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	<title>Anime France : Actualité Animé et Manga &#187; Critiques</title>
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	<description>AnimeFr est un site web d’actualité, de critiques et de dossiers dans le domaine de l’animation japonaise. L’objectif de notre site de tenir les fans informés de ce qui se passe en France et au Japon, des titres à ne pas manquer,mais surtout de donner envie aux non-initiés de s’intéresser à la culture manga.</description>
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		<title>Chiko, l&#8217;héritière de Cent-Visages</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 18:58:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zak</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Chikologo.jpg " alt="" />Quelque peu éclipsé par le mastodonte <strong><a href="http://www.animefr.com/soul-eater-2637.htm" target="_blank">Soul Eater</a> </strong>en 2008, <strong>Chiko</strong>, connue sous son titre original <strong>Nijû Mensô no Musume </strong>(22 épisodes) est aussi une production Bones (disponible chez Kaze). Donc forcément une série qui attisera la curiosité des fans d’animation japonaise. Après tout ce studio domine depuis quelque temps déjà les séries TV nippones et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Toutefois, <strong>Chiko</strong> est à mettre au niveau d’un <a href="http://www.animefr.com/the-skull-man-740.htm" target="_blank"><strong>The Skull Man</strong></a>, soit un titre mineur. La série est coproduite par Telecom Animation Film, studio qui travaille en sous-traitance pour Bones (<strong>Fullmetal Alchemist : Brotherhood</strong>, <strong>Darker than Black : Gemini of the Meteor</strong>) mais auquel on doit aussi des animés comme <strong>Futakoi</strong> ou <a href="http://www.animefr.com/tide-line-blue-2-249.htm" target="_blank"><strong>Tide-Line Blue</strong></a>. C’est d’ailleurs le réalisateur de <strong>Futakoi</strong>, Nobuo Tamizawa qui se charge de l’adaptation du manga éponyme de Shinji Ohara (8 volumes entre 2003 et 2007). Avec son charme rétro et son histoire mystérieuse, <strong>Chiko</strong> avait tout pour sortir du lot. Dommage que la série s’essouffle rapidement après un départ pourtant tonitruant.<!--more--></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Chikologo.jpg " alt="" />Quelque peu éclipsé par le mastodonte <strong><a href="http://www.animefr.com/soul-eater-2637.htm" target="_blank">Soul Eater</a> </strong>en 2008, <strong>Chiko</strong>, connue sous son titre original <strong>Nijû Mensô no Musume </strong>(22 épisodes) est aussi une production Bones (disponible chez Kaze). Donc forcément une série qui attisera la curiosité des fans d’animation japonaise. Après tout ce studio domine depuis quelque temps déjà les séries TV nippones et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Toutefois, <strong>Chiko</strong> est à mettre au niveau d’un <a href="http://www.animefr.com/the-skull-man-740.htm" target="_blank"><strong>The Skull Man</strong></a>, soit un titre mineur. La série est coproduite par Telecom Animation Film, studio qui travaille en sous-traitance pour Bones (<strong>Fullmetal Alchemist : Brotherhood</strong>, <strong>Darker than Black : Gemini of the Meteor</strong>) mais auquel on doit aussi des animés comme <strong>Futakoi</strong> ou <a href="http://www.animefr.com/tide-line-blue-2-249.htm" target="_blank"><strong>Tide-Line Blue</strong></a>. C’est d’ailleurs le réalisateur de <strong>Futakoi</strong>, Nobuo Tamizawa qui se charge de l’adaptation du manga éponyme de Shinji Ohara (8 volumes entre 2003 et 2007). Avec son charme rétro et son histoire mystérieuse, <strong>Chiko</strong> avait tout pour sortir du lot. Dommage que la série s’essouffle rapidement après un départ pourtant tonitruant.<span id="more-3086"></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Chiko1.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Chizuko Mikamo, orpheline et héritière d’une grosse fortune, est une jeune fille timide et tourmentée. Prisonnière de sa belle famille envieuse de son héritage, Chiko sait que sa belle-mère essaye de l’empoisonner pour se débarrasser d’elle. Elle parvient à s’enfuir aux côtés d&#8217;un voleur légendaire et distingué appelé Cent-Visages. Progressivement, elle devient membre de sa troupe de bandits au grand cœur et accompagne Cent-Visages dans sa quête mystérieuse de justice&#8230; Une chose est sûre, Bones a mis les moyens pour pondre le script de la série avec pas moins de cinq scénaristes. Pas des moindres en plus car la plupart ont déjà de sacrés CV comme Michihiro Tsuchiya (<strong>FMA : Brotherhood</strong>, <strong>Major</strong>, <strong>Cross Game</strong> ou <a href="http://www.animefr.com/scrapped-princess-450.htm" target="_blank"><strong>Scrapped Princess</strong></a>), Natsuko Takahashi (<strong>Bleach</strong>, <a href="http://www.animefr.com/fullmetal-alchemist-167.htm" target="_blank"><strong>FMA</strong></a>, <a href="http://www.animefr.com/mobile-suit-gundam-seed-destiny-1122.htm" target="_blank"><strong>Gundam Seed Destiny</strong></a> ou <strong>School Rumble</strong>) ou encore Reiko Yoshida (<a href="http://www.animefr.com/dgray-man-2032.htm" target="_blank"><strong>D.Gray-man</strong></a>, <a href="http://www.animefr.com/jyu-oh-sei-431.htm" target="_blank"><strong>Jyu Oh Sei</strong></a>, <strong>K-ON!</strong> ou <strong>Dragon Ball Z</strong>). Cela fait beaucoup de monde pour une histoire assez simple finalement qui contient, certes, son lot de rebondissements, mais qui a franchement du mal à garder un rythme constant sur la durée. En effet, <strong>Chiko</strong> démarre comme beaucoup de séries Bones. Soit une jeune héroïne qui voit son quotidien morose complètement bousculé par une bande de pirates au grand cœur (<a href="http://www.animefr.com/mars-daybreak-508.htm" target="_blank"><strong>Mars Daybreak</strong></a>, <a href="http://www.animefr.com/eureka-seven-2513.htm" target="_blank"><strong>Eureka Seven</strong></a>, <a href="http://www.animefr.com/xam%E2%80%99d-lost-memories-2231.htm" target="_blank"><strong>Xam’d: Lost Memories</strong></a>&#8230;). Il s’ensuit une période d’intégration où Chiko doit faire ses preuves pour se faire accepter dans sa nouvelle famille. On s’attache très rapidement aux personnages avec en tête le charismatique Cent-Visages. L’animé est alors très rythmé dans son déroulement, ce qui permet de passer outre du design général assez pauvre (on sent que le budget n’est pas le même que sur <strong>Soul Eater</strong>). Le scénario prend même une tournure inattendue et surtout plus sombre dès le sixième épisode. Un coup de poker scénaristique typique de chez Bones, qui permet souvent de transcender une série.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Chiko2.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Sauf que <strong>Chiko</strong> accuse une baisse de régime dès que son héroïne quitte la bande de voleurs pour retourner auprès de sa belle famille. Il s’ensuit alors des histoires secondaires peu passionnantes et l’arrivée de nouveaux personnages assez horripilants (Shunka et la Maid Tome). L’intrigue concernant la tante et ses plats empoisonnés est vite évincée alors, trop glauque sûrement. Au lieu de cela, on tombe dans une banale histoire de savant fou mégalomane voulant détruire de monde. On en vient à regretter que l’univers ne soit pas assez exploité. On apprend certes le passé de Cent-Visages (par le biais de flashback pas souvent bien intégrés) mais rien sur la récente guerre et ses conséquences. Dommage car <strong>Chiko</strong> avait les moyens au départ pour être plus qu’un &laquo;&nbsp;petit titre&nbsp;&raquo;. On notera pour l’anecdote que Cent-Visages s’appelle dans la version originale Vingt-Visages. Il en a gagné 80 en arrivant en France, allez savoir pourquoi !</p>
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		<title>Ninja Assassin</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Feb 2010 19:43:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zak</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Ninjalogo.jpg " alt="" />Malgré la quasi absence de promo, un parc de salles très restreint et une réputation pas forcément des plus flatteuses, il était cependant pour nous indispensable de revenir sur ce revival du film de ninjas. La sortie française de <strong>Ninja Assassin</strong> a même été un temps annulé avant que le demi-succès aux USA remotive un distributeur (Studio Canal, en l’occurrence). Toutefois, la diffusion reste confidentielle puisque le film n’a pas été présenté à la presse et sûrement en vitesse au comité de censure étant donné son aberrante classification "tout public". Produit par les initiateurs de la trilogie <strong>Matrix</strong> (les frères Wachowski et le nabab hollywoodien Joel Silver), <strong>Ninja Assassin</strong> est surtout un pur manga live, à la fois fun, gore et débilos. Un plaisir coupable (ou pas, on peut l’assumer !) qui permet à ce sous-genre du cinéma d’action de revenir par la grande porte (film de ninjas = gros nanar habituellement) et d’imposer la pop star coréenne Rain (Jung Ji-hoon de son vrai nom) comme un artiste martial tout à fait crédible.<!