Fullmetal Alchemist : le guide des épisodes

7 mars 2006  |  Par Zak  |  Publié dans Dossiers  | 

Après un gros succès à la télévision française (et en DVD), je vous propose un guide des épisodes de la série Fullmetal Alchemist (51 épisodes). Celui-ci aura pour but de développer les thématiques abordées par l’animé, mais aussi il vous permettra tout simplement de ne pas perdre le fil de l’histoire par le biais de résumés.

“L’humanité ne peut rien obtenir sans donner quelque chose en retour. Pour chaque chose reçue, il faut en abandonner une autre de même valeur. En alchimie, c’est la loi fondamentale de l’échange équivalent. À cette époque, nous pensions que c’était la seule et unique vérité au monde. Nous nous trompions, mais il a fallu céder quelque chose pour l’apprendre…”

Épisode 1 :

Après une ouverture choc digne d’un opus de Cronenberg, avec une vision horrible de chair vivante, nous retrouvons les frères Elric en plein désert, en direction de la ville de Lior. Ils enquêtent sur les agissements d’un homme du nom de Cornello, qui aurait le pouvoir de faire des miracles. Ils font la connaissance de Roze, une jeune fille qui a une foi absolue en son seigneur car celui-ci aurait le pouvoir de ressusciter son petit ami. Mais Ed et Al pensent que la nature des pouvoirs de Cornello vient de l’alchimie… Voici donc un pur shônen avec de l’humour (Ed s’énerve quand on lui parle de sa taille ce qui donne une scène assez marrante avec les villageois), de l’action et un graphisme coloré agréable à l’œil.

L’entrée en matière est idéale pour que le spectateur accroche dès le début : la mise en place de l’histoire est bien amenée, le principe de l’alchimie paraît intéressant et les caractères sont sympathiques. Le doublage français est plus que correct (la voix de Al est sensiblement la même qu’en VO), même si l’intonation des voix manque terriblement de vie. Néanmoins, si l’on compare avec d’autres séries récentes, je pense que l’on peut être content du résultat. Par contre, on va le voir au fil des épisodes, la traduction est plutôt vulgaire, ce qui rabaisse souvent la série au simple produit pour ados.

Épisode 2 :

Cet épisode reprend là où avait fini le précédent. Ed découvre que Cornello est un imposteur usant d’une fausse pierre philosophale pour ses miracles. L’intrigue principale commence à s’étoffer et nous faisons la connaissance de deux mystérieux personnages : Lust et Gluttony (très bon doublage pour les deux). Alors que Cornello n’est plus d’aucune utilité pour eux, Gluttony le dévore !

En effet, Cornello était manipulé par eux et il détenait ses pouvoirs de la pierre philosophale que Lust lui avait donné. Déçus de ne pas avoir trouvé la vraie pierre philosophale, les frères Elric décident de partir après avoir remis de l’ordre en ville. Je n’en ai pas encore parlé mais l’opening se nomme Melissa et l’ending, Kesenai Tsumi (ce dernier étant vraiment excellent).

Épisode 3 :

Le premier flash-back commence et nous retrouvons nos héros juste après leur tentative ratée de transmutation humaine. C’est l’occasion de découvrir un personnage clé de la série : Roy Mustang. Il souhaite que les frères Elric viennent à Central, la capitale du pays. Le doublage colle bien au personnage. Cet épisode revient donc en arrière sur des événements clés de la vie de Ed et Al (ainsi que Winry, leur amie). La série devient immédiatement plus dramatique et donc plus adulte. Nous apprenons la mort des parents de Winry, tués en pleine guerre. Ensuite, nos deux héros voient leur mère mourir de chagrin sous leurs yeux. Une scène émotionnellement intense qui marquera la fin d’une enfance pourtant joyeuse (malgré l’absence du père).

Après cet événement, Ed et Al décident de franchir le pas et de tenter une transmutation humaine pour ramener leur mère à la vie. Expérience qui sera un échec total comme on le sait. Ed perd son bras droit et sa jambe gauche, qui seront remplacés par des membres mécaniques (appelés meka-greffes). Tandis que Al perd entièrement son corps et voit son esprit prisonnier d’une armure. Désormais, leur seul but sera de retrouver leurs corps. Avant de partir, ils brûlent leur maison, comme s’ils voulaient oublier tout ce qui faisait d’eux des enfants. Une sorte de passage à l’âge adulte en quelque sorte (oui à 11 ans c’est du rapide).

Épisode 4 :

Voici un épisode de remplissage typique du genre shônen. En chemin, Ed et Al font une halte dans un village. Certaines rumeurs ici parlent de morts qui reviennent à la vie. Ed, curieux, décide d’enquêter et découvre que l’alchimiste du coin est en fait complètement fou et n’hésite pas à reproduire artificiellement la femme qu’il aimait jadis.

L’histoire se révèle être une redite des deux premiers épisodes (le gentil est en fait le méchant) et nous nous éloignons de l’intrigue principale. Hormis la noirceur du dénouement, c’est peut être l’épisode le moins intéressant de la série.

Épisode 5 :

Nous assistons ici à une sorte de remake de Piège à grande vitesse avec les frères Elric dans le rôle de Steven Seagal. Cet épisode est sans conteste le plus divertissant depuis le début de la série car l’action domine. Un nouveau personnage fait son apparition : Maes Hughes. Roy Mustang nous est aussi présenté plus en détail.

