Hikaru no Go
18 décembre 2005 | Par Zak | Publié dans Critiques | lu 399 fois
Avant d’être une série animée Hikaru no Go est un manga en 23 volumes signé Yumi Hotta et Takeshi Obata. En 2001, Studio Pierrot, connu pour ses adaptations à rallonge de shônen (le dernier en date est Bleach), décide de produire la série TV. Nous retrouvons à la réalisation Shin Nishizawa qui a travaillé dernièrement comme storyboarder sur Mobile Suit Gundam Seed Destiny. La diffusion de la série se termina en 2003 après un marathon de 75 épisodes (+ 1 OAV et 2 TV Special, dont un en 2004).

Hikaru est un jeune garçon de 11 ans. Un jour, alors qu’il fouille le grenier de ses grands-parents pour y trouver des antiquités à revendre, il découvre un vieux Goban, une table de jeu de Go. Mais voilà qu’en voulant le nettoyer, il réveille le fantôme de Saï Fujiwara, un joueur de Go de l’époque Heïan (VIIIème au XIIème siècle) qui était le professeur de Go de l’Empereur. Saï se glisse dans l’esprit d’Hikaru et va lui faire découvrir l’univers du Go malgré les réticences du jeune garçon qui ne veut pas s’intéresser à ce jeu de “vieux”. Mais petit à petit, au fil des rencontres et des parties, Hikaru va se découvrir un intérêt inattendu pour ce jeu… Hikaru no Go est une série ayant pour thème central le jeu et plus précisément le Go. Ne me demandez pas d’expliquer les règles en détail, je n’ai pas saisi toutes les subtilités après avoir vu les 25 premiers épisodes. Mais après tout, je ne sais toujours pas me cloner alors que je suis Naruto depuis le début de sa diffusion (hi hi !). Trêve de plaisanteries. La série est orientée pour un public jeune : l’univers est aseptisé, très coloré, tout le monde il est beau, il est gentil. Bref, on est loin de la maturité d’un Fullmetal Alchemist dans le domaine du shônen. Le déroulement de Hikaru no Go se fait de manière identique à un Dragon Ball : entraînement, duel, tournoi, etc. C’est la même chose, sauf qu’on remplace les combats par des parties de Go. Seul problème, c’est le dynamisme d’un combat qui rendait souvent l’animé attrayant. Hors ici, les matchs rejettent toute forme de dynamisme puisque tout se déroule sur une table de jeu.

La staticité de la mise en scène rend l’ensemble particulièrement chiant, il faut l’avouer (alors qu’en manga, ça passe largement mieux). L’animation n’étant pas d’excellente qualité, cela n’arrange rien (le chara design est très inégal). Autre point noir mais concernant le manga et l’animé cette fois : le côté sérieux des matchs. En effet, les joueurs prennent vraiment trop à cœur les parties de Go, comme si leur vie en dépendait. Quand on voit l’équipe d’Hikaru pleurer à la fin d’un tournoi scolaire ou Akira en vouloir à mort à Hikaru de l’avoir battu, on tombe dans le ridicule absolu. Le personnage d’enfant gâté qu’est Akira est totalement insupportable. On a qu’une envie : que Hikaru lui balance son Goban dans la tronche. Mais je m’égare. Heureusement, Saï, l’esprit qui accompagne Hikaru est une attraction à lui tout seul. Il est d’ailleurs le seul moteur humoristique de la série. Le reste tombe souvent à plat. L’intégrale de la série est disponible en trois coffrets DVD parut chez Déclic Images (25 épisodes par coffret). Vous l’aurez déviné j’ai arrêté à la fin du premier. Et même si je me base sur le tiers de la série, Hikaru no Go est un ratage, mais un ratage intéressant. Le Go est un jeu assez intriguant pour permettre au spectateur d’en savoir plus dessus et peut être même l’amener à jouer à ce jeu légendaire.