 à 01:19 (#)
j’ai trouvé e film simple et de bon gout. Touchant.
Attention, ce n’est pas l’histoire d’un mechant magicien, mais bien plutôt deux enfants qui s’amusent.
Même conclusion que miya.
Par contre le chateau dans le ciel, je me suis ennuyé.
Va savoir…
1 mai 2009 à 09:35 (#)
Je suis ressortie du cinéma avec un sentiment de déception pour « ponyo » …
Malgré toutes les critiques positives concernant ce film, c’est,selon moi ,le moins réussi de tous les Myazaki.
Il est vrai que le début est magnifique avec une ambiance calme et apaisante, mais au bout de 30 minutes, les événements se précipites, laissant un bon nombre de sujets survoltés voir inexploités.
- pourquoi et comment le père de ponyo est-il devenu mi-humain mi-poisson ?
- d’ou vient la déesse des océans ?
Ensuite, certains évènements semblent incohérents : comme le dit Nau, alors que la fin du monde approche, le spectateur ne se sent pas du tout frustré. Lors du Tsunami, la mère de Sosuke traverse une route inondée et passe sous des vagues de 20 mètres sans montrer de signe d’angoisse (elle sort même de sa voiture à un moment).
Puis, les événements ce précipites, tout va beaucoup trop vite. Alors que dans les précédents films de Myazaki, on s’attardait sur un visage, un geste …
De plus, on devine vraiment a la fin : ponyo perd ses pouvoirs, elle devient humaine et tout est bien qui finit bien !!! Le film se termine, c’est le cas de le dire, en queue de poisson et hOp ! On embraille avec le générique !!!
A aucun moment on ne se dit « que va-t-il se passer » ou bien « Ah c’est donc sa ! »
Seul point positif : la musique
Vous l’avez bien compris, je ne sais que penser de ce film. Je n’exagère pas en disant que le trouve presque inintéressant pour un film de Myazaki .Je ne pense pas que le fait que se soit un film pour enfant y fasse quelque chose car Totoro était beaucoup mieux de tout points de vu. En le regardant on pouvait dire « sa c’est du grand art! »
Je terminerai en disant qu’après avoir vu tous les autres films de Myazaki, en regardant ponyo, j’ai l’impression de visionner un Walt Disney japonais. J’ai du mal a croire que le Grand Hayao Myazaki n’est pas eu plus d’idées pour ce film qui dure tout de même 1h40 !!!
Conclusion : ce fut un choc pour une pauvre collégienne qui se dit fan de Myazaki comme moi … j’en reviens pas …
30 mai 2009 à 07:20 (#)
Un bon film d’animation mais un mauvais Miyasaki’s. La magie a peu opéré chez moi. En espérant un prochain film sombre et cohérant.