Mustang est l’Alchimiste de Feu (pardon, de Flamme dans la VF), qui, d’un claquement de doigts est capable d’enflammer l’air. Maes est son meilleur ami, mais il est surtout un des moteurs humoristiques de la série. Impossible de ne pas décrocher un sourire lors de son dialogue téléphonique avec Roy.

Épisode 6 :

Ed et Al arrivent à Central City pour passer l’examen d’Alchimiste d’État, qui leur permettrait d’accéder à la bibliothèque de l’armée et ainsi d’avoir des informations sur la pierre philosophale. Ils sont recueillis par l’Alchimiste Tisseur de Vie, Shou Tucker, un père de famille qui vit seul avec sa fille Nina et son chien Alexander. Les frères Elric vont se lier d’amitié avec Nina qui va les appeler “les grands frères”. Ed réussit l’examen et devient Alchimiste d’État, alors que Al est obligé d’abandonner à cause de son état “d’armure vide”. Désormais, Ed fait partie de l’élite de l’armée.

Chaque année, l’Alchimiste d’État doit passer une sorte d’examen où il présente le résultat de ses recherches ; pour Shou Tucker c’était une chimère vivante l’année précédente. Il est intéressant de constater l’aspect paradoxal entre cet épisode et le suivant. Celui-ci est un véritable hymne à la vie (accentuer par la naissance de la fille de Maes). Ed et Al retrouvent le sourire grâce à Nina et les Hughes (lors de l’anniversaire notamment).

Épisode 7 :

Paf dans ta face. On finit sur les rotules après la fin de cet épisode. Sauf que la version française massacre la scène qui devait prendre aux tripes le spectateur ; la scène qui m’avait secoué pendant 5 bonnes minutes lorsque je l’ai découverte pour la première fois (en VO donc). La voix de l’hybride Nina/Alexander est bien ridicule alors qu’en version originale elle glaçait le sang (“Ni-saaaan…”). Il n’empêche que cet épisode contraste vraiment avec le début plutôt bon enfant (sauf l’épisode 3 qui était triste dans l’ensemble). Tucker le faible, le lâche, qui n’hésite pas à sacrifier sa propre famille pour la science. Il l’avoue lui-même, dans les deux cas sa vie aurait été foutue. Sans la chimère, il se serait retrouvé à la rue avec sa fille, sans argent. Avec la chimère, il était sûr d’être condamné à mort, mais il l’aurait fait pour la science (on verra plus tard l’incidence de ce choix). En un épisode, Fullmetal Alchemist dépasse le cadre du simple shônen pour celui d’une œuvre bien plus ambitieuse puisque impliquant émotionnellement le spectateur comme rarement un animé a pu le faire.

Nous avons presque deux épisodes entiers qui nous montrent Nina, heureuse de vivre avec les frères Elric. Elle aime son père, elle semble heureuse et croit encore en l’amour de sa mère (malgré l’absence de nouvelles). Et là, on nous montre la destruction d’une cellule familiale qui nous semblait invulnérable. Le spectateur est comme Ed, il ne comprend pas comment on a pu en arriver là. Ce même spectateur va espérer jusqu’au bout que la petite Nina retrouve son apparence humaine. Deuxième baffe. L’hybride se fait tuer par un homme énigmatique qui semble avoir un pouvoir proche de celui de l’alchimie (sauf qu’au lieu de reconstruire, il détruit). On s’aperçoit pour la première fois aussi que l’armée n’est pas aussi accueillante qu’il n’y paraissait. Avec Basque Gran, elle apparaît corrompue, malveillante et coupable de manipulations génétiques.

Dans cet épisode nous découvrons donc un personnage clé : Scar (surnom que va lui donner Hughes à cause de sa cicatrice sur le front). Petite info, il est doublé par Antoine Tome, le doubleur officiel de John Travolta. La voix colle à merveille avec le personnage même si encore une fois, le doublage est inférieur à celui de la VO (Ryotaro Okiayu qui double aussi Saga dans Saint Seiya Hadès). Présenté au début comme un pur bad guy, la personnalité complexe de l’individu va rapidement nous faire comprendre au fil des épisodes qu’il sera le personnage le plus intéressant de la série. Enfin, dernier petit coup de gueule envers la version française, puisque le générique final “spécial Nina” a été tout simplement sucré.

Épisode 8 :

On poursuit dans le glauque avec une chasse au serial killer. Ça démarre plutôt gentiment (comme l’épisode 7 en fait), mais l’histoire sombre rapidement dans l’horreur avec la présence d’un tueur en série inspiré de Ed Gein : Barry Le Boucher.

Pour la seconde fois en peu de temps, Ed se retrouve en position de faiblesse, proche de la mort. La peur se lit sur son visage, la peur d’un enfant. Al arrive in extremis et sauve son frère.

Épisode 9 :

Un épisode plutôt moyen qui dans le manga se situe normalement juste après les événements de Lior. Ed et Al arrivent dans une cité minière sur le déclin dirigée par un militaire corrompu du nom de Yoki.

