Hunter X Hunter

16 avril 2008  |  Par Kakashi89  |  Publié dans Critiques  |  7 commentaires  | 

hxhlogo1.gifFigurant déjà dans le répertoire des grands mangakas par le succès de Yu Yu Hakusho pendant les années 90, Yoshihiro Togashi se lance en 1998 dans un nouveau projet : Hunter X Hunter. Publié dans le célèbre magazine Shônen Jump (toujours en cours avec 25 tomes jusqu’à présent), le manga eut dès son arrivé un succès fulgurant auprès du public japonais, le propulsant au sommet des ventes et le classant parmi les shônen les plus côtés du Japon. C’est alors qu’une adaptation en série TV de 62 épisodes, dirigée par Kazuhiro Furuhashi (ayant participé dans Ranma ½, et plus récemment dans Le Chevalier D’Eon ou Higurashi no Naku Koroni Kai), fut annoncée par les studios Nippon Animation pour 1999, suivie de 8 OAV avec le même staff en 2002, puis de Greed Island et Greed Island Final, deux lignées de 14 OAV chacune en 2004. Petit point sur ce qui est probablement l’un des shônen les plus populaires du moment.

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Candide mais intrépide, Gon est un jeune garçon de 12 ans qui vit avec sa grand-mère et sa tante Miko sur la paisible île de la baleine. Croyant que ses parents étaient morts dans un accident de voiture, il apprit un jour par Kaito, un ami de son père Jin, que celui-ci était toujours en vie et qu’il faisait parti du cercle très fermé des Hunter professionnels. C’est par la suite de cette révélation, que le jeune homme décide de passer le terrible examen Hunter et de se lancer à la poursuite de son père à l’aide de Kirua, Kurapica et Leorio, les amis qu’il rencontre pendant son périple. C’est clair, Hunter X Hunter est un animé construit sur la trame la plus basique des shônen ; à savoir un héros au caractère naïf, mais courageux et imprévisible, qui se lancera dans une quête jalonnée d’aventures et de mésaventures de toutes sortes, et qui se liera d’une amitié indestructible avec ses compagnons de route. Seulement voilà, bien que reprenant les composants du shônen type, l’imagination de Togashi parvient à distinguer la série en créant un scénario riche, original et implacable, mettant en scène des personnages très variés et dotés d’une psychologie très fouillée. En effet, le mental des différents personnages tient un rôle prépondérant dans la narration du récit, à tel point que la série peut être qualifié de “shônen psychologique”. Oubliez les shônen de baston (DBZ, Naruto, Bleach, One Piece…) où les combats s’étalent sur plusieurs épisodes, dans Hunter X Hunter les combats sont brefs, tactiques, et ils se font rares ! La série est axée sur l’influence des propos ; de longs dialogues avec parfois un souci maniaque pour expliquer très minutieusement tous les concepts abordés. Ceci étant le point fort de l’œuvre, il constitue indéniablement son point faible. Les explications et les dialogues sont parfois tellement longs et détaillés que ça devient ennuyeux, voir énervant au bout d’un moment (notamment le combat de Gon contre Hanzo).

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En plus, bien que suivant fidèlement le fil du manga (à l’exception de quelques rajouts), l’animé reste assez long, puisque répartir 11 tomes sur 62 épisodes ne peut se faire sans rallonger l’histoire, résultat… ça craint ?! Non pas du tout, puisque la lenteur de l’animé a été condensé surtout pendant la première partie de l’examen Hunter, et qu’arrivé à la dernière étape de celui-ci, les épisodes commencent à s’enchaîner et l’action s’accélère (surtout à partir de l’apparition de Irumi Zoldick, le frère aîné de Kirua) nous procurant une jubilation, de plus en plus intense et non soupçonnée au début. D’autre part, cette étape est marquée par un détour assez brutal qui revient à la tournure très inquiétante que prend l’histoire lorsque l’on découvre la sombre double personnalité dont souffre Kirua. Un instinct d’assassin réveillé par son frère Irumi, qui émergera de temps à autre pendant l’histoire, créant des allers-retours entre une atmosphère “psychopathique” et l’ambiance bon enfant qui règne plus souvent. Un changement d’ambiance qui s’accentue encore plus pendant l’arc York-Shin city, dont la majorité des événements se passe pendant la nuit, et surtout avec la transformation radicale du personnage Kurapika. Enfin, je reviendrai sur ça plus tard. Pour l’instant, pour suivre l’ordre chronologique des événements, évoquons la Tour Céleste. C’est pendant cette étape, que nos amis (Gon et Kirua), apprendront ce que l’auteur a appelé “Nen”. Un concept inspiré des théories orientales du contrôle de l’énergie vitale utilisé à maintes reprises dans les shônen sous différentes appellations (aura, énergie, chakra…). On a tous eut un peu peur au début en croyant qu’il s’agirait encore d’un truc de boules d’énergie, mais non. Pas question pour Togashi de reprendre un concept sans le réadapter entièrement en donnant libre court à son intarissable imagination. Oui, pour notre grand plaisir l’auteur s’investie à nous présenter chaque recoin de sa théorie du Nen, pourtant très complexe, à l’aide d’exemples et d’explications très détaillées la rendant plus intelligible mais surtout plus crédible que jamais. Variant les techniques et les prédispositions de chaque personnage en fonction de ses traits de caractère. Ainsi, et comme l’a expliqué l’unique Hisoka pendant son combat contre Gon, on peut deviner le type de Nen auquel appartient un personnage sans le savoir au préalable.