--more--></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Ninjalogo.jpg " alt="" />Malgré la quasi absence de promo, un parc de salles très restreint et une réputation pas forcément des plus flatteuses, il était cependant pour nous indispensable de revenir sur ce revival du film de ninjas. La sortie française de <strong>Ninja Assassin</strong> a même été un temps annulé avant que le demi-succès aux USA remotive un distributeur (Studio Canal, en l’occurrence). Toutefois, la diffusion reste confidentielle puisque le film n’a pas été présenté à la presse et sûrement en vitesse au comité de censure étant donné son aberrante classification &laquo;&nbsp;tout public&nbsp;&raquo;. Produit par les initiateurs de la trilogie <strong>Matrix</strong> (les frères Wachowski et le nabab hollywoodien Joel Silver), <strong>Ninja Assassin</strong> est surtout un pur manga live, à la fois fun, gore et débilos. Un plaisir coupable (ou pas, on peut l’assumer !) qui permet à ce sous-genre du cinéma d’action de revenir par la grande porte (film de ninjas = gros nanar habituellement) et d’imposer la pop star coréenne Rain (Jung Ji-hoon de son vrai nom) comme un artiste martial tout à fait crédible.<span id="more-3045"></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Ninja1.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Raizo, jeune ninja orphelin, a été entraîné à tuer par le clan Ozunu. Après l&#8217;exécution de sa seule amie, Raizo est soudainement en proie au doute, et quitte alors le clan afin de préparer sa vengeance&#8230; Des années plus tard, à Berlin, Raizo tombe sur l&#8217;agent d&#8217;Europol Mika Coretti qui, après avoir levé le voile sur une affaire politique mettant en cause une mystérieuse organisation asiatique, est devenue la cible du clan Ozunu. Traqués, tous deux se lancent dans une dangereuse course-poursuite&#8230; Si l’on excepte les scénaristes, <strong>Ninja Assassin</strong> est l’œuvre de la même équipe que l’adaptation de <strong>V pour Vendetta</strong> en 2005. Avec le petit protégé d’Andy et Larry Wachowski à la barre : James McTeigue. Force est de constater que cet ancien assistant réalisateur sur la trilogie <strong>Matrix</strong>, <strong>Speed Racer</strong>, <strong>L’Attaque des clones</strong> et <strong>Dark City</strong> n’a pas le talent de ses aïeux. En effet, s’il emballe ce <strong>Ninja Assassin</strong> avec soin, son film manque cruellement d’âme pour dépasser le cadre de la série B régressive légèrement influencée par la &laquo;&nbsp;culture manga&nbsp;&raquo;. On se met alors à rêver ce qu’un tel film aurait pu donner entre des mains de génies. Guillermo Del Toro par exemple avait transformé <strong>Blade 2</strong> en véritable hommage au cinéma de Yoshiaki Kawajiri (et pas seulement pour les séquences d’action !). On ne parle même pas des frères Wachowski dont leurs <strong>Matrix</strong> et <strong>Speed Racer</strong> respiraient l’amour de l’animation japonaise. Ils auraient été parfaits derrière la caméra au lieu de se contenter de produire&#8230; Mais voilà, faisons avec ce que l’on a ! McTeigue a le mérite de bien mettre en valeur les aptitudes de son héros et livre de belles idées visuelles sur la fin. <strong>Ninja Assassin</strong> est le premier scénario d’un fan d’arts martiaux, Matthew Sand. Mais devant la faiblesse du matériau, le premier jet a été repensé en urgence (cela se voit à l’écran) par J. Michael Straczynski, bien éloigné de l’univers de <strong>Babylon 5</strong>. On peut émettre l’hypothèse que développement de l’enquête policière et la mythologie autour des clans d’assassins est de son œuvre.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Ninja2.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Même si on ira voir <strong>Ninja Assassin</strong> en se débranchant la cervelle pour admirer principalement le fantastique travail sur les chorégraphies martiales, avec une histoire c’est quand même mieux. Dans l’état, elle reste très faiblarde et bancale. Ponctuée de nombreux flashbacks souvent balancés n’importe comment et de répliques couillonnes, le script de <strong>Ninja Assassin</strong> prend pourtant son temps. Comme un bon diesel avant de lâcher la sauce pour une dernière demi-heure explosive. On regrettera alors que la plupart des affrontements se déroulent de nuit ou dans des environnements très sombres. Le manque de lisibilité gâche souvent l’action. Vous me direz, c’est logique pour des ninjas. Il n’y a que dans <strong>Naruto</strong> que les ninjas se baladent de jour en combinaison fluo ! Bien heureusement, le combat hargneux dans les toilettes et le tout climax réhausse le tout. Si vous voulez voir une bataille rangée entre des forces spéciales et des ninjas (avec dégommage au lance-roquettes) ou un héros vénère qui tranche à tour de bras, <strong>Ninja Assassin</strong> devrait combler vos attentes.</p>
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		<title>One Outs</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Feb 2010 18:13:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zak</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/one_outs.png " alt="" />Vous connaissez le baseball de nom, au mieux quelques règles, mais pour nous européens cela reste un sport obscur et peu développé. C’est d’ailleurs tout à fait regrettable tant ce sport arrive à être ludique tout en combinant de manière équitable les différentes compétences requises (force, vitesse et intelligence). Au Japon, le baseball est ultra populaire si bien que de nombreux mangas sportifs se déroulent dans ce milieu : <strong>Major</strong>, <strong>Cross Game</strong>, <strong>Rookies</strong>, <strong>Touch</strong>... et ce <strong>One Outs</strong>. Sauf que ce dernier laisse la performance sportive et les traditionnels dépassements de soi au second plan pour se concentrer principalement sur l’aspect stratégique d’un match. On classerait alors <strong>One Outs</strong> comme un pur thriller dans la lignée des œuvres de Nobuyuki Fukumoto. Cela tombe bien, c’est la même équipe de chez Madhouse qui s’en charge !<!--more--></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/one_outs.png " alt="" />Vous connaissez le baseball de nom, au mieux quelques règles, mais pour nous européens cela reste un sport obscur et peu développé. C’est d’ailleurs tout à fait regrettable tant ce sport arrive à être ludique tout en combinant de manière équitable les différentes compétences requises (force, vitesse et intelligence). Au Japon, le baseball est ultra populaire si bien que de nombreux mangas sportifs se déroulent dans ce milieu : <strong>Major</strong>, <strong>Cross Game</strong>, <strong>Rookies</strong>, <strong>Touch</strong>&#8230; et ce <strong>One Outs</strong>. Sauf que ce dernier laisse la performance sportive et les traditionnels dépassements de soi au second plan pour se concentrer principalement sur l’aspect stratégique d’un match. On classerait alors <strong>One Outs</strong> comme un pur thriller dans la lignée des œuvres de Nobuyuki Fukumoto. Cela tombe bien, c’est la même équipe de chez Madhouse qui s’en charge !<span id="more-3037"></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Oneouts1.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Hirochimi Kojima est une des stars les plus réputées de la ligue nipponne de baseball. Toutefois, son équipe, les Lycaons de Saitama, stagne dans les bas fonds du classement général.  À cause du manque de motivation des joueurs et d’un dirigeant qui préfère l’argent aux résultats sportifs, Kojima ne voit aucun moyen de reprendre le dessus. Un jour, il fait la connaissance de Tôa Tokuchi, un lanceur imbattable au One Outs. Ce jeu d’argent est un défi entre le lanceur et le batteur. Si ce dernier renvoie la balle, il a gagné. Dans le cas contraire, après trois strikes (balles ratées), il a perdu. Pour éponger une dette importante de l’un de ses joueurs, Kojima accepte d’affronter Tokuchi. Kojima perd mais demande un nouveau pari. S’il manque la balle, il mettra un terme à sa carrière. Mais s’il l’a renvoie, Tokuchi devra intégrer l’équipe des Lycaons. Un miracle se produit et Tokuchi se retrouve propulsé dans l’impitoyable championnat national de baseball&#8230; Avant d’être une série animée de 2008, <strong>One Outs</strong> est à l’origine un manga de Shinobu Kaitani commencé en 1998 et qui durera 19 volumes jusqu’en 2006. Kaitani signa aussi les dessins du manga <strong>Sommelier </strong>en 2003 (disponible en France chez Glénat) et travaille actuellement sur <strong>Liar Game</strong> depuis 2005 (8 volumes et toujours en cours). <strong>One Outs</strong> s’inscrit dans le même registre qu’<strong>Akagi</strong>, <a href="http://www.animefr.com/kaiji-2875.htm" target="_blank"><strong>Kaiji</strong></a> ou <a href="http://www.animefr.com/death-note-648.htm" target="_blank"><strong>Death Note</strong></a>, c’est-à-dire des œuvres très verbeuses fonctionnant sur un suspense latent et des rebondissements explosifs. Le réalisateur Yuzo Sato et le scénariste Hideo Takayashiki sont donc en terrain connu puisque les matchs de baseball se déroulent comme des parties de poker : paris d’argent et bluff sont au programme. En effet, Tokuchi a signé un contrat spécial avec le président. S’il élimine un batteur, il gagne cinq millions de yens (environ 40 000 euros), mais s’il perd un point, il lui devra cinquante millions (400 000 euros). Même si ce contrat &laquo;&nbsp;One Outs&nbsp;&raquo; semble complètement défavorable pour notre héros, ce dernier a une confiance totale en ses capacités.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Oneouts2.