Ed se prend pour Robin des bois, trompe Yoki et sauve le village de la misère. Les frères Elric peuvent reprendre leur périple.

Épisode 10 :

Deuxième épisode de transition avec cette histoire de voleuse-alchimiste. Ed et Al aident les policiers à capturer une voleuse imprenable du nom de Psiren. Ils découvrent que celle-ci use de l’alchimie pour commettre ses méfaits.

Petite info en passant, la doubleuse de Psiren est la même que celle de Excel de Excel Saga et de Chloé dans Noir : Pascale Chemin.

Épisode 11 :

L’enquête vers la pierre philosophale reprend pour les deux frères avec une halte dans la ville de Xenotime. Ils découvrent que celle-ci est contaminée par l’eau rouge, ingrédient principal pour la fabrication des pierres amplificatrices de pouvoir. Deux nouveaux personnages font leurs apparitions : Russell et Fletcher Tringham, deux frères alchimistes.

Ils se font passer pour les frères Elric pour continuer les recherches sur la pierre philosophale de feu leur père. Evidemment, Ed et Al ne vont pas laisser passer ça.

Épisode 12 :

Suite directe de l’épisode précédent, on apprend que Magwar, le dirigeant de la ville, manipulait les frères Tringham pour obtenir le pouvoir de la pierre. Or, Magwar est aussi manipulé par Lust (voir épisode 2).

L’épisode finit de manière on ne peut plus classique et le méchant est tué. Heureusement, à partir de l’épisode suivant, le niveau monte d’un cran.

Épisode 13 :

Voici un épisode pété de la carafe. L’humour, souvent burlesque, domine ici et nous montre Roy Mustang sous une autre facette, ami des chiens et très ambitieux (devenir Généralissime et imposer les jupes aux femmes soldats !). Hughes fait le zouave et nous assistons à un combat opposant Edward Elric et Roy Mustang, dont l’enjeu sont les informations sur Marcoh, un ancien Alchimiste d’État qui aurait découvert le secret de l’eau rouge. Alors que l’Alchimiste de Flamme domine facilement son adversaire, il est victime d’une vision d’un événement passé.

Derrière cette avalanche de scènes comiques, se cachent les souvenirs d’une guerre civile qui traumatisa l’Alchimiste de Flamme. On verra par la suite que c’est encore plus grave que ça. Pendant de temps-là, l’armée déménage son QG ou plutôt fuit la capitale à cause d’un mystérieux tueur d’Alchimistes d’État. On découvre dans une ruelle sombre, un cadavre à la main, un homme au regard de feu impressionnant : “Et maintenant, cap à l’est”.

Épisode 14 :

Ça y est, la série démarre pour de bon et vous verrez d’ici quelques épisodes pourquoi Fullmetal Alchemist est une des meilleures séries de ces dernières années. On débute par un nouvel opening, Ready Steady Go, signé par le célèbre groupe L’Arc En Ciel. Plus dynamique et coloré que le précédent, ma préférence va vers celui-ci (par contre l’ending Tobira no Mukou e est moins réussi). L’intrigue prend forme de manière concrète. Ed est à la recherche du docteur Marcoh, un Alchimiste d’État déchu qui aurait fait des recherches sur la pierre philosophale. Pendant ce temps-là, l’armée massacre des civils dans la ville de Lior. Nous découvrons un nouveau personnage, Envy, un polymorphe, dont le doublage est complètement raté. Mais le plus important, c’est que Scar prend de l’ampleur dans l’intrigue et nous offre une arrivée mouvementée dans la Cité de l’Est.

Faut voir cette scène hallucinante où il se débarrasse du général Basque Gran en un clin d’œil. L’alchimiste est considéré comme un des plus puissants de l’armée ! Scar est un homme qui ne vit que pour la vengeance et il en veut à mort aux Alchimistes d’État : “Vous vous prétendez les créateurs du monde ; moi, je suis le destructeur”. La réplique qui tue. Alors que les frères Elric allaient se faire réduire en miettes, ils sont sauvés in extremis par un nouveau personnage charismatique (et trop rigolo) : Alex Louis Armstrong. Ouf, le doublage colle bien au personnage.

Épisode 15 :

Quel épisode bon dieu ! L’humour disparaît totalement et l’histoire devient sombre… Sombre… Mais sombre. Le génocide de Ishbal est enfin évoqué en détail. Un massacre perpétué par les Alchimistes d’État, une vraie boucherie où hommes, femmes et enfants périrent sans pouvoir résister. On découvre que Mustang a exécuté les parents de Winry sur un ordre supérieur. Après cet événement, il semblait être au bord du suicide. Ce traumatisme le ronge encore aujourd’hui. De même, le docteur Marcoh resta marqué à vie par ce massacre.

C’est à cause de lui si les Alchimistes d’État ont eu cette force surhumaine et destructrice. Un plan crépusculaire se révèle magnifique : Marcoh, à genoux, qui contemple la cité complètement détruite. Exit aussi les champs aux couleurs chatoyantes, l’action se déroule dans une cité lugubre, où il n’arrête pas de pleuvoir. Cela renforce la noirceur de l’atmosphère. Scar est toujours à la poursuite de nos héros. Il semble invincible. Outre la noirceur marquante des événements, nous assistons à une réflexion sur l’échange équivalent, notamment sur le thème de la vengeance meurtrière. Définitivement, un des meilleurs épisodes de la série.

