Guyver : The Bioboosted Armor

22 septembre 2006  |  Par Zak  |  Publié dans Critiques  |  2 commentaires  |  lu 33 fois

Sorti discrètement durant l’été 2005, Guyver : The Bioboosted Armor tient pourtant derrière lui un lourd héritage. Véritable icône du manga, Guyver est né des mains de Yoshiki Takaya en 1985. Pour les 20 ans de l’œuvre (et 22 tomes plus tard), le studio Oriental Light and Magic (Berserk et… Pokemon !) ressuscite le guerrier légendaire par l’intermédiaire d’une série animée en 26 épisodes. Mais ce n’est qu’un premier essai puisque Guyver a déjà connu une adaptation pour le petit écran (via un OAV pilote en 1986, puis 12 autres diffusés entre 1989 et 1992) et deux long-métrage live : Mutronics en 1991 de Steve Wang et Screaming Mad George (avec ce has been de Luke Skywalker !) et Guyver : la sentinelle de l’ombre en 1994 de Steve Wang (avec Solid Snake dans le rôle titre !).

Il y a des milliards d’années, la Terre fut colonisée par une race extra-terrestre répondant au nom de Créateurs. En quête de l’arme ultime, ils créèrent une forme de vie parfaite : l’Homme. Lors de guerres, les humains étaient utilisés comme de vulgaires marionnettes. Ainsi, pour augmenter leur capacité de combats, les Créateurs conçurent l’armure Guyver, une combinaison conférant de grands pouvoirs à celui qui la porte. De nos jours, une gigantesque organisation du nom de Chronos poursuit les expérimentations des Créateurs. Alors qu’ils allaient mettre la main sur les unités Guyver, Sho Fukamachi, un jeune lycéen active malgré lui une des armures qui s’empare immédiatement de son corps. Devenu la cible de Chronos et de leurs terribles Zoanoïds, Sho n’a plus d’autre choix que de se battre pour protéger les siens. Les fans remarqueront que la série reprend l’histoire depuis le commencement. Sho devient le Guyver et va devoir combattre l’organisation Chronos et ses Zoanoïds. Un pitch de départ simple, qui n’est qu’un prétexte pour des affrontements entre guerriers cybernétiques et gloumoutes enragés. Le réalisateur Katsuhito Akiyama (Cosmocats) va dans cette direction, puisque la psychologie des personnages est réduite au minimum syndical. Le héros se pose très peu de questions (le spectateur aussi !), combat les streums à la chaîne et protègent les siens comme dans tout bon vieux shônen ramollit du bulbe. Quoi qu’il en soit, l’œuvre de Takaya ne se résume pas qu’à cela. Il ne faut pas oublier de la replacer dans son contexte (les années 80 donc) où ses thèmes étaient précurseurs (manipulations génétiques, cybernétique) de toute une génération de mangas de science-fiction.

Si l’on fait abstraction de ce concept vieillot (mais pas obsolète) et de l’armure de têtard du héros (sentaï powa !), Guyver : The Bioboosted Armor est un titre tout à fait respectable. Clairement construit comme un Beat them all de la grande époque, Sho va combattre des adversaires de plus en plus redoutables : Zoanoïds, Ultra Zoanoïds et l’élite, les Zoalord, regroupés en 12 guerriers saints. Répétitif certes, mais jamais gavant (il y a aussi des dialogues, ça vous la coupe hein ?), la série du studio Oriental Light and Magic s’inscrit dans une registre de série B fun et peu prétentieuse. Ainsi, les différents protagonistes principaux manquent singulièrement d’étoffe (Sho est aussi lisse qu’un parquet ciré), mais certains seconds rôles relèvent l’attention. En particulier, Aptom, un Zoanoïd spécial capable d’absorber ses adversaires. Increvable et vicelard, le saligaud préfère utiliser la roublardise que la force pour arriver à ses fins (voir la scène où il torture psychologiquement ce pauvre Sho). Aptom fait parti d’une franche de personnage ténébreux gardant un bon fond (comme Vegeta de Dragon Ball Z ou Scar de Fullmetal Alchemist). Loin du bad guy stéréotypé, Aptom est ce qu’on appelle une authentique icône (je veux la figurine !). Il est regrettable en revanche que l’aspect technique ne puisse rivaliser avec le reste de la production actuelle : l’animation impressionne de part sa staticité, la palette de couleurs est limitée, des effets de lumière et sonore sont piqués à Saint Seiya : chapitre Hadès - Le Sanctuaire (on retrouve aussi le célèbre bruitage du sabre laser de Star Wars pour les lames de Guyver !) et la direction artistique se révèle à peine plus évoluée que lors de la précédente adaptation de Guyver. Le bilan est lourd d’autant plus qu’on pourrait rallonger la liste (la musique est quasi inexistante). Mais plus décevant : l’anime ne couvre que les 10 premiers tomes du manga et finit sans conclure (pas de fin, what the fuck ?). De quoi frustrer les fans et même les autres… En attendant qu’une suite (peu probable) soit produite un jour.

Commentaires

  1. pompom dit :

    17 septembre 2007 à 03:17 (#)

    super

  2. thomstickman dit :

    28 novembre 2007 à 07:47 (#)

    c’est clair que j aurais aimé avoir une fin et j’aurais bien voulu voir ce manga continuer dans une grande histoire car il avait bien fondé son histoire !!-_-

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