L’affaire "Goldogate" ne fait pas bon ménage en France
2 juillet 2006 | Par Ulrich | Publié dans Divers | lu 39 fois
Vous ne trouvez pas de coffrets DVD de Goldorak ? Pourtant il y’a quelques temps on pouvait en trouver en vente par Déclic Images - (jaquette du DVD Goldorak). Cependant, Déclic Images n’a jamais payé les droits à qui que ce soit, et notamment les ayant-droits japonais (Dynamic Planning et Toei Animation) plus l’ayant-droit du doublage en VF. Ce dernier est un peu plus flou, ce serait Bruno-René Huchez (IDDH) qui les possèderait (tout est flou). Pour rappel, AB Production ne possède que les droits de télédiffusion et non pas de sortie vidéo et aucun éditeur vidéo français ne les possède non plus. Mais cette affaire perdure encore après deux ans d’enquête.
En janvier dernier, les sociétés Toei et Dynamic ont obtenu en première instance une condamnation pour un montant de 7 200 000€ de Manga Distribution (d’où le dépôt de bilan). Jeudi dernier s’est joué la nième bataille judiciaire opposant Toei Animation et Dynamic Planning à Déclic Images et Manga Distribution. Pour ce qui est de MD/DI, ils restent sur la défensive en évoquant une fois encore le Droit français concernant la propriété intellectuelle. De plus, il annoncent avoir été trompés par RCP (Rouge Citron Production), qui leur auraient fourni les masters. A cela s’ajoute le fait que le manque d’archives au sein même de la Toei ne permet pas d’annoncer qui possède réellement les droits Goldorak. De plus, Me Nitot juge irrecevable la demande de Poly Production, nouvel intervenant.
RCP continue de se blanchir, en annonçant clairement qu’il n’ont jamais fourni un quelconque master à DI, juste un CD contenant un exemple de ce qu’est capable de fournir la remasterisation. Toei et Dynamic continuent de revendiquer leur droits sur Goldorak, et surtout le manque à gagner par rapport aux 100000 coffrets déjà vendus (ou 500 000 produits). Ils restent sur leur demande de dommages et intérêts pour contrefaçon et concurrence déloyale. IDDH et Poly Production revendique de leur côté les droits du titre Goldorak et de la VF, droits passés par contrats entre IDD, puis IDDH… PP demande a leur tour des dommages et intérêts sur le dos de la contrefaçon.
Bref, c’est qu’on n’est pas encore au bout de nos peines, avec le volet pénal sur le coffret 3 de Goldorak, la question de la bande son française, mais aussi Candy et Albator qui feront à leur tour les grandes heures de la chronique judiciaire. Rendez-vous le 8 septembre 2006.
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