Épisode 16 :

Episode de transition qui continue néanmoins la réflexion sur l’équivalence par le biais du dialogue entre Ed et le vieil homme.

On découvre enfin les pouvoirs de Lust, capable d’allonger ses ongles pour en faire des armes mortelles. Marcoh tente de la tuer mais en vain, elle semble invulnérable.

Épisode 17 :

Retour dans leur village natal pour les frères Elric. C’est l’occasion pour Ed de se refaire un bras mais aussi de renouer avec un passé qu’il ne pourra jamais oublier. On y découvre plus en profondeur le personnage de Winry, amie d’enfance et passionnée de mécanique.

Un échange entre Winry et Ed est particulièrement émouvant. La fille finit en larmes, elle pleure à la place des frères Elric car ce sont des “enfants qui ne pleurent plus”. Pendant ce temps-là, Armstrong fait le zouave et c’est toujours aussi drôle.

Épisode 18 :

Un épisode riche en révélations. Tout d’abord, Scar reconnaît en Lust une personne qu’il aurait connue par le passé. Les intrigues secondaires pullulent et tous regroupent la quête principale. Il n’y a pas d’inutilités au niveau du scénario, tout est utile au bon déroulement de l’intrigue et dans la description des différents caractères. Pour la première fois, le mot “Homonculus” est prononcé. Les Homonculus sont, par définition, des enveloppes humaines, des copies. Scar se retrouve en position de faiblesse lors de son combat (intense mais bref) contre ses deux ennemis. Celui qui nous semblait sans failles, nous apparaît bien plus humain en fait. “Humain” dans tous les sens du terme. Malgré sa quête vengeresse, Scar est finalement proche de Ed (ne dit-il pas “on est pareil toi et moi” dans un épisode précédent ?). On va le constater définitivement lors de ce dialogue final où le Ishbal nous parle de son bras : “Un cadeau que m’a fait mon frère pour que je n’oublie jamais”. Ça ne vous rappelle rien ? La montre de Ed bien sûr. Les deux personnages partagent un passé douloureux.

Après avoir survécu de peu à son combat, Scar est sauvé par des survivants de la guerre d’Ishbal. Il refuse de rester avec et préfère l’exil car il est conscient de ses fautes et ne peut plus avoir la pitié de son dieu. Pendant ce temps, Ed et Al découvrent les notes de Marcoh par un procédé qu’on pourrait appeler de “raccourci scénaristique”. En effet, Sheska, la bibliothécaire, peut apprendre par cœur un livre. Cela permet aux frères Elric de récupérer les notes après la destruction de la bibliothèque. Mais finalement, le raccourci s’apparente plus à une fantaisie propre à l’univers de la série et l’introduction d’un nouveau personnage féminin. De plus, les auteurs n’étaient pas obligés de faire brûler les livres. Les notes de l’Alchimiste de Cristal sont codées et après des heures de recherche, Ed découvre l’ingrédient final pour la création de la pierre : des corps humains vivants. Glauque.

PS : gros fou rire avec le dialogue Hughes-Mustang : “Trouve-toi une gonzesse !”

Épisode 19 :

Episode sympa mais loin des meilleurs de la série. Ed continue ses recherches et tombe sur un laboratoire secret remplit de pièges.

Notre héros alchimiste tombe dans un donjon remplit de pièges directement inspirés du côté du premier Indiana Jones (Ed, le cinéphile, y fait d’ailleurs référence). Sa petite taille lui sauve la vie, comme quoi…

Épisode 20 :

Ed et Al tombent chacun de leur côté sur une âme prisonnière d’une armure. Le combat commence. Cet épisode est presque exclusivement orienté action puisque nous assistons à deux combats montés en parallèle. D’un côté Ed se bat avec le n°48, de l’autre Al avec le n°66 (qui est l’âme du serial killer Barry Le Boucher de l’épisode 8 !). Ces numéros sont les matricules de condamnés à mort. L’armée utilisait les prisonniers pour des expériences interdites.

Alors que Al semble n’avoir aucun problème à repousser son ennemi, Ed peine contre le sien, véritable maître dans le domaine du maniement d’épée. Alors à bout de force, le jeune alchimiste trouve un second souffle (un retournement de situation propre aux shônen) et par la volonté de rendre le corps de son frère, il bat son adversaire. Al domine facilement son adversaire mais celui-ci, plutôt malin, le fait douter de son humanité, comme si son existence avait été fabriquée de toute pièce par son propre frère.

Épisode 21 :

Les révélations tombent à n’en plus finir. C’est aussi ça Fullmetal Alchemist : il y aura toujours un rebondissement pour dynamiser le récit et relancer un intérêt qui n’aura pourtant pas beaucoup baissé. Scar devient un allié potentiel et son intervention lors du combat Al/n°66 est tout simplement mortelle. Une partie de son passé nous est dévoilée. Son frère tenta, à l’instar des frères Elric, une transmutation humaine pour ramener la femme qu’il aimait jadis. Une tentative qui se solda bien évidemment par un échec. Mais cela ne l’empêcha pas de poursuivre ses recherches, notamment sur la pierre philosophale. Une quête destructrice qui le mènera à la folie (voir l’hallucinante scène où on le découvre le corps recouvert de tatouages).