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">C’est en quelque sorte le gros défaut de <strong>One Outs</strong> : Tokuchi est trop fort pour que l’on s’inquiète de ses prises de risques. Ainsi, même si la situation semble désespérée, il trouve toujours une astuce pour la retourner à son avantage. Si le spectateur est surpris au départ, une certaine lassitude peut s’installer à force de coups de théâtre improbables. Sur ce point, <strong>Kaiji</strong> montrait plus d’intérêt car beaucoup moins prévisible dans son déroulement. Tokuchi ne connaît pas le goût de la défaite et son assurance fait aussi son charisme (on pense plutôt à Akagi au final). Il faut l’avouer, il a une sacrée classe et chacun de ses coups est jubilatoire à encaisser. Bien que très doué dans le lancé de balles rapides, Tokuchi est surtout un maître de la manipulation d’esprit. Il lui suffit souvent d’une réplique cinglante et arrogante pour déstabiliser et faire perdre toute confiance à ses adversaires. <strong>One Outs</strong> est découpé en neuf matchs (trois matchs contre trois équipes différentes). Il est regrettable que les enjeux restent minimes à cause de l’absence d’une réelle fin. Les 25 épisodes ne couvrant pas tout le manga, le championnat s’arrête alors qu’il commençait à devenir intéressant. Cependant, les matchs sont tous différents dans leur déroulement. Mention spéciale à la dernière équipe qui utilise la tricherie et l’antijeu pour arriver à ses fins. À ce titre, les tous derniers épisodes sont absolument renversants. L’équipe adverse essaye de blesser Tokuchi pour le mettre hors course. Lorsque ce dernier est à la batte, le lanceur vise sa tête délibérément. Pour contrer la tentative, Tokuchi balance sa batte en direction du lanceur en feignant le geste maladroit. Au final, c’est l’arroseur arrosé et le lanceur ne peut plus tenter quoique ce soit. À l’instar des autres réalisations de Yuzo Sato, <strong>One Outs</strong> se situe techniquement dans la petite moyenne. Ce n’est pas un modèle d’esbroufe visuelle (les métaphores symbolisant les états mentaux des protagonistes sont toujours aussi cheap), c’est évident. Toutefois, le chara design original plus passe-partout que celui de <strong>Kaiji</strong> risque de moins rebuter certains spectateurs.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Oneouts3.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut vraiment voir <strong>One Outs</strong> comme un thriller psychologique et pas comme une série sportive. On peut ainsi aisément regarder l’animé sans rien connaître du baseball. C’est en quelque sorte sa force, d’autant plus que les règles sont expliquées de manières tout à fait limpides. Étant donné la faible qualité de la production 2009 d’animés, <strong>One Outs</strong> se distingue sans problème des autres titres. Pour les genres qu’il aborde (sport + thriller) mais aussi tout simplement parce que la série est très bien écrite. Dommage encore une fois que la fin soit si expédiée avec un message clair : si vous voulez en savoir plus, lisez le manga. Cela devient une sale habitude chez Madhouse en ce moment&#8230;</p>
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		<title>Michiko to Hatchin</title>
		<link>http://www.animefr.com/michiko-to-hatchin-2991.htm</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 17:54:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zak</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Michikologo.jpg " alt="" width="291" height="125" />Après les excellents <a href="http://www.animefr.com/samurai-champloo-287.htm" target="_blank"><strong>Samurai Champloo</strong></a> et <a href="http://www.animefr.com/ergo-proxy-605.htm" target="_blank"><strong>Ergo Proxy</strong></a>, on attendait avec une certaine ferveur cette nouvelle production Manglobe. En effet, en l’espace de seulement deux titres, le jeune studio a prouvé qu’il jouait déjà dans la cours des grands. Par le biais notamment de la présence de prestigieux noms de l’animation japonaise comme Shinichiro Watanabe (réalisateur de <strong>Champloo</strong> mais aussi <strong>Cowboy Bebop</strong>), Shukou Murase (réalisateur de <strong>Ergo Proxy</strong> et <strong>Witch Hunter Robin</strong>) ou encore Dai Sato (scénariste de <strong>Champloo</strong>, <strong>Ergo Proxy</strong>, <a href="http://www.animefr.com/eureka-seven-2513.htm" target="_blank"><strong>Eureka Seven</strong></a>, <a href="http://www.animefr.com/ghost-in-the-shell-stand-alone-complex-2nd-gig-1571.htm" target="_blank"><strong>GITS : Stand Alone Complex</strong></a>...). Mais aussi grâce à une ribambelle d’animateurs de génie, dont Sayo Yamamoto, qui signe ici sa première réalisation. Diffusé entre octobre 2008 et mars 2009 sur 22 épisodes, l’animé<strong> </strong>avait tout sur le papier pour être une série funky dans l’esprit de <strong>Cowboy Bebop </strong>:<strong> </strong>une<strong> </strong>héroïne aussi sexy que badass, un univers décalé et adulte, ainsi qu’une bande son qui décape. Pourtant à l’arrivée, c’est bien loin d’être le cas et <strong>Michiko to Hatchin</strong> se révèle être le premier faux pas de Manglobe.<!--more--></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Michikologo.jpg " alt="" width="291" height="125" />Après les excellents <a href="http://www.animefr.com/samurai-champloo-287.htm" target="_blank"><strong>Samurai Champloo</strong></a> et <a href="http://www.animefr.com/ergo-proxy-605.htm" target="_blank"><strong>Ergo Proxy</strong></a>, on attendait avec une certaine ferveur cette nouvelle production Manglobe. En effet, en l’espace de seulement deux titres, le jeune studio a prouvé qu’il jouait déjà dans la cours des grands. Par le biais notamment de la présence de prestigieux noms de l’animation japonaise comme Shinichiro Watanabe (réalisateur de <strong>Champloo</strong> mais aussi <strong>Cowboy Bebop</strong>), Shukou Murase (réalisateur de <strong>Ergo Proxy</strong> et <strong>Witch Hunter Robin</strong>) ou encore Dai Sato (scénariste de <strong>Champloo</strong>, <strong>Ergo Proxy</strong>, <a href="http://www.animefr.com/eureka-seven-2513.htm" target="_blank"><strong>Eureka Seven</strong></a>, <a href="http://www.animefr.com/ghost-in-the-shell-stand-alone-complex-2nd-gig-1571.htm" target="_blank"><strong>GITS : Stand Alone Complex</strong></a>&#8230;). Mais aussi grâce à une ribambelle d’animateurs de génie, dont Sayo Yamamoto, qui signe ici sa première réalisation. Diffusé entre octobre 2008 et mars 2009 sur 22 épisodes, l’animé<strong> </strong>avait tout sur le papier pour être une série funky dans l’esprit de <strong>Cowboy Bebop </strong>:<strong> </strong>une<strong> </strong>héroïne aussi sexy que badass, un univers décalé et adulte, ainsi qu’une bande son qui décape. Pourtant à l’arrivée, c’est bien loin d’être le cas et <strong>Michiko to Hatchin</strong> se révèle être le premier faux pas de Manglobe.<span id="more-2991"></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Michiko1.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Durant une tempête, la hors-la-loi Michiko Malandro s’échappe d’une prison brésilienne réputée inviolable. Hana, une orpheline, vit avec sa famille adoptive qui la traite comme une esclave. Martyrisée par les deux autres enfants du couple et réduite aux tâches ménagères, elle rêve d’évasion. C’est là qu’intervient Michiko, qui vient la chercher et l’emmène de force sans explication aucune. Elle apprend que son père s’appelle Hiroshi Morenos et qu’il était l’ancien petit ami de Michiko. Elles partent alors ensemble à sa recherche, alors que la police est à leurs trousses&#8230;<strong> Michiko to Hatchin </strong>part sur des bases identiques à <strong>Samurai Champloo</strong> et <strong>Ergo Proxy</strong>, à savoir un long voyage parsemé de petites histoires indépendantes. Ainsi, les deux ronins et l’adolescente qui cherchaient le samouraï sentant le tournesol, laissent place à une outlaw sexy au comportement infantile et une fillette qui agit, elle, en adulte. Nos deux héroïnes traversent un Brésil (fictif) malfamé où règnent les gangs et la violence dans le but de retrouver le père volage de Hatchin (surnom que Michiko donne à Hana). Ce scénario prétexte a évidemment pour but d’exploiter une relation mère-fille entre deux individus que tout oppose. Au bout du troisième titre exploitant le même concept, on commence doucement à saturer. D’autant plus que <strong>Michiko to Hatchin</strong> manque singulièrement de consistance du point de vue de l’écriture : aussi bien dans l’évolution de ses personnages (elles passent leur temps à s’engueuler, se quitter et se retrouver) que dans la description caricaturale du Brésil (des gamins armés, une police corrompue, les bidonvilles crasseux&#8230;). Pourtant la série de Sayo Yamamoto ne manque pas de pêche, en partie grâce au caractère fort, voir outrancier de Michiko, évoquant par des nombreux points une certaine Faye Valentine. On notera au passage que l’héroïne est (excellemment) doublée par la comédienne Yoko Maki que l’on a pu apercevoir au cinéma dans <strong>The Grudge</strong>, <strong>Battle Royale 2</strong> ou <strong>Kamikaze Girls</strong>.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Michiko2.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Si Michiko est sûrement l’un des meilleurs personnages féminins que l’on ait vu dans une série animée dernièrement, Hatchin est un des plus irritants et insupportables. Un boulet quoi. Déjà que <strong>Michiko to Hatchin</strong> n’est pas aidé par un rythme bancal et des sous-intrigues inégales (tout qui concerne la flic Atsuko Jackson est inintéressant), on est en plus obligé de se coltiner une tête à claques durant tout le long. Curieusement, la série n’est absolument pas funky comme on pouvait l’espérer au départ. Le script de Takashi Ujita se prend trop au sérieux lorsqu’il faudrait être décomplexé et inversement, il est trop léger lorsqu’on aimerait avoir une atmosphère plus grave. Par exemple, Satoshi Batista, l’ami d’enfance d’Hiroshi qui est devenu chef de gang, traverse l’histoire tel un fantôme tant le personnage est mal géré ou mal intégré au sein de la quête de Michiko et Hatchin. Alors certes, comme d’habitude Manglobe soigne l’emballage (chara design, décors, animation et musique au top) mais on en ressort avec une désagréable sensation d’avoir vu une série qui ne raconte rien.</p>
