Kure-nai
8 décembre 2008 | Par Zak | Publié dans Critiques | 5 commentaires | lu 1 744 fois
Dernière production Brains Base en date, Kure-nai était forcément attendu au tournant. En effet, avec Baccano! en 2007, le jeune studio a prouvé que l’on pouvait compter sur lui. Kure-nai est l’adaptation du manga de Kentarô Katayama et Yamato Yamamoto, lui-même tiré du light novel éponyme. 12 épisodes supervisés par Kô Matsuo (qui signe la réalisation et le script) et son équipe habituelle qui officièrent précédemment sur Rozen Maiden et Red Garden. Deux séries qui divisent beaucoup, avec d’un côté ceux qui pensent qu’elles ne racontent rien (c’est vrai…) et de l’autre ceux qui sont subjugués par les parti pris graphiques audacieux (qui leur donnent une indéniable personnalité, c’est vrai aussi) et la profondeur des personnages. Kure-nai s’inscrit sans surprise dans la même veine. Attendez-vous à, soit adorer, soit détester. Nous, on vote pour la seconde option. Désolé pour les fans…

Shinkurô Kurenai est un lycéen de 16 ans, qui vit seul depuis la mort de ses parents dans un attentat. Pour payer ses frais, il occupe un poste de « médiateur » pour le compte d’une femme, Benika Jûzawa. Ce travail consiste à régler les conflits et à user la force si nécessaire. Heureusement, Shinkurô est un expert en arts martiaux, qu’il a appris auprès de sa patronne et de la famille de Yûno, une camarade de classe. Sa nouvelle mission consiste à protéger Murasaki Kuhôin, une jeune fille de 7 ans appartenant à une prestigieuse famille de l’aristocratie japonaise. Murasaki n’a jamais connu le monde extérieur et son destin est de poursuivre une mystérieuse tradition familiale. C’est pourquoi Benika l’a kidnappée pour éviter qu’elle subisse le même sort que sa défunte mère… Difficile d’attaquer Kure-nai sur sa forme tant la série fait preuve d’un travail soigné aussi bien au niveau des décors (la somptueuse demeure des Kuhôin), du chara design (on reconnaît la patte de Kumi Ishii) ou de l’animation (les combats sont impressionnants). Idem pour le doublage, effectué à l’instar de Red Garden au préalable, histoire de postsynchroniser ensuite les dessins aux voix et non l’inverse. Mais voilà Kure-nai est une nouvelle coquille vide à mettre au tableau de Kô Matsuo. L’intrigue n’est qu’un prétexte pour narrer la vie quotidienne de l’adolescent et de la jeune fille. Cette dernière ne connaissant rien au monde extérieur va découvrir toute sorte de choses inédites… Comme vivre avec un faible revenu (yeah, super) ! Véritable boulet au départ pour Kurenai, Murasaki va peu à peu s’attacher à notre héros et développer une relation d’amitié, voir d’amour platonique. Soit, c’est bien, mais que cela occupe les 3/4 de l’animé sans proposer rien d’autre, c’est juste de la fainéantise scénaristique.

Tous les passages scolaires de Kurenai fleurent bon le remplissage car dans ce genre de production il faut toujours en caser un peu. Elle sert à quoi la copine à lunettes à part installer un faux triangle amoureux ? Et le pouvoir surnaturel de Kurenai qu’on oublie d’expliquer ? Pourquoi un épisode musical hors sujet et insupportable pour les oreilles en plein milieu de la série ? Quid de l’intrigue principale qu’on ressort à la toute fin quitte à l’expédier ? C’est ça Kure-nai, une série foutraque (certains parleront de « richesse ») qui respire le je-m’en-foutisme à tous les étages. On se consolera tout de même avec les deux derniers épisodes construits comme un beat them all avec l’intrusion de Kurenai, Benika et Yayoi dans le domaine familial des Kuhôin pour récupérer Murasaki. Juste de quoi réveiller un spectateur tombé en léthargie depuis déjà bien longtemps…
9 décembre 2008 à 11:04 (#)
Si on rajoute à ça une mise en scène fabuleuse, digne d’un grand film classique plus que d’un anime, un scénario aussi riche que passionnant et doté de dialogues hallucinants (et quelle qualité de voice acting!) ainsi que d’un épisode musical qui est de loin le plus grand achèvement animé de l’année, on obtient tout simplement la meilleure série 2008.