La haine que nourrit Scar pour Ed est légitime car ce dernier est entrain de refaire les mêmes erreurs que son frère. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas fini, après ça bien des choses vont changer. Deux nouveaux personnages sont introduits : Kimblee, l’ex-Alchimiste Écarlate (on le voyait déjà dans le flash-back sur le massacre d’Ishbal de l’épisode 15) et Greed, un Homonculus prisonnier depuis une centaine d’années. Parmi les autres révélations, on découvre que Shou Tucker est encore vivant, mais à l’état de chimère et il essaye, en vain de recréer artificiellement sa fille Nina. Cela fait déjà longtemps qu’il a passé les barrières de l’éthique humaine celui-là…

Épisode 22 :

Ed touche au but, enfin, c’est ce qu’il croit. En effet, depuis le début, il est manipulé par les Homonculus dans le seul but de créer la pierre philosophale pour eux. Toutes les pistes qu’il a suivies sont l’œuvre de ces diaboliques personnages. Pas si maléfiques que ça d’ailleurs, puisqu’on apprend de la bouche de Lust que leur but est de devenir humain grâce à la pierre. Ne pouvant utiliser l’alchimie, ils se sont servis de Ed comme un pion. Les Homonculus ont un but finalement noble : obtenir une humanité. Seulement voilà, la notion d’humanité étant complètement abstraite pour eux, ils sont prêts à sacrifier des humains pour cela. Parlons un peu de ces Homonculus. Pour l’instant, nous connaissons Lust, Gluttony, Envy et Greed. Chaque créature symbolise un péché capital. Pour Lust c’est la luxure pour le côté femme fatale manipulatrice et sexy sûrement. Pour Gluttony, c’est la gourmandise, cela paraît évident. Pour Envy, c’est l’envie comme son nom l’indique et enfin Greed représente l’avarice. Reste donc l’orgueil, la paresse et la colère…

Lors de cet épisode, le père de Ed est évoqué par Envy : “Je ne te le pardonnerai jamais, vu que tu portes le sang de cet enfoiré !”. Ça paraît clair que l’Homonculus a été crée par le père de Ed, lui-même alchimiste de renom. Envy écrase facilement Ed, tout comme Gluttony bat Scar. Cet homme-enfant au look trop rigolo et trop mignon est un vrai monstre qui bouffe n’importe quoi. On verra par la suite que sa relation avec Lust est très touchante (c’est une mère pour lui ?). Nous découvrons aussi le pouvoir de Kimblee : faire exploser les corps ! Il n’hésite pas à faire sauter un prisonnier pour libérer le passage. Belle ordure. L’épisode se termine au pic de son émotion avec une scène émouvante dans laquelle le lieutenant Ross enlace un Ed en pleine transe. Belle figure maternelle.

Épisode 23 :

Encore un nouvel épisode de transition. Ed se remet tranquillement à l’hôpital, Winry arrive à Central pour réparer son bras. C’est l’occasion pour les auteurs de mettre un peu plus en avant ce sympathique personnage féminin. Notamment lors de son passage à la fête d’anniversaire de la fille de Maes Hughes.

La relation entre les frères Elric se dégrade. Al ne croit plus en son frère, celui-ci voulait lui avouer quelque chose lors d’un épisode précédent. Désormais, il est convaincu que cela concerne son existence.

Épisode 24 :

La voilà la grande révélation de Ed envers Al : il se sent coupable de son état. Oui, c’est tout. Un vrai pétard mouillé. Cela dit, cet épisode reste d’excellente facture avec un début plutôt dépressif (Al qui erre seul dans la ville, pluie omniprésente, massacre des Ishbal par des mercenaires), une seconde partie plus orientée action et un final crépusculaire beau à en pleurer. Scar est une nouvelle fois sauvé par les réfugiés Ishbal, des gens traqués qui sont obligés de se cacher dans les égouts pour survivre. Une intrigue met en scène sur deux enfants Ishbal qui ont vu leur mère se faire tuer pendant la guerre civile. La révélation sur la maladie de leur mère est un moment particulièrement touchant.

Al et Scar font équipe pour combattre les mercenaires engagés par une mystérieuse personne. Celle-ci se trouvant être la secrétaire du Généralissime, mais c’est surtout un nouvel Homonculus qui peut contrôler l’eau. L’homme à la cicatrice semble apprécier de plus en plus Alphonse. Le final en est la preuve immédiate avec cette déclaration : “J’ai vu tes larmes”. Une seule phrase permet à Al de retrouver l’espoir qu’il semblait avoir perdu. C’est beau.

Épisode 25 :

Un épisode exceptionnel, tout simplement. La scène d’ouverture est censée mettre la puce à l’oreille sur les événements à venir. En flash-back, on assiste à une conversation entre Roy Mustang, alors en pleine dépression après la guerre d’Ishbal et son ami Maes Hughes. Ami ? Non il est plus que ça pour Roy, c’est un frère. L’épisode est centré sur Hughes, papa rigolo et attentionné qui va être sacrifié par les auteurs. Bam dans ta face ! Maes est tué par Envy après en avoir appris trop sur les Homonculus. Fullmetal Alchemist est décidément un animé sadique, il montre ce que le spectateur ne veut pas voir (remember épisode 7 et la pauvre Nina).