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		<title>Avatar</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Dec 2009 19:12:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zak</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/avataraffiche.jpg " alt="" />1997, <strong>Titanic</strong> est un carton mondial, émeut des millions de gens, rafle une tripotée de statuettes aux Oscars et rend James Cameron maître du monde (ou presque). Féru de nouvelles technologies, le cinéaste canadien aura attendu le temps nécessaire pour se lancer sur un nouveau long-métrage (12 ans quand même !). En effet, <strong>Avatar</strong> n’est pas un énième blockbuster lancé à la va-vite dans le but de ramasser un maximum de dollars (<strong>2012</strong>, <a href="http://www.animefr.com/transformers-transformers-2-la-revanche-2600.htm" target="_blank"><strong>Transformers 2</strong></a>...), mais un projet mûri de longue date, destiné à faire évoluer le cinéma (en tant qu’art et technologie). À l’image de <strong>Terminator 2</strong> en son temps, en somme. Cameron affirme avoir commencé à y penser après <strong>Abyss</strong> en 1989 et le premier jet du script date de 1995. C’est avec <strong>Le</strong> <strong>Seigneur des anneaux</strong> de Peter Jackson et le réalisme hallucinant de Gollum que James Cameron décide de se lancer dans l’aventure. Aujourd’hui, l’expression "révolution cinématographique" est employée à toutes les sauces par les médias pour bien nous faire comprendre qu’<strong>Avatar</strong> est l’évènement cinématographique de l’année. Ils ont bien raison.<!--more--></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/avataraffiche.jpg " alt="" />1997, <strong>Titanic</strong> est un carton mondial, émeut des millions de gens, rafle une tripotée de statuettes aux Oscars et rend James Cameron maître du monde (ou presque). Féru de nouvelles technologies, le cinéaste canadien aura attendu le temps nécessaire pour se lancer sur un nouveau long-métrage (12 ans quand même !). En effet, <strong>Avatar</strong> n’est pas un énième blockbuster lancé à la va-vite dans le but de ramasser un maximum de dollars (<strong>2012</strong>, <a href="http://www.animefr.com/transformers-transformers-2-la-revanche-2600.htm" target="_blank"><strong>Transformers 2</strong></a>&#8230;), mais un projet mûri de longue date, destiné à faire évoluer le cinéma (en tant qu’art et technologie). À l’image de <strong>Terminator 2</strong> en son temps, en somme. Cameron affirme avoir commencé à y penser après <strong>Abyss</strong> en 1989 et le premier jet du script date de 1995. C’est avec <strong>Le</strong> <strong>Seigneur des anneaux</strong> de Peter Jackson et le réalisme hallucinant de Gollum que James Cameron décide de se lancer dans l’aventure. Aujourd’hui, l’expression &laquo;&nbsp;révolution cinématographique&nbsp;&raquo; est employée à toutes les sauces par les médias pour bien nous faire comprendre qu’<strong>Avatar</strong> est l’évènement cinématographique de l’année. Ils ont bien raison.<span id="more-2927"></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Avatar1.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l&#8217;atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des &laquo;&nbsp;pilotes&nbsp;&raquo; humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l’ADN humain avec celui des Na’vi, les autochtones de Pandora. Sous sa forme d&#8217;avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d&#8217;infiltration auprès des Na&#8217;vi, devenus un obstacle trop conséquent à l&#8217;exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na&#8217;vi, sauve la vie de Jake&#8230; Avant d’être un tour de force technique et une œuvre visionnaire (3D renversante et FX proprement hallucinants), <strong>Avatar</strong> est sans conteste le film épique et dépaysant que l’on attendait tous depuis le dernier <strong>Star Wars</strong> en 2005. Un voyage immersif, quasi sensoriel, d’une pureté absolue. Le spectateur se retrouve littéralement propulsé sur Pandora, les images sont d’une beauté sidérante et véhiculent une émotion palpable à tout instant (la découverte de la flore de Pandora, un simple regard échangé entre Jake et Neytiri&#8230;). À l’heure où les blockbusters hollywoodiens essayent d’être inutilement sophistiqués quitte à se perdre en cours de route et ne plus savoir raconter l’essentiel, <strong>Avatar</strong> prend à contre-courant la tendance actuelle. Soit livrer une histoire épurée et limpide dont la fluidité narrative nous projette littéralement aux côtés des personnages. Malgré la technologie de pointe utilisée, les moyens démentiels mis en œuvre, un univers d’une richesse inouïe, <strong>Avatar</strong> surprend par le classicisme de son récit.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Avatar2.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">On suit alors Jake (Sam Worthington, la nouvelle coqueluche d’Hollywood) dans son apprentissage de la vie de guerrier, mais aussi sa quête spirituel au sein de la tribu Na’vi et sa découverte d’un monde merveilleux. Il va apprendre et surtout comprendre leur culture, langage et croyances, si bien qu’il en oublie sa mission initiale. Lorsque les militaires dirigés par le colonel Quaritch (Stephen Lang, excellent en salopard) décide d’aller annihiler les indigènes car leur village se trouve sur le gisement du précieux minerai, Jake prend les armes avec ses nouveaux compagnons. <strong>Avatar </strong>est<strong> </strong>assurément le film le plus ambitieux de la carrière de James Cameron, mais aussi peut être son plus personnel. On retrouve dedans nombre d’éléments de sa filmographie. Il n’est pas question de recyclage, mais plutôt de créer une œuvre somme. Comme si le réalisateur souhaitait faire une sorte de bilan tout en regardant avec nostalgie la légende qu’il laissera derrière lui. L’aspect guerrier et tribal évoque <strong>Aliens, le retour</strong>. La masculine Trudy (Michelle Rodriguez) et le belliqueux Selfridge (Giovanni Ribisi) rappelleront respectivement Vasquez et Carter Burke. Sans oublier les fameux robots renvoyant à celui piloté par Ripley lors de l’affrontement final contre la Reine Mère des Aliens. Un mécha qui avait par ailleurs fortement influencé l’animation japonaise depuis. <strong>Abyss</strong> est aussi nettement cité ne serait-ce pour l’opposition de point de vue entre l’armée et les scientifiques, ainsi que le message écologique et humaniste. Et bien sûr, la romance passionnelle entre Sully et Neytiri, suite logique de celle entre Jack et Rose de <strong>Titanic</strong> (qui était déjà le prolongement de celle entre Bud et Lindsey dans <strong>Abyss</strong>). James Cameron avoue même s’être inspiré de sa propre personne pour créer le docteur Grace Augustine (Sigourney Weaver). Le cinéaste n’a jamais caché sa passion pour la science, la nature (le fond des océans notamment) et l’anthropologie. Il a par ailleurs consacré son temps à des documentaires entre <strong>Titanic</strong> et <strong>Avatar</strong>. Ainsi, si Pandora ressemble autant à un fond marin qu’à une jungle exotique, ce n’est sûrement pas un hasard.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Avatar3.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">James Cameron puise aussi une de ses inspirations du côté de l’animation japonaise. Notamment chez un autre génie, Hayao Miyazaki. Impossible ne pas penser au <strong>Château dans le ciel </strong>ou<strong> Nausicäa de la vallée du vent</strong> devant les étranges décors montagneux et la façon de mettre en scène les créatures ou machines volantes. Neytiri n’est-elle pas non plus la Mononoké de Pandora ? Tout comme le mysticisme, l’idée de communion avec la nature est directement empruntée au cinéma de Miyazaki. Cela donne au final un mélange relevant du jamais vu au cinéma. Une œuvre transfigurée par la puissance évocatrice de ses images. Une œuvre capable de nous faire rêver et frissonner durant 2 h 40, et dont les sensations perdurent encore quelques minutes après le générique de fin. Une œuvre que l’on peu d’ors et déjà élever au rang de classique indiscutable tant elle apporte autant au cinéma, qu’aux spectateurs. Difficile de ne pas être confiant pour la future adaptation du mythique manga <strong>Gunnm</strong>, tant James Cameron semble le réalisateur parfait pour mener à bien ce projet dantesque.</p>
