Mars Daybreak
20 novembre 2006 | Par Zak | Publié dans Critiques | lu 143 fois
Des pirates, des combats sous-marins, des personnages hauts en couleur, des histoires de trésors cachés, Mars Daybreak propose un véritable cocktail d’aventures grand public tel Nadia et Le Secret de l’eau bleue en son temps (il existe pire référence !). Réalisé par Kunihiro Mori (qui bossa notamment sur Cowboy Bebop) pour le studio BONES (que vous devriez commencer à connaître), cette série de 26 épisodes fut diffusée au Japon d’avril à septembre 2004. Le mecha design est l’œuvre de Michiaki Sato qui se fit remarquer pour son excellent travail sur RahXephon et Kaoru Wada s’occupe de la bande originale (Ninja Scroll et Samurai 7). Encore une fois, BONES s’accapare d’un staff solide pour nous offrir un spectacle généreux. Bien loin du mélodramatique Kurau : Phantom Memory, on sort ici de chaque épisode avec une pêche grosse comme ça.

Dans un futur proche, la planète Mars est désormais habitable et presque entièrement recouverte d’eau. Les gens habitent dans des villes submersibles et la vie y est difficile car la Terre offre peu de subventions. Gram River, un jeune homme vivant avec des orphelins, peine à se trouver du travail pour se sortir de la misère. Un jour, celui-ci se retrouve impliqué dans un casse perpétué par les pirates du Vaisseau de l’Aurore. Pendant la bataille, Gram tombe dans l’océan et réveille un mystérieux mécha grâce à son pendentif. Rapidement, Gram devient pirate à son tour et s’engage sur le Vaisseau de l’Aurore pour se sortir du carcan habituel, faire fortune et revenir sauver les orphelins de la misère. Pendant ce temps-là, l’amie d’enfance de Gram, Vestemona “Vess” Lauren, pilote au sein de l’armée, est envoyée sur Mars pour lutter contre les pirates. Elle s’aperçoit très vite que Gram en fait désormais parti et elle va essayer de le remettre sur le droit chemin. Qui n’a pas rêvé durant son enfance de devenir pirate ? Personne, bien sûr. Car être pirate c’est vivre des aventures extraordinaires, voir des paysages inimaginables ou encore chasser de multiples trésors. L’animation japonaise compte quelques avatars s’inspirant de l’imagerie pirate : One Piece bien sûr, mais aussi Albator ou encore Last Exile. Désormais, on pourra ajouter Mars Daybreak, puisque la série BONES narre les tribulations du Vaisseau de l’Aurore, sous-marin commandé par le capitaine Elizabeth Liati, une femme au grand cœur qui dirige son navire avec fougue et vigueur. Bien loin d’être un récit pour adultes, l’animé est avant tout une pure œuvre tout public, regardable par les petits comme les grands (pas de violence, pas de mort, ni de langage ordurier et même les méchants sont gentils). Bref, le genre d’histoire qui fait avant tout rêver et nous balade dans des aventures rocambolesques plus passionnantes les unes que les autres.

En l’occurrence, le scénario nous entraîne sur les traces d’un trésor légendaire : les pierres de Dieu. Gram possède un médaillon qui se trouve être la clef pour trouver ce trésor. Elizabeth et son équipage part donc à la recherche de cet eldorado. Mais nombreuses sont les personnes qui souhaitent l’acquérir. En effet, la Fédération, l’organisme militaire dirigeant la planète, est sur les traces du Vaisseau de l’Aurore. De même, Kubernes, un pirate solitaire craint de tous, a été engagé par le père de Vess. Bien sûr, le scénario ne se limitera pas qu’à la chasse au trésor. Des intrigues secondaires viendront étoffer le récit comme la rivalité entre Vess et Gram (une fausse rivalité puisque Vess ne cherche au fond d’elle-même qu’à retrouver son amour de jeunesse). Les auteurs essayent de développer au mieux la personnalité des membres d’équipage du Vaisseau de L’Aurore avec au moins un épisode centré par personnages (Yagami le ténébreux, Aki le romantique, Sho le fougeux, etc.). Assumant à fond ses clichés, Mars Daybreak cherche avant tout le divertissement grâce à un spectacle techniquement de qualité et bien écrit (pas de flashs-back inutiles : il suffit d’un baiser entre Gram et Vess dès le 4ème épisode pour comprendre la relation qu’ils entretenaient par le passé). Le design général est un des atouts de la série (vaisseaux, méchas ou encore le chara design sont excellents), à défaut d’avoir une réalisation virtuose (elle est ici plutôt passe-partout). On retrouve un panel de seiyuu connu comme Tomokazu Seki (Gram), Fumiko Orikasa (Ester) ou encore Keiji Fujiwara (Kubernes). Tous jouant avec énergie et humanisant à fond leur personnage respectif (Vess qui avoue ses sentiments à Gram, c’est carrément émouvant). On notera aussi les très bons opening et ending (Take Back de G B Shelter et Blue Travelers et Takatsugu Tsumabuki).

L’intégralité des épisodes de Mars Daybreak passe comme une lettre à la poste et on en arrive presque à regretter que les aventures de Gram, Vess et les autres se soient terminées aussi rapidement. De la romance, de l’action, du suspens et de l’humour, tous ces ingrédients font que Mars Daybreak est une franche réussite. Si après ça, je ne vous ai pas convaincu…