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C’est en majeur partie, ce concept qui va permettre au récit d’acquérir un potentiel d’évolution considérable, lui donnant la possibilité de développer les aptitudes des innombrables protagonistes qui le constitue, et nous procurant une sorte de concupiscence presque insatiable à connaître les tendances et les compétences de ceux-ci dans le Nen. C’est de cette façon que commence l’arc York-Shin City (de loin le meilleur à mes yeux), avec nos héros ayant acquit leur nouvelle arme (le Nen), prêts à faire face aux experts en la matière tels Hisoka et les membres de la Genei Ryodan (Brigade Fantôme). On découvre alors un Kurapika complètement changé, qui devient un personnage principal pendant ce chapitre, en parallèle avec le groupe Gon, Kirua et Leorio. Devenu plus “dark “, plus fort et donc plus charismatique, ce dernier ne respire plus que pour assouvir son ultime vengeance, en l’occurrence terrasser chacun des membres de la redoutable brigade fantôme dirigée par l’énigmatique Kuroro. L’atmosphère lugubre et pesante qui règne sur cette partie, et la découverte des nouveaux personnages plus exceptionnels les uns que les autres, accélèrent le rythme de la série et rendent le suspens insoutenable. Cet arc, contribue formellement à rendre l’animé plus mature avec la violente confrontation entre “le type à la chaîne” et la brigade fantôme dans un milieu mafieux des enchères, l’orientant plus vers un seinen, puisque les projecteurs sont braqués, en majeur partie, sur le clan Nostrad et la Brigade Fantôme (pour l’info, York-Shin est la fusion entre les deux mots anglais York désignant “grande ville” et Shin qui vient de “enchère”). Des combats palpitants (Kurapika Vs Uvo, Kuroro Vs Silva & Zeno Zoldick) avec des enjeux plus intéressants, des filatures et des courses poursuites à vous couper le souffle, des personnages très diversifiés dotés d’un charisme fou, le chapitre York-Shin (qui trouve sa suite dans les 8 OAV) montre définitivement la créativité de génie de Togashi, capable de créer des intrigues aux multiples rebondissements, et un scénario susceptible de beaucoup évoluer, mis en scène avec une intelligence et une puissance rare.

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L’animé n’étant pas exempt de défauts, souffre (hormis les personnages) d’un graphisme moyennement soigné même pour 1999. Les décors sont parfois loin de nous satisfaire, surtout au début. Mais, dieu merci, la production se rattrapera un peu vers la fin. Les personnages quand à eux bénéficient d’un chara design de Takayuki Goto (Ghost in the Shell : SAC, Blue Seed) qui retranscrit très bien les émotions de chacun d’eux ; la sincérité et naïveté qui transparaissent à travers les énormes yeux de Gon, la profondeur du regard de Kirua quand il perd le contrôle de sa seconde nature, le visage narquois de Hisoka, mais surtout les yeux perçants de Kurapika qui virent du bleu ciel au rouge flamboyant quand sa colère devient intense. Les musiques sont aussi l’un des atouts de l’anime, avec des openings et endings de J-Pop très sympathiques, et une original sound track composées par le grand Toshihiko Sahashi (Full Metal Panic!, Mobile Suit Gundam Seed) de qualité, ponctuant chaque situation et rendant notre implication dans l’histoire, plus grande. Pour conclure, je dirai qu’humour, action et suspens sont les ingrédients clés de ce shônen devenu culte : une œuvre réfléchit qui surprend par son coté “clair-obscur”, alternant subitement le bleu azur et le noir le plus sombre, et qui doit son efficacité à des personnages très réalistes (pas foncièrement bons ou le contraire) orchestrés dans un scénario empoignant par un Yoshihiro Togashi - de toute évidence - au mieux de sa forme !

Commentaires

  1. Tofu dit :

    16 avril 2008 à 05:22 (#)

    Très bonne critique comme souvent sur ce site, je n’ai pas regarder l’anime dans son intégralité lui préférant la version papier mais voir Gon et consort ( Isoka ! ) en mouvement c’est toujours un plaisir.
    Petite suggestion sur la forme, peut-être serait il judicieux d’espacer le texte, loin de moi l’idée de jouer les profs de français, mais pour un meilleur confort de lecture, des paragraphes seraient les bienvenus ;)

  2. mikuchan dit :

    17 avril 2008 à 01:33 (#)

    Oui excellente critique.très bien écrit.je suivé l’animé sur la chaine manga mais ils n’ont pas continué avec les OAV dommage, je crois que je m’acheter les DVD…Merci et bonne continuation

  3. iuyno dit :

    19 avril 2008 à 03:01 (#)

    vous avez oubiez de mettre une image de mon perso préféré: Killua :)

  4. juju2712 dit :

    21 avril 2008 à 08:22 (#)

    J’ai beaucoup aimé l’anime savez vous si il y aura une suite en anime? Car on reste un peu sur notre fin,beaucoup de mystère ne sont élucidé…

  5. Zak dit :

    22 avril 2008 à 02:53 (#)

    Le manga reprend bientôt donc… On aura peut être la suite en anime, mais pas dans l’immédiat.

  6. karasu dit :

    27 avril 2008 à 09:04 (#)

    bonne critique kakashi89 c un manags super interressant qui nous offre une raison inconprehensible de le suivre .en kelke mots un mangas culte.

  7. Mugen dit :

    28 avril 2008 à 05:38 (#)

    ouais le manga est culte et génial espérons juste que la suite sera de meilleur qualité au niveau du dessin…. Ce serait dommage sinon.

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