La scène de l’enterrement est intense et mettra une larme à l’œil au spectateur, surtout avec les moments passés avec ce personnage si attachant. Même cette montagne de muscles de Armstrong pleure comme une fillette. On pourrait rapprocher la scène avec une autre similaire, en l’occurrence l’enterrement de Sarutobi dans Naruto. Deux scènes particulièrement émouvantes. Les frères Elric, pas au courant de la mort de leur ami, se dirigent vers le sud pour essayer de retrouver Scar, qui détient peut-être la clé de la pierre philosophale. Le balafré nous offre une scène d’action particulièrement jouissive tout droit sortie de Ken, le survivant : des bikers attaquent le camp des Ishbal, Scar s’en occupe et fait littéralement exploser deux voyous. Énorme. Fin de la première partie.

Épisode 26 :

Début de la seconde saison avec une étape à Rush Valley, véritable paradis mécanique pour Winry. Nous assistons à un remake de ce classique de la série B qui transpire : Over the Top, film qui mettait en scène des matchs de bras de fer. Ed se débarrasse de son adversaire de manière radicale en lui arrachant littéralement le bras. Fallait pas le traiter de minus.

À Central City, l’enquête sur la mort de Hughes est classée et deux étranges personnes cherchent les frères Elric… L’opening change, après le très entraînant Ready Steady Go, voici Undo de Cool Joke. C’est simple, c’est un des plus beaux opening jamais réalisé pour une série animée. On pourrait qualifier le style musical de “rock mélancolique”. L’ending Motherland lui par contre ne restera pas dans les annales. Il est même hors de propos avec l’ambiance générale de la série.

Épisode 27 :

Les deux personnes qui cherchaient les frères Elric sont en réalité leur professeur en alchimie Izumi et son gros balèze de mari. Ed et Al ont une peur bleue de leur maître et c’est totalement justifié. Ils s’en prennent donc plein la tronche durant tout l’épisode. C’est assez burlesque.

Cette seconde partie de la série se permet de développer le passé des deux jeunes alchimistes. Nous assistons à des petits flash-backs venant expliquer le rôle de Izumi. Et malgré la violence qu’elle met en pratique contre les frères Elric, elle les considère presque comme ses fils (qui aime bien châtie bien, c’est connu).

Épisode 28 :

On avait fini la première saison en apothéose (Ed qui a failli créer la pierre en sacrifiant des humains, mort de Hughes), là on se calme, on boit frais et on pose un peu l’histoire en développant les personnages. Ed et Al reviennent sur l’île déserte sur laquelle ils ont effectué un stage de survie dans leur jeunesse. C’est l’occasion de ressasser un peu le passé, le flash-back recèle de moments vraiment tordants ( le lapin qui fait les yeux doux pour échapper à son sort de casse-croûte).

Ce stage, si on peut l’appeler ainsi, était la première étape dans l’entraînement pour devenir alchimiste. Pendant un mois, les frères Elric ont eu le temps de réfléchir sur la philosophie de cette magie transmutatrice par le biais d’une devinette casse-tête : “Un est tout et tout est un”. Fin du flash-back, lorsque Izumi revient chercher Ed et Al, un jeune garçon qui vivait seul sur l’île fait son apparition…

Épisode 29 :

Izumi ramène cet enfant sauvage chez elle. Il serait apparemment amnésique, mais Ed le soupçonne fortement d’être un Homonculus (même s’il peut utiliser l’alchimie, ce qui contredirait son raisonnement). En effet, lorsque les frères Elric ont tenté de ramener leur mère à la vie, Ed s’est retrouvé projeté dans une autre dimension où il aurait acquis un nombre hallucinant d’informations et de connaissances (d’où le fait qu’il arrive à transmuter sans cercle). Ed aurait aperçu cet enfant à ce moment.

Curieux d’en savoir plus sur lui, Al découvre que le bras et la jambe de son frère se trouve sur l’enfant. Un renversement de situation terrifiant quand on sait que les frères Elric ne vivent pratiquement que pour retrouver leur corps. Cet épisode nous introduit aussi le personnage de Frank Archer, un arriviste de l’armée qui remplace Hughes dans sa fonction. Je peux d’ores et déjà dire qu’on va moins rire avec lui.

Épisode 30 :

Alors qu’il poursuivait l’enfant sauvage, Ed tombe nez à nez avec une chimère parfaite, fruit des expérimentations du labo 5. Greed et ses acolytes (les chimères donc) semblent très intéressés par ce gamin. Ils ne sont pas les seuls puisque l’armée et Envy sont après lui aussi. Nous découvrons enfin d’où viennent les Homonculus : ils naissent après une tentative ratée de transmutation humaine et se nourrissent des pierres rouges amplificatrices de pouvoir. L’enfant n’est autre que celui de Izumi ou plutôt celui qu’elle aurait dû avoir. En effet, le professeur des frères Elric a aussi tenté une transmutation humaine par le passé (d’où sa puissance hors norme), mais en contrepartie elle a perdu une bonne partie de ses organes internes (eeeeek). Autant dire que la puissance de l’alchimie doit la maintenir en vie.

