Night Head Genesis
10 septembre 2007 | Par Zak | Publié dans Critiques | 1 Comment | lu 302 fois
Bien loin des blockbusters de Madhouse ou de Sunrise, Night Head Genesis fait office de petit poucet au sein de la production nippone. Hors, on sait avec le cinéma que l’argent mis à l’écran n’est pas forcément synonyme de qualité… Ce n’est malheureusement pas le cas pour les séries animées où seule la présence d’un gros studio peut garantir la qualité d’une série (même si c’est loin d’être toujours le cas). L’argument est bien évidemment discutable sur quelques exceptions comme BONES à ses débuts ou Manglobe Inc. actuellement (quoique ce dernier dispose de gros moyens pour un petit studio). Quoi qu’il en soit, Night Head Genesis est l’archétype du titre anecdotique, incapable de faire preuve d’audace, techniquement à la ramasse et qui sera sûrement rapidement oublié…

On sait que l’Homme n’utilise pas 70 % des capacités son cerveau. Cette partie inexplorée s’appelle « Night Head ». Mais il existe quelques exceptions comme les frères Naoya et Naoto Kirihara qui ont, dès leur plus jeune âge, développé des pouvoirs psychiques. Naoto possède la télékinésie et peut déplacer des objets à distance. Tandis que Naoya dispose d’un pouvoir de clairvoyance qui lui permet de lire l’esprit des gens juste en les touchant. Abandonnés par leurs parents à un laboratoire qui étudie ces phénomènes, les deux enfants vont passer quinze années éloignés du monde extérieur. Mais un jour, ils réussissent à s’échapper et décident d’aller retrouver leurs parents… Ce seinen de 24 épisodes est l’œuvre de Yoshio Takeuchi (réalisateur de Jungle Emperor Leo : The Movie, les OAV Harlock Saga mais aussi ancien assistant-réalisateur sur Space Adventure Cobra et le film Ashita no Joe 2) et de Jôji Iida (scénariste du film live Dragon Head et créateur du drama de 1992 dont est tirée l’histoire originale) pour le studio Bee Media (Robonimal Panda-Z : The Robonimation). Les fans de shônen-ai (histoire d’amour entre hommes) reconnaîtront immédiatement le trait androgyne pour les personnages de Yû Higuri (Gakuen Heaven). Dieu merci, les liens du sang permettent d’éviter tout sous-entendu crypto-gay, même si la nature ultra-protectrice de Naoto envers son frère peut être mal interprétée… La psychologie de nos deux héros déçoit par son approche caricaturale de la relation entre frères. Naoto est impulsif car il en a bavé dans sa vie et joue à la fois le rôle paternel pour Naoya, véritable stéréotype du petit frère faible aussi bien physiquement que mentalement (on se croirait revenu au temps de Saint Seiya où Shun pleurait avant que Ikki n’arrive pour faire le ménage).

La première partie de l’animé, la plus intéressante, s’inscrit dans un genre de thriller paranormal où nos héros enquêtent sur diverses affaires liées généralement à des personnages ayant des pouvoirs spéciaux (contrôle de l’esprit, illusions, etc.). Des affaires souvent sordides où il est question de meurtres en série, de suicides, de tortures sur des enfants voir même de virus mortel qui pourrait détruire l’humanité. L’atmosphère glauque de la série se retrouve renforcée par le superbe score hypnotique de Shigeru Umebayashi, à qui nous devons les bandes originales du Maître d’armes avec Jet Li ou de la récente préquelle Hannibal Lecter : les origines du mal. Malheureusement, la seconde partie de la série vire à l’affrontement basique contre d’autres utilisateurs du Night Head jusqu’à un final bâclé au possible laissant le spectateur comme un con. Night Head Genesis ne sortira sûrement jamais dans nos contrées, sans que personne ne le regrette.
29 octobre 2007 à 10:15 (#)
franchement moi je viens de mis mettre et j’ai deja fini les 24 episodes j’ai un seul mot a dire GENIAL