En fait, on peut clairement faire l’analyse dans les deux sens comme tu dis, pour moi c’est le meilleur anime de l’année avec Kaiba, et c’est étrange, j’ai rarement lu ou entendu des gens le critiquer (tu es le premier
), d’ailleurs il est extrêmement bien noté sur un peu tous les sites francophones ou anglophones.
9 décembre 2008 à 12:51 (#)
Héhé. Ton avis n’a pas changé d’ici à la fin de la série, alors.
Ben ouais, moi je kiffe toujours et je crois que tu cherches des trucs que la série n’est pas là pour donner.
En fait c’est à moitié un anime slice of life (sauf les deux derniers épisodes qui se donnent bien oui) et du coup le mélange peut effectivement déstabiliser ceux qui attendront un traitement plus classique.
Moi je suis fan de ce traitement en à-côtés, de ce tythme atypique, de cette hybridation.
(Mais sinon je comprends qu’on puisse critiquer quoi, pour les mêmes raisons qui font que j’aime le truc ^^)
10 décembre 2008 à 11:17 (#)
« et de l’autre ceux qui sont subjugués par les parti pris graphiques audacieux » Je fais parti de ceux-là.
Tu as oublié que c’est un des seul anime de 2008 meritant d’être regarder tant il y a un atrait certaint se degageant de cette série.
Le graphisme et l’animation sont sonptueux et, s’accorde bien avec la bande musicale.Plus particulierement l’instrument (le piano) qui fait ressortir les moments douleureux du passé de Murasaki et Sinkurô. Et à l’inverse , les moments joyeux qu’il vont decouvrir ensemble.
Le scénario est terriblement original et sensible, ce qui est extrement raffraichissant si l’on veut decouvrir quelque-chose de nouveau ne se rapportant à aucune autre série dites « traditionelle ». Il ne faut pas oublier que Kurenai n’est composé que 12 episodes et que si dans il y en aurait eu 26, la série aurait été (plus) compléte.
Aprés c’est à chacun de voir ce qu’il recherche dans un anime.
Je le conseille à tous car cet anime est excellent.
Ta conclusion en fin critque Zak est peu sévére, mais sache qu’il ny a pas d’anime parfait. Seulement des coups de coeur et des navets …
10 décembre 2008 à 06:45 (#)
Ah, enfin ! Je me demandais si j’étais le seul à ne pas avoir aimé la série. Malgré ses qualités, Kurenai est bancal avec un fil rouge discutable. L’âge de Murasaki, un atout au début de la série, s’est révélé incohérent avec ses derniers discours inappropriés dans la bouche d’une gamine d’une dizaine d’années, elle aurait eu quelques années de plus que ça aurait mieux passé.
Il y a aussi le bras du mec qui sert à rien. Je trouve que Kurenai est un anime commercial. Pas comme CG c’est sûr, mais il est lui aussi travaillé pour un public, élitiste peut-être mais tout aussi mouton. Il faudra que je ponde un article là-dessus un jour.
10 décembre 2008 à 09:00 (#)
Je ne comprends pas en quoi le discours de Murasaki peuvent être inaproprier en vue de son âge. Il ya des enfants plus ou moins precoce dans la vie. Qui sont plus matures que d’autres selon leur bréve experience personnel et les evenements plus ou moins marquant à leur egard. C’est le cas pour Murasaki, notamment en connaissance de sa future destiné (au sanctuaire interieur) et au poids de la tradition Kuhôin. Je pense que c’est pour cela que malgré son jeune âge, tout ceci ne la que rendu que plus « adulte » surtout apres la mort de sa mére.
Pour en revenir à Shinkurô , il me semble que la Lame qui est integre à son bras gauche, est ennoncé par son maitre d’arts martiaux et par Shinkurô lui même. La raison ?Simmplement le souhait de denvenir Fort comme beaucoup de héros dans different anime d’ailleurs.
Pour répondre au speticisme des personnes au sujet de kurenai, je pense qu’ils devraient s’orienter vers le novel.