Chaque Homonculus possède un sigle en forme de serpent qui se mord la queue : c’est un Ouroboros (terme Grec signifiant “celui qui dévore sa queue”). C’est un symbole alchimique de purification mais il aussi différentes significations selon la mythologie. Il représente le début et la fin, le cycle de la vie et de la réincarnation. Après que l’enfant ait été capturé par Archer et Armstrong, elle décide de prendre d’assaut le quartier général de l’armée. Sorti de nulle part, débarque le Généralissime en personne. C’est d’autant plus louche que ce même personnage se trouve à Central au même moment, discutant avec Mustang. Il ne fait donc aucun doute que les Homonculus souhaitent acquérir un nouveau compagnon.

Épisode 31 :

Pendant le fight mouvementé entre Izumi et Armstrong (belle réplique à l’appui : “Chez les Armstrong, on ne joue pas que de la trompette”), Envy en profite pour s’emparer de l’enfant. Il lui prouve qu’il est bien un Homonculus, ce qui entraîne un changement radical de comportement chez celui-ci. Le gamin innocent devient Wrath (la colère), un vrai psychopathe qui n’a maintenant qu’une seule envie : prendre tout le corps de Ed.

Pratiquement tous les Homonculus sont connus, Sloth (la paresse) étant la secrétaire du Généralissime, il reste donc Pride (évoqué dans un épisode précédent mais dont l’identité est encore inconnue). Par le biais d’un flash-back, nous découvrons la tentative de transmutation humaine de Izumi. La vision abominable de l’enfant après celle-ci va marquer l’esprit du spectateur. Horrible.

Épisode 32 :

Les sentiments sont mis de côté. Ed est prêt à tout pour récupérer ses membres. Alors qu’il allait porter le coup de grâce à son adversaire, Izumi l’arrête et l’empêche de commettre l’irréparable. Les Homonculus en profitent pour récupérer Wrath. Les 7 péchés capitaux sont au complet. Enfin, on devrait dire 6 car Greed ne roule pas sa bosse avec eux et préfère se la jouer solo (avec son équipe de chimères parfaites toutefois).

Après ces évènements, les frères Elric partent chercher des médicaments pour leur professeur. Pour cela, ils font la connaissance de Dante (qui n’est pas dentiste…), une vieille femme qui a été jadis le maître de Izumi. Sur place, Ed et Al retrouvent Lyra, une jeune alchimiste qu’ils avaient déjà rencontrée par le passé (épisode 9). À peine ont-ils eu le temps de faire les présentations que la troupe de Greed fait son apparition…

Épisode 33 :

Al se fait enlever par le commando de Greed. Ed et Izumi partent chacun de leur côté à sa recherche et tombent sur le repère de Greed. L’épisode se passe presque exclusivement dans sa cachette. Un huis clos donc où l’on va enfin découvrir les compétences de l’Homonculus. En effet, Greed est surnommé le “Bouclier invincible” : il a un corps indestructible tel Colossus chez les X-Men (pas totalement comme le souligne la surprenante scène de décapitation).

Izumi et Ed se cassent les dents ou plutôt les mains contre leur adversaire qui ne ressent rien du tout : “Même pas mal !”. Pendant ce temps, l’armée encercle le repère. Kimblee, beau salaud qu’il est, a trahit le groupe. Greed s’enfuit avec Al alors que Ed est arrêté par l’armée.

Épisode 34 :

Voici un épisode indéniablement majeur de la série. Beaucoup de choses se déroulent sous nos yeux. Lorsque Greed pénètre dans la maison de Dante il découvre le corps de la vieille femme ainsi que ses propres ossements sur une table. On devine que Dante a créé l’Homonculus. Peut être était-ce son fils. Quoi qu’il en soit, l’auteur de tout ceci est bien Lyra, personnage que l’on croyait totalement secondaire dans le récit. Mais qui est-elle ? On découvre enfin le point faible des Homonculus : les ossements de leur ancien corps (ou des objets leur appartenant jadis). Cet être devient vulnérable à proximité.

Le commando de Greed est mis en avant, on assiste à un magnifique combat de catch entre Armstrong et le gros balèze du groupe. Lorsque Lust et Gluttony retrouve Greed, celui-ci voit ses hommes se sacrifier pour lui. À ce moment, son regard est plein d’humanité. Greed n’est pas un personnage foncièrement mauvais. À l’instar de Scar, il a un but précis et est prêt à tout pour cela. Fullmetal Alchemist ne verse jamais dans le manichéisme primaire. Le point d’orgue de l’épisode est le combat opposant Ed et Greed dont l’issue sera forcément tragique. Greed ne cherchait pas l’immortalité mais la mort, la libération. La mort peut se concevoir comme une preuve d’humanité (tout être humain finit par mourir). L’intensité émotionnelle de cette scène est digne des combats de Saint Seiya Asgard (en plus la chorégraphie du fight est démente).

Épisode 35 :

Après Greed, c’est au tour de Lust d’avoir son propre épisode. Pfui ! Quel dénouement mélodramatique. Lust retrouve un homme du nom de Lujon qu’elle avait aidé par le passé (euh manipulé pardon). Celui-ci est devenu une sorte de sauveur dans la région après avoir soigné les villageois d’une épidémie. Une maladie horrible qui pétrifie le corps. Dans un flash-back, on assiste à une scène super glauque où Lujon essaye en vain de guérir un enfant de la maladie.