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		<title>Canaan</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 19:36:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zak</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Canaanlogo1.jpg " alt="" />Alors que sortait chez nous sa première réalisation, l’excellent film <a href="http://www.animefr.com/sword-of-the-stranger-1451.htm" target="_blank"><strong>Sword of the Stranger</strong></a>, Masahiro Ando livrait au Japon, quasiment au même moment, son deuxième travail. Non pas un nouveau long-métrage pour Bones, mais une série de 13 épisodes, diffusée entre juillet et septembre 2009, pour un petit studio, P.A. Works. Habitué à la sous-traitance, notamment pour Bones (<a href="http://www.animefr.com/darker-than-black-711.htm" target="_blank"><strong>Darker than Black</strong></a>, <a href="http://www.animefr.com/xam%E2%80%99d-lost-memories-2231.htm" target="_blank"><strong>Xam’d : Lost Memories</strong></a>, <a href="http://www.animefr.com/soul-eater-2637.htm" target="_blank"><strong>Soul Eater</strong></a>, <a href="http://www.animefr.com/eureka-seven-2513.htm" target="_blank"><strong>Eureka Seven</strong></a>...), P.A. Works avait auparavant produit <strong>True Tears</strong>. Avec <strong>Canaan</strong>, ils s’attaquent à leur premier titre un minimum ambitieux. En effet, hormis la présence d’Ando, <strong>Canaan</strong> est la transposition d’un visual novel réputé de Type-Moon, <strong>428: Fûsa Sareta Shibuya</strong> <strong>de</strong>, sorti sur la Wii. Forcément, on retrouve le chara design si populaire de Takashi Takeushi (<a href="http://www.animefr.com/fate-stay-night-591.htm" target="_blank"><strong>Fate/Stay Night</strong></a>)... mais malheureusement pas Kinoko Nasu au script. Et cela se sent, vraiment.<!--more--></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Canaanlogo1.jpg " alt="" />Alors que sortait chez nous sa première réalisation, l’excellent film <a href="http://www.animefr.com/sword-of-the-stranger-1451.htm" target="_blank"><strong>Sword of the Stranger</strong></a>, Masahiro Ando livrait au Japon, quasiment au même moment, son deuxième travail. Non pas un nouveau long-métrage pour Bones, mais une série de 13 épisodes, diffusée entre juillet et septembre 2009, pour un petit studio, P.A. Works. Habitué à la sous-traitance, notamment pour Bones (<a href="http://www.animefr.com/darker-than-black-711.htm" target="_blank"><strong>Darker than Black</strong></a>, <a href="http://www.animefr.com/xam%E2%80%99d-lost-memories-2231.htm" target="_blank"><strong>Xam’d : Lost Memories</strong></a>, <a href="http://www.animefr.com/soul-eater-2637.htm" target="_blank"><strong>Soul Eater</strong></a>, <a href="http://www.animefr.com/eureka-seven-2513.htm" target="_blank"><strong>Eureka Seven</strong></a>&#8230;), P.A. Works avait auparavant produit <strong>True Tears</strong>. Avec <strong>Canaan</strong>, ils s’attaquent à leur premier titre un minimum ambitieux. En effet, hormis la présence d’Ando, <strong>Canaan</strong> est la transposition d’un visual novel réputé de Type-Moon, <strong>428: Fûsa Sareta Shibuya</strong> <strong>de</strong>, sorti sur la Wii. Forcément, on retrouve le chara design si populaire de Takashi Takeushi (<a href="http://www.animefr.com/fate-stay-night-591.htm" target="_blank"><strong>Fate/Stay Night</strong></a>)&#8230; mais malheureusement pas Kinoko Nasu au script. Et cela se sent, vraiment.<span id="more-2916"></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Canaan11.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Shanghai. Le reporter Minoru Minorikawa et la photographe Maria Oosawa sont envoyés sur place pour couvrir un festival culturel. Après avoir été séparés durant la manifestation, Maria se retrouve mêlée à une fusillade. Elle est sauvée in extremis par une tueuse à gages à la chevelure argentée et aux yeux d’un rouge vif. Il s’agit de Canaan, une amie proche dont elle avait perdue le contact. Pendant ce temps, le groupuscule terroriste &laquo;&nbsp;Serpent&nbsp;&raquo; s’apprête à faire libérer leur leader, Alphard&#8230; Si l’on regarde la série sur ses deux premiers épisodes engageants et jusqu’à sa moitié, <strong>Canaan</strong> apparaît comme une série d’action tout à fait correcte. La confrontation musclée entre les deux antagonistes Canaan et Alphard évoque le cinéma de John Woo en version féminine. De plus, Masahiro Ando soigne ses scènes d’actions malgré leur courte durée à chaque fois et le rythme assez soutenu permet de nous faire oublier les nombreux trous du scénario. Le 7ème épisode est même un modèle de suspense digne d’un blockbuster hollywoodien. Sauf que la série bascule dans sa seconde partie pour un voyage initiatique dans une contrée désertique. Nos héros décident d’aller explorer les ruines d’un village dont les habitants ont été décimés par un virus. Les rares survivants possèdent désormais un pouvoir spécial mais ont besoin d’un médicament pour survivre. <strong>Canaan</strong> abandonne ce qui faisait son charme jusque là (l’action en gros), pour se concentrer sur les relations entre les personnages et sur une vague histoire de terrorisme bactériologique dont on se contrefout totalement (et que l’on a vu mieux ailleurs). La caractérisation très stéréotypée des différents protagonistes (dont la moitié est inutile) et l’écriture bancale de l’histoire empêche tout semblant d’intérêt. Au lieu de se concentrer sur l’affrontement, aussi bien physique que psychologique, entre Canaan et Alphard (expédié en quelques secondes à la fin), la scénariste Mari Okada (<a href="http://www.animefr.com/glass-fleet-red-garden-721.htm" target="_blank"><strong>Red Garden</strong></a>, <a href="http://www.animefr.com/vampire-knight-2143.htm" target="_blank"><strong>Vampire Knight</strong></a>, <strong>Kodomo no Jikan</strong>&#8230; ok, on a compris !) met en avant la gourde Maria et sa relation d’amitié (voir plus) avec Canaan.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Canaan21.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">À partir de là, la série s’embourbe dans un salmigondis de mauvaises idées que je ne vais pas m’amuser à lister bêtement. <strong>Canaan</strong> essaye alors de prendre pour <a href="http://www.animefr.com/chronique-critique-anim-noir-186.htm" target="_blank"><strong>Noir</strong></a> mais finit par ressembler au final à <strong>El Cazador de la Bruja</strong> (l’influence de la trilogie Girls &amp; Guns de Bee Train se fait largement sentir), les scènes d’action réussies en plus. Ne cherchez pas non plus un lien aux références bibliques que pouvait nous promettre le titre. L’héroïne s’appelle Canaan uniquement parce qu’on mentor était Cham. Point barre. Difficile au final de ne pas parler de déception avec un réalisateur aussi prometteur et un matériau d’origine aussi solide (la série n’a pas grand-chose à voir avec le jeu, il paraît). Après l’excellente surprise que fut <strong>Sword of the Stranger</strong>, on attendait plus de la première série de Masahiro Ando. Mais alors beaucoup plus.</p>
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		<title>Le Drôle de Noël de Scrooge</title>
		<link>http://www.animefr.com/le-drole-de-noel-de-scrooge-2899.htm</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 17:05:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zak</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/scrooge.jpg " alt="" />La période de Noël commence tout doucement. On pense à acheter les premiers cadeaux, on réfléchit quelle hauteur de sapin on prendra, les enfants apprennent par cœur les catalogues de jouets... tandis que la neige se profile à l’horizon. On vit en plein cliché mais on s’en fout, Noël c’est magique, que l’on soit enfant ou adulte. C’est le moment idéal pour Disney de sortir le "dessin animé des fêtes" qui amènera toute la petite famille dans les salles obscures en cette fin d’année 2009. Pixar ayant désormais choisit de sortir leurs films l’été, il leur a fallu trouver une alternative. C’est Robert Zemeckis et son studio ImageMovers Digital qui s’y colle. Le créateur de <strong>Retour vers le futur</strong> et <strong>Roger Rabbit</strong> est passé depuis trois films maintenant à l’animation via le procédé de Performance Capture (qui permet de récréer à la perfection la gestuelle des comédiens). Deux ans après son formidable <a href="http://www.animefr.com/la-legende-de-beowulf-712.htm" target="_blank"><strong>Beowulf</strong></a>,<strong> </strong>Zemeckis nous livre ici une nouvelle adaptation du classique de Charles Dickens écrit en 1843, <strong>A</strong> <strong>Christmas Carol</strong> (traduit chez nous par <strong>Un chant de Noël</strong> ou <strong>Un conte de Noël</strong>). Le tout en 3D et avec un Jim Carrey au meilleur de sa forme.<!--more--></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/scrooge.jpg " alt="" />La période de Noël commence tout doucement. On pense à acheter les premiers cadeaux, on réfléchit quelle hauteur de sapin on prendra, les enfants apprennent par cœur les catalogues de jouets&#8230; tandis que la neige se profile à l’horizon. On vit en plein cliché mais on s’en fout, Noël c’est magique, que l’on soit enfant ou adulte. C’est le moment idéal pour Disney de sortir le &laquo;&nbsp;dessin animé des fêtes&nbsp;&raquo; qui amènera toute la petite famille dans les salles obscures en cette fin d’année 2009. Pixar ayant désormais choisit de sortir leurs films l’été, il leur a fallu trouver une alternative. C’est Robert Zemeckis et son studio ImageMovers Digital qui s’y colle. Le créateur de <strong>Retour vers le futur</strong> et <strong>Roger Rabbit</strong> est passé depuis trois films maintenant à l’animation via le procédé de Performance Capture (qui permet de récréer à la perfection la gestuelle des comédiens). Deux ans après son formidable <a href="http://www.animefr.com/la-legende-de-beowulf-712.htm" target="_blank"><strong>Beowulf</strong></a>,<strong> </strong>Zemeckis nous livre ici une nouvelle adaptation du classique de Charles Dickens écrit en 1843, <strong>A</strong> <strong>Christmas Carol</strong> (traduit chez nous par <strong>Un chant de Noël</strong> ou <strong>Un conte de Noël</strong>). Le tout en 3D et avec un Jim Carrey au meilleur de sa forme.