Heaven Eleven
7 décembre 2005 | Par Ulrich | Publié dans Manga | lu 78 fois
Encore du football ? Ou du soccer ? Du déjà vu ? Non, Heaven Eleven a quelque chose de neuf. Je vais essayer de vous faire découvrir cette chose qui le différencie des autres mangas du même thème. Heaven Eleven est édité en France par Taifu Comics, Heaven Eleven est une série récemment terminée au Japon signée Hideki Ôwada, l’auteur du divertissant Keishicho 24, qui comme Heaven Eleven possède un nombre de tomes se comptant sur les doigts. Cinq tomes seulement constituent l’intégralité des aventures footbalistiques de Saigô et son acolyte Okubo. Le premier d’entre eux commencent sur les chapeaux de roue, avec une présentation des divers protagonistes.
Dans le premier on retrouve donc Saigô et Okubo, deux lycéens passionnés par le football (soccer), qui décident de créer un club de football, celui-ci n’existant bizarrement par dans leur lycée. Les deux protagonistes habitent sur une île très reculée, et sur laquelle deux villes coexistent. Cependant la création de ce club de football ne rencontra pas le succès désiré. Que se cache t-il sur cet île? Nous retrouvons une équipe de onze joueurs ayant tous une attitude, une personnalité,… différent !

La percée d’Ôwada en France vient de commencer, et si le succès est au rendez-vous, on aura certainement droit à l’avenir à d’autres de ses manga comme Tanoshii Kôshien ou encore le récent Tsukishima. Depuis Keishicho 24, on remarque qu’Ôwada s’est amélioré. Son trait est plus juste et exprime une certaine dynamique, un point essentiel qui permet à ses gags très visuels de fonctionner le mieux possible. Le cadrage reste quant à lui assez identique à la précédente œuvre, à savoir bien tracé et plutôt efficace. En bref, sans être exceptionnellement marquant, le style de cet auteur est, mine de rien, très travaillé, ça se sent.

Avez-vous regardé la première page (ou quatrième?) du T1 ? De l’humour décapant ! C’est un manga délirant, hilarant, génial. C’est un manga truffé d’images et d’idées à vous faire hurler de rire, qui a en plus l’avantage de n’étaler à aucun moment une quelconque réflexion philosophico-religieuse (vous verrez en lisant le manga). A lire à l’état brute, comme ça, juste parce que ça déride et que ça fait du bien. A recommander aux dépressifs et à tous les autres. Attendez-vous donc à des dénouements pour le moins assez déconcertants, qui ne manqueront pas de provoquer quelques bons moments de rigolade chez le lecteur. Pour appuyer cet élan de délire, l’auteur n’hésite pas à forcer ses traits dans l’exagération, surtout en ce qui concerne le personnage de Saigô, qui se retrouve case après case dans des situations pas possibles, et dont la résistance et l’élasticité du corps font penser entre autres à Keitarô de Love Hina. Vous aimez les manga délirants ? A-C-H-E-T-E-Z L-E ! ! !
Depuis ce matin, je me suis plongé dans le T2, pendant mes cours de Micro-économie dans un amphi. de 300 personnes, je me retenais de rigoler… A ne pas lire en cours !