<span id="more-2899"></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Scrooge1.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Alors que la joie grandit dans les rues de Londres en cette veille de Noël, Ebenezer Scrooge, connu pour être le vieillard le plus riche et le plus avare, reçoit la visite du spectre de son ancien associé. Ce dernier lui annonce que trois esprits vont venir le hanter : celui des Noëls passés, celui du Noël présent et enfin celui des Noëls à venir. Un cauchemar éveillé qui va propulser le vieux cynique dans ses souvenirs enfouis et les recoins sombres de sa misérable existence. Derrière son apparence de conte moralisateur et inoffensif, <strong>Le Drôle de Noël de Scrooge</strong> cache en réalité une œuvre au contenu bien plus subtil tout en faisant preuve d’une étonnante noirceur. Pour l’aspect &laquo;&nbsp;train fantôme&nbsp;&raquo;, argument principal de vente du film, mais surtout dans la description de milieux sociaux radicalement opposés (la famille pauvre de Bob Cratchit et celle du riche neveu de Scrooge) et celle de rapports humains souvent compliqués (Scrooge déteste les gens sans les connaître véritablement). Alors certes, on retrouvait cette critique du capitalisme (&nbsp;&raquo;l’argent rend mauvais&nbsp;&raquo; en somme) dans le texte original de Dickens, mais on ne peut qu’être surpris devant le choix de Disney de se refuser à toute forme d’édulcoration du propos. <strong>Le Drôle de Noël de Scrooge</strong> apparaît alors comme un divertissement aussi bien adulte que destiné aux enfants, au même titre que les productions Pixar (on notera au passage que <strong>Là-haut</strong> avait aussi un héros du troisième âge). D’un point de vue technique, la Performance Capture est toujours aussi impressionnante. Les mimiques de Jim Carrey sont immédiatement identifiables malgré les huit rôles différents qu’il occupe. Tandis que Robert Zemeckis s’amuse &laquo;&nbsp;derrière la caméra&nbsp;&raquo; car son procédé n’offre aucune limite de mise en scène. Il suffit alors d’un seul et unique plan-séquence aérien pour présenter cette fourmilière qu’est le fameux quartier de Whitechapel du 19ème siècle. Une séquence qui prendrait des pages de scénario, réduite ici avec efficacité sans rien perdre en qualité de description.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Scrooge2.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Généralement utilisé comme simple gadget histoire de vendre des places de cinéma plus cher (la plupart des films d’animation et d’horreur), la 3D trouve ici sa meilleure utilisation depuis <strong>La Légende</strong><strong> de Beowulf</strong>. En attendant, <strong>Avatar</strong> de James Cameron pour dans quelques jours, Robert Zemeckis semble le seul cinéaste capable d’utiliser avec intelligence la 3D pour faire évoluer le langage cinématographique. Ainsi, l’histoire se déroule au premier plan, mais aussi au second, jouant énormément sur la profondeur de champ. L’implication du spectateur s’en retrouve accentuée au point que l’on assiste à un film quasiment immersif. Si <strong>Le Pôle Express</strong> et <strong>La Légende</strong><strong> de Beowulf</strong> avait du mal à capter l’émotion du spectateur, ce n’est plus le cas ici. L’histoire de Scrooge est vraiment touchante, celle d’un homme brisé dès l’enfance dont la société en a fait un vieil acariâtre solitaire. Les trois fantômes lui montrent alors ses erreurs passées et lui fait comprendre qu’il détient le pouvoir pour changer les choses. Non pas celui de l’argent, mais de la générosité. Derrière le classicisme évident de ce conte se cache en réalité le miroir de notre société de plus en plus déshumanisée, délaissant toute forme d’altruisme au profit de l’individualisme. Et si Robert Zemeckis conclut son film sur une note d’espoir, cela reste malheureusement idyllique vis-à-vis de la réalité. Joyeux Noël quand même !</p>
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		<title>First Squad : The Moment of Truth</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 09:45:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zak</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/fsmt-cover.jpg " alt="" />Coproduite entre le Japon, la Russie et le Canada, <strong>First Squad </strong>(ou <strong>Pervyi Otryad</strong> dans sa langue d’origine, le russe !) était sûrement l’OAV la plus prometteuse et donc attendue de l’année 2009. Parce que l’animation était dirigée par les surdoués de Studio 4°C (<a href="http://www.animefr.com/mind-game-2-914.htm" target="_blank"><strong>Mind Game</strong></a>, <strong>Detroit Metal City</strong>) mais aussi de part son sujet nous projetant sur le front russe en pleine seconde guerre mondiale. Le projet trouve son origine en 2005 par le biais d’un clip de Legalize, un rappeur russe qui avait fait appel aux nippons pour le réaliser. Prévue pour devenir une série d’OAV, <strong>First Squad</strong> en devint finalement qu’une seule. Le design des personnages changea intégralement et le réalisateur du clip, Daisuke Nakayama (chara designer sur <strong>Tweeny Witches</strong> et animateur clé sur <strong>Mind Game</strong>) fut remplacé par Yoshiharu Ashino. Cet animateur possède déjà une longue expérience puisqu’il a participé entre autres à <a href="http://www.animefr.com/highlander-the-search-for-vengeance-938.htm" target="_blank"><strong>Highlander : The Search for Vengeance</strong></a>, <strong>Mind Game</strong>, <strong>Princess Arete</strong> ou encore <strong>Armitage III</strong>. Il avait aussi notamment réalisé la série <strong>Tweeny Witches</strong>.<!--more--></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/fsmt-cover.jpg " alt="" />Coproduite entre le Japon, la Russie et le Canada, <strong>First Squad </strong>(ou <strong>Pervyi Otryad</strong> dans sa langue d’origine, le russe !) était sûrement l’OAV la plus prometteuse et donc attendue de l’année 2009. Parce que l’animation était dirigée par les surdoués de Studio 4°C (<a href="http://www.animefr.com/mind-game-2-914.htm" target="_blank"><strong>Mind Game</strong></a>, <strong>Detroit Metal City</strong>) mais aussi de part son sujet nous projetant sur le front russe en pleine seconde guerre mondiale. Le projet trouve son origine en 2005 par le biais d’un clip de Legalize, un rappeur russe qui avait fait appel aux nippons pour le réaliser. Prévue pour devenir une série d’OAV, <strong>First Squad</strong> n&#8217;en devint finalement qu’une seule. Le design des personnages changea intégralement et le réalisateur du clip, Daisuke Nakayama (chara designer sur <strong>Tweeny Witches</strong> et animateur clé sur <strong>Mind Game</strong>) fut remplacé par Yoshiharu Ashino. Cet animateur possède déjà une longue expérience puisqu’il a participé entre autres à <a href="http://www.animefr.com/highlander-the-search-for-vengeance-938.htm" target="_blank"><strong>Highlander : The Search for Vengeance</strong></a>, <strong>Mind Game</strong>, <strong>Princess Arete</strong> ou encore <strong>Armitage III</strong>. Il avait aussi notamment réalisé la série <strong>Tweeny Witches</strong>.<span id="more-2889"></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Firstsquad1.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">1942, aux frontières de l’URSS, l’Armée Rouge résiste durement face aux troupes nazies. Nadya, une jeune russe dotée de pouvoirs de voyances fait partie d’une section d’élite, la First Squad. Exclusivement composée de jeunes recrues aux compétences spéciales, la First Squad est entièrement décimée sur le champ de bataille. Nadya est la seule survivante. Amnésique, elle avance sans but dans l’espoir de retrouver les bribes de son passé. Pendant ce temps, les nazis essayent de ressusciter d’entre les morts une armée de chevaliers teutoniques du XIIème siècle qui pourrait leur assurer une victoire absolue&#8230; <strong>First Squad : The Moment of Truth</strong> est bien étrange objet, aussi fascinant que décevant. D’un côté nous avons une histoire profondément ancrée dans la culture russe avec un zeste de d’ésotérisme entre <strong>Indiana Jones</strong> et <strong>Wolfenstein</strong>. Soit un mélange détonant entre un contexte réaliste (la seconde guerre mondiale) et le pur fantastique pulp. Mais de l’autre, on assiste à un spectacle qui ne décolle jamais, à la narration chaotique et au final peu généreux envers le spectateur. Une des bonnes idées de l’OAV est d’avoir entrecoupé l’histoire d’interviews d’acteurs de l’époque ou d’historiens sur les évènements évoqués. Outre l’horreur du champ de bataille, on apprend notamment la course à la technologie que se livrait les deux camps à l’époque (dont une machine que les russes avaient développée pour communiquer avec l’au-delà !). Toutefois, bien que toujours pertinentes, ses interventions prennent trop de place et cassent le rythme de l’animé. C’est d’autant plus gênant que le script n’est pas du tout le point fort de <strong>First Squad</strong>. On se retrouve avec une histoire très banale de jeunes adolescents aux pouvoirs surnaturels qui doivent sauver le monde (ou plutôt la sainte mère patrie de Russie dans notre cas). La première partie centrée sur la quête identitaire de Nadya à travers la toundra jusqu’à son arrivée à Moscou est clairement la plus intéressante. L’ambiance éthérée évoque le cinéma d’Andreï Tarkovski, tandis que certaines séquences rendent hommage à <a href="http://www.animefr.com/animated-russian-propaganda-723.htm" target="_blank">tout un pan de l’animation russe</a>. Le tout renforcé par un surprenant et très convaincant doublage russe. Plus conventionnelle, la seconde partie verse dans l’actioner basique. Ainsi, le passage dans l’Autre Monde se révèle peu inspiré et atrocement cheap. Tandis que l’on aura attendu pendant plus d’une heure l’assaut contre les troupes de morts vivants&#8230; Pour au final se retrouver avec une séquence bâclée d’un coup de cuillère à pot.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Firstsquad2.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Et comme si cela ne suffisait pas, l’OAV se clôt par le biais d’une fin ouverte oubliant ainsi de terminer toutes les intrigues commencées. Un choix étrange sachant qu’aucune suite n’est envisagée ! On a alors plus l’impression d’avoir assisté à un pilote de série TV qui ne verra jamais le jour qu’à un long-métrage. Ainsi, on aurait aimé savoir qui était ce mystérieux sage que l’héroïne rencontre dans la forêt et plus de bastons contre les deux jumelles nazies (qui nous offrent les deux meilleures scènes d’action de l’OAV). Bien que destiné au marché du DVD, <strong>First Squad</strong> a eu droit à une sortie en salles en Russie et de nombreux passages dans des festivals internationaux sûrement aidé par la présence de Studio 4°C au générique. Après Cannes, Locarno, Moscou, Austin ou encore Strasbourg, on peut espérer retrouver l’animé à Gérardmer pour le Festival International du Film Fantastique qui se déroulera fin janvier. Sachant qu’on avait pu voir là-bas des œuvres comme <strong>Wonderful Days</strong>, <a href="http://www.animefr.com/final-fantasy-vii-advent-children-220.htm" target="_blank"><strong>Final Fantasy VII : Advent Children</strong></a> ou encore <a href="http://www.animefr.com/resident-evil-degeneration-1947.htm" target="_blank"><strong>Resident Evil : Degeneration</strong></a>, sa place semble toute promise.</p>
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		<title>Kaiji</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 12:59:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zak</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Kaijilogo.jpg " alt="" />Nobuyuki Fukumoto est inconnu en France car aucune des ses œuvres n’est disponible. Mais pourtant, au Japon c’est une star. Ses mangas sortent de l’ordinaire et son auteur pallie son absence de talent dans le dessin (c’est moche, sans aucun doute), par des scripts fabuleux jouant comme jamais avec les nerfs de ses lecteurs. <strong>Kaiji</strong> (39 tomes depuis 1996) est la seconde adaptation par Madhouse de l’un de ses mangas après <strong>Akagi</strong> en 2005. Diffusé entre octobre 2007 et avril 2008 sur 26 épisodes, <strong>Kaiji </strong>couvre les 13 premiers tomes du manga et a pour thème central le jeu. En effet, si <strong>Akagi</strong> se déroulait dans l’univers très spécialisé du mah-jong, <strong>Kaiji </strong>est plus universel. Les jeux d’argent ou autres paris nous parle forcément plus, c’est pourquoi le manga est rapidement devenu populaire. Mais ce succès, on le doit surtout à un scénario efficace tel une mécanique parfaitement huilée et un sens du rythme à faire pâlir les créateurs de <strong>24 heures chrono</strong>. Joue ou meurt, à toi de choisir !<!--more--></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Kaijilogo.jpg " alt="" />Nobuyuki Fukumoto est inconnu en France car aucune des ses œuvres n’est disponible. Mais pourtant, au Japon c’est une star. Ses mangas sortent de l’ordinaire et son auteur pallie son absence de talent dans le dessin (c’est moche, sans aucun doute), par des scripts fabuleux jouant comme jamais avec les nerfs de ses lecteurs. <strong>Kaiji</strong> (39 tomes depuis 1996) est la seconde adaptation par Madhouse de l’un de ses mangas après <strong>Akagi</strong> en 2005. Diffusé entre octobre 2007 et avril 2008 sur 26 épisodes, <strong>Kaiji </strong>couvre les 13 premiers tomes du manga et a pour thème central le jeu. En effet, si <strong>Akagi</strong> se déroulait dans l’univers très spécialisé du mah-jong, <strong>Kaiji </strong>est plus universel. Les jeux d’argent ou autres paris nous parle forcément plus, c’est pourquoi le manga est rapidement devenu populaire. Mais ce succès, on le doit surtout à un scénario efficace tel une mécanique parfaitement huilée et un sens du rythme à faire pâlir les créateurs de <strong>24 heures chrono</strong>. Joue ou meurt, à toi de choisir !<span id="more-2875"></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Kaiji1.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Kaiji Itô est un raté. Vivant dans un petit studio minable à Tokyo et incapable d’avoir un emploi stable, il passe son temps à perdre son argent aux jeux ou autres paris. Un jour, il reçoit la visite d’un mafieux car il se serait porté garant des dettes d’un ami par le passé. Non seulement Kaiji a une vie de merde mais en plus il se retrouve endetté d’une lourde somme ! Toutefois, on lui propose une alternative qui lui permettrait d’effacer son ardoise : participer à un jeu clandestin durant une nuit sur un paquebot nommé &laquo;&nbsp;Espoir&nbsp;&raquo;. Kaiji accepte la proposition. Les ennuis ne font que commencer&#8230; <strong>Kaiji</strong> est la troisième réalisation de Yuzo Sato après l’OAV <strong>Bio Hunter</strong> et&#8230; <strong>Akagi</strong> bien sûr (il a depuis fait <strong>One Outs</strong> aussi). Sato fut aussi animateur clé sur <strong>Ninja Scroll</strong> et <strong>The Sky Crawlers</strong>, ainsi que storyboardeur sur <a href="http://www.animefr.com/death-note-648.htm" target="_blank"><strong>Death Note</strong></a>, <a href="http://www.animefr.com/claymore-688.htm" target="_blank"><strong>Claymore</strong></a> et <a href="http://www.animefr.com/gungrave-184.htm" target="_blank"><strong>Gungrave</strong></a> (la crème des productions récentes Madhouse). Bref, un habitué des adaptations de manga à succès, doublé d’un connaisseur de l’univers de Fukumoto. Soit le candidat logique pour <strong>Kaiji</strong>. Il retrouve ainsi son scénariste d’<strong>Akagi</strong>, Hideo Takayashiki (aussi auteur de <a href="http://www.animefr.com/rideback-2663.htm" target="_blank"><strong>Rideback</strong></a>, <strong>One Outs</strong>, <strong>Master Keaton</strong>, <strong>Maison Ikkoku</strong>, <strong>Ashita No Joe 2</strong>&#8230;) et le seiyû Masato Hagiwara qui interprétait déjà le personnage d’<strong>Akagi</strong> (et Tôa Tokuchi <strong>One Outs</strong>). <strong>Kaiji</strong> est scindé en deux arcs (attention la suite dévoile l’intrigue). Le premier couvre les neuf premiers épisodes et se déroule à l’intérieur du paquebot Espoir. Notre héros va devoir jouer au janken restreint, une sorte de pierre-feuille-ciseau avec des règles bien précises. Un jeu simple en apparence, mais qui se révèle bien plus complexe en réalité. Les anciens profitent de l’inexpérience des noobs pour les arnaquer (dont ce pauvre Kaiji). Différents clans se forment et tentent des stratégies plus ou moins astucieuses (Kaiji trouve deux associés en cours de route). Et enfin, l’argent distribué en début de partie devient un atout considérable (Kaiji s’en sert pour acheter des cartes).</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Kaiji2.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Une chose est sûre, la croisière ne s’amuse pas ici. Le temps est limité (quatre heures) et la défaite synonyme de mort. Ou peut-être pire encore (esclave à vie pour les yakuzas ?). Le doute plane sur le sort des perdants, qui finissent nus comme des vers dans une salle sombre (Kaiji ira y faire un tour pour s’y échapper dans un ultime sursaut d’orgueil). La seconde partie est encore plus machiavélique avec trois nouvelles épreuves : une traversée au-dessus du vide sur des poutres, une partie de cartes contre l’organisateur et enfin pour finir, un jeu de hasard contre le big boss des yakuzas. Autant vous dire que le chemin est parsemé d’embûches pour le pauvre Kaiji. Surtout lorsqu’il verra ses camarades faillir les uns après les autres ! On pourrait classer <strong>Kaiji </strong>dans le même panier qu’un <strong>Death Note</strong> et <a href="http://www.animefr.com/code-geass-lelouch-of-the-rebellion-r2-1777.htm" target="_blank"><strong>Code Geass</strong></a>, soit de purs thrillers fonctionnant sur leur rythme trépidant, de multiples coups de théâtre et sur la bataille psychologique que se livre le personnage central. De même, chacune de ces séries disposent d’un sous-texte intéressant : la justice pour <strong>Death Note</strong> et la place de la jeunesse dans notre société pour <strong>Code Geass</strong>. Pour <strong>Kaiji</strong>, c’est le pouvoir de l’argent. Logique lorsque l’on parle de jeu. Toutefois, l’œuvre de Fukumoto se démarque pour son approche plus adulte (les tics du shônen sont soigneusement évités), voir carrément nihilistes par moment. Les individus engagés dans ces paris absurdes ne sont pas considérés comme des êtres humains. Kaiji découvre durant l’épreuve des poutres, qu’ils sont en réalité les jouets de richissimes personnalités. Le but principal n’est pas de gagner le gros lot, mais plutôt de divertir par le biais d’un spectacle dangereux et surtout dégradant. Série quasiment parfaite sur les quinze premiers épisodes, <strong>Kaiji</strong> montre des faiblesses dans sa dernière ligne droite. La triche fait son apparition de manière quelque peu absurde (l’émetteur qui mesure les pulsations cardiaques), le suspense vire au torture porn gratuit à la <strong>Saw </strong>(Kaiji met en jeu son ouïe, puis après ses doigts) et le propos perd en subtilité (les discours redondants de Tonegawa sur le fossé séparant les riches/puissants et les pauvres/ratés). On a frôlé de peu le chef-d’œuvre.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Kaiji3.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">La personnalité très travaillée de Kaiji doit une grande part à la réussite de la série. Loser immédiatement sympathique (au début il crève les pneus du mafieux qui va lui rendre visite sans savoir que c’est sa voiture), Kaiji est beaucoup plus intelligent qu’il ne le laisse paraître. Durant la partie sur l’Espoir, il devient rapidement un leader et établi une stratégie de jeu que peu d’individus auraient pu mettre en place. Toutefois, Kaiji est trop gentil. C’est sa nature. Après la trahison de son ami Ando, il continuera à avoir confiance en lui, sachant pertinemment que ce dernier pourrait lui refaire le coup. De même, s’il se considère comme un raté, Kaiji devient un tout autre homme avec des cartes en mains. Quelqu’un capable de prendre des risques insensées car il est persuadé que ses coups sont infaillibles. Ce qui le mènera à sa perte au vu de son état à la fin de la série (pourtant il ne semble pas découragé pour autant). Comme on l’évoquait en début d’article, Fukumoto avoue être mauvais en dessin. Dommage alors que Madhouse n’ait pas mis un peu plus les moyens pour mieux faire passer la pilule. Le chara design de Masato Hagiwara (directeur de l’animation sur <strong>Claymore</strong>) est trop fidèle à l’œuvre d’origine, les métaphores visuelles censées décrire l’état mental des personnages sont ringardes et l’animation rudimentaire au possible. Heureusement, la bande son rattrape le tire avec un très bon score de Hideki Taniuchi dans la lignée de son travail sur <strong>Death Note</strong>. <strong>Kaiji </strong>étant une série très bavarde, le doublage devait absolument être une réussite. Ce qu’il est grâce à Masato Hagiwara dans le rôle du héros principal mais aussi Hakuryuu dans celui du diabolique Tonegawa (qui chante aussi l’ending) et Fumihiko Tachiki (Gendô Ikari dans <strong>Evangelion</strong> et Bunji Kugashira dans <strong>Gungrave</strong>) dans celui du narrateur. En effet, les épreuves de <strong>Kaiji </strong>sont commentées, ce qui donne un côté &laquo;&nbsp;sportif &nbsp;&raquo; à l’ensemble tout en intensifiant le suspense déjà très présent.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Kaiji4.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Si vous arriverez à passer au delà du chara design, vous allez à coup sûr avoir envie de finir <strong>Kaiji</strong> d’une traite tant la série est addictive. On regrettera juste que la seconde partie soit inférieure à la première (comme pour <strong>Death Note</strong> !) et que la critique sociale n’ait pas les arguments suffisants pour être totalement crédible. Même si toutefois, la vision désespérée de l’être humain donnée par Fukumoto mérite le coup d’œil tant elle tranche avec le reste de la production d’animés. Madhouse a annoncé depuis la mise en chantier d’une nouvelle saison, on peut donc espérer une diffusion pour 2010. Zawa Zawa en attendant.</p>
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		<title>Bleach: Fade to Black &#8211; I Call Your Name</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 16:06:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zak</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/bleachfilm3logo.jpg " alt="" width="114" height="159" />Après deux opus cinématographiques presque convaincants (surtout par rapport aux films <a href="http://www.animefr.com/naruto-shippuden-kizuna-2469.htm" target="_blank"><strong>Naruto</strong></a>), <strong>Bleach</strong> s’offre un troisième essai. Sorti en décembre 2008 au Japon (au moment où le 199ème épisode fut diffusé) <strong>Bleach: Fade to Black </strong>est toujours réalisé par Noriyuki Abe d’après un script, cette fois, de Natsuko Takahashi. Après Masashi Sogo et Michiko Yokote, la scénariste de <a href="http://www.animefr.com/chrno-crusade-355.htm" target="_blank"><strong>Chrno Crusade</strong></a> et <strong>Tokyo Magnitude 8.0</strong> (aussi en poste sur la série TV <strong>Bleach</strong>) marque un retour aux sources de la saga : il faut sauver Rukia. Studio Pierrot fait du neuf avec du vieux, si possible sans trop se fatiguer sur l’intrigue et les rebondissements. À regarder d’un œil sous peine d’ennui mortel...<!--more--></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/bleachfilm3logo.jpg " alt="" width="121" height="169" />Après deux opus cinématographiques presque convaincants (surtout par rapport aux films <a href="http://www.animefr.com/naruto-shippuden-kizuna-2469.htm" target="_blank"><strong>Naruto</strong></a>), <strong>Bleach</strong> s’offre un troisième essai. Sorti en décembre 2008 au Japon (au moment où le 199ème épisode fut diffusé) <strong>Bleach: Fade to Black </strong>est toujours réalisé par Noriyuki Abe d’après un script, cette fois, de Natsuko Takahashi. Après Masashi Sogo et Michiko Yokote, la scénariste de <a href="http://www.animefr.com/chrno-crusade-355.htm" target="_blank"><strong>Chrno Crusade</strong></a> et <strong>Tokyo Magnitude 8.0</strong> (aussi en poste sur la série TV <strong>Bleach</strong>) marque un retour aux sources de la saga : il faut sauver Rukia. Studio Pierrot fait du neuf avec du vieux, si possible sans trop se fatiguer sur l’intrigue et les rebondissements. À regarder d’un œil sous peine d’ennui mortel&#8230;<span id="more-2852"></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Bleach1.png" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Une mystérieuse explosion d&#8217;énergie spirituelle se produit au centre du Seireitei dans le monde de la Soul Society, causant de gros dégâts. Au même moment, Rukia ressent une étrange sensation, comme si elle avait oublié quelque chose d’important. Ayant eu vent des événements, Kisuke Urahara envoie Ichigo en reconnaissance pour enquêter. Une fois sur place, Ichigo se fait attaquer par les shinigamis, qui ne semblent pas le reconnaître. En essayant de les raisonner, il découvre que personne ne se souvient de Rukia. Ichigo part à la recherche de son amie pour découvrir qui se trame derrière cette amnésie générale&#8230; <strong>Bleach: Fade to Black</strong> part d’une bonne idée, celle de faire de notre héros, Ichigo, un total inconnu aux yeux des shinigamis. En arrivant à la Soul Society, Ichigo doit se frotter à tous ses amis qui le prennent pour un intrus : Renji, Ikkaku, ou encore des capitaines comme Komamura ou Hitsuyaga. S’engage alors une sorte de remake du premier arc de l’histoire originale, sauf que désormais Ichigo a désormais la puissance d’un capitaine. Mais voilà, ce qui s’annonçait excitant sur le papier &#8211; soit des combats à la chaîne avec un zeste de mystère &#8211; est vite éventé par une seconde intrigue montée en parallèle. Cette dernière, centrée sur Rukia et deux étranges individus étroitement liés à son passé, ne fait que casser un rythme déjà pas bien dynamique. Le manque de charisme des bad guys (un frère et une sœur) joue beaucoup en défaveur de cette histoire. Leurs motivations se limitant à garder Rukia juste pour eux. On notera aussi passage que la fille est doublée par Aya Hirano, seiyû que l’on connaît bien, notamment pour les rôles de Lumière (<a href="http://www.animefr.com/kiddy-grade-502.htm" target="_blank"><strong>Kiddy Grade</strong></a>), Misa Amane (<a href="http://www.animefr.com/death-note-648.htm" target="_blank"><strong>Death Note</strong></a>) ou encore Chiko (<strong>Chiko, l&#8217;héritière de Cent-visages</strong>).</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/Bleach2.png" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">L’absence de réels enjeux, de personnages développés et d’implication émotionnelle (le combat contre &laquo;&nbsp;Evil Rukia&nbsp;&raquo; tombe complètement à plat) fait de cet opus le plus faible des trois. Une fois de plus Studio Pierrot essaye de satisfaire tout le monde en casant le plus de monde possible (même Urahara vient se battre). Réitérer la même erreur trois fois de suite, faut vraiment être borné ! Seul le deuxième opus, <a href="http://www.animefr.com/bleach-the-diamonddust-rebellion-1681.htm" target="_blank"><strong>The DiamondDust Rebellion</strong></a> (qui sort en janvier chez Kaze) avait réussit à trouver un juste milieu entre le fan service et un script un minimum consistant.</p>
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