Gluttony essaye de faire le mariole pour détendre l’atmosphère (il a faim, il a peur de Envy, il colle son nez contre une vitre, je l’adore), mais impossible de rester de marbre devant les événements tragiques qui se déroulent sous nos yeux. Lujon est fou amoureux de Lust, mais n’étant pas humaine, elle n’arrive pas à ressentir des émotions pour lui. L’Homonculus se rappelle pourtant de sa vie antérieure par le biais de flash mémoriels, la preuve que ces créatures gardent un lien avec leur ancienne vie. Le dénouement de cet épisode est terrible : Lust tue Lujon, car il n’a plus d’utilité pour elle.

Épisode 36 :

Pauvre Winry, qui découvre presque en même temps que ses parents ont été tués par Roy Mustang et que Maes Hughes est mort assassiné (les frères Elric ne le savent toujours pas d’ailleurs). Pendant ce temps, l’armée envoie les réfugiés Ishbal dans des camps au sud par le train (ça ne vous rappelle pas quelque chose ?). Ed et Al sauvent les deux gamins qu’ils avaient rencontrés lors de l’épisode 24.

Ensemble, ils retournent au bidonville pour voir le vieil homme auquel Scar avait rendu visite. Celui-ci leur dit que le Ishbal veut créer la pierre philosophale pour sauver son peuple. Mais pour cela, il va devoir sacrifier une ville entière. Les frères Elric partent alors à sa recherche, pour l’arrêter. À noter une belle déclaration d’amour de Riza Hawkeye envers Mustang à la fin.

Épisode 37 :

Ne faites pas attention, nous sommes clairement ici en présence d’un bon gros délire des auteurs, désireux de dédier un épisode entier à Mustang et son groupe (même le texte introductif est narré par Riza Hawkeye). L’épisode est scindé en deux parties : la première est centrée sur les déboires amoureux du lieutenant Havoc, qui en gros n’arrive pas à avoir de copine. Ses amis organisent une rencontre entre lui et la sœur de Armstrong. Jusqu’au bout le lieutenant va se faire des films sur le physique de la jeune fille. Mais contrairement aux apparences, c’est un véritable canon. Alors que Havoc part dans les délires de joie, la jeune demoiselle le rejette en bloc. Finalement, ce rendez-vous est un échec total et une bonne tranche de rigolade pour le spectateur.

La deuxième partie de l’épisode tourne autour d’un mystérieux entrepôt 13 qui apparaît la nuit et sur la découverte d’ossements. Un coup de paranoïa totalement hilarant (Havoc est laissé à l’état de légume, le pauvre). Néanmoins, malgré l’aspect burlesque de l’ensemble, l’intrigue principale n’est pas laissée de côté, Scar a été localisé à Lior, là où se déroule une nouvelle guerre civile. À noter que les frères Elric sont totalement absents de l’épisode.

Épisode 38 :

Une nouvelle transition pour nos héros, histoire de faire le point et de se remettre en question. Ed et Al se disputent et se séparent un moment. Al rencontre Martel, la dernière survivante du commando de Greed. La chimère ne semble vivre que pour la vengeance à l’instar de Scar. On verra par la suite que la relation Al/Martel est vraiment bien développée et sait être touchante. Al fera tout pour la protéger.

Pendant ce temps à Central, Sheska rencontre Winry et lui confie ses découvertes sur la mort de Hughes. Elles décident toutes deux d’aller enquêter et d’écouter les conversations téléphoniques de la secrétaire du Généralissime. Elles découvrent que la femme travaille pour l’ennemi, mais celle-ci les repère et s’apprête à les attaquer. Avant d’être sauvé par le lieutenant Ross, Winry voit le visage de la mère des frères Elric…

Épisode 39 :

Le récit s’accélère et prend nettement de l’ampleur (ça devient carrément épique !). L’armée prend position autour de Lior pour enrayer la guerre civile et arrêter Scar. Les frères Elric et Martel se dirigent vers la région d’Ishbal. Lors d’une halte pour la nuit, Martel leur raconte la véritable cause du déclenchement de la guerre civile. Elle et ses compagnons faisaient parti d’un commando spécial pour les missions à hauts risques. Ils avaient l’ordre d’infiltrer la capitale et de tuer le plus de gens possible. Cet attentat déclencha la colère des habitants et la guerre éclata.

Alors qu’ils ne suivaient que les ordres, l’armée décida de se débarrasser du commando pour cacher la vérité. Pendant près de 15 ans, ils sont restés dans le labo 5 et ont subi toutes sortes d’expériences génétiques. Martel est désormais une chimère croisée avec un serpent. Arrivé au commandement de l’armée, Ed découvre que Scar se prépare à créer la pierre philosophale au sein même de la ville. Il décide de partir pour Lior en reconnaissance…

Épisode 40 :

Difficile de résumer un épisode comportant autant de révélations. Tout d’abord, Scar nous raconte son histoire et celle de sa cicatrice. Alors qu’il s’enfuyait de son pays avec son frère et des réfugiés, il fut attaqué par Kimblee qui lui fit la marque sur son front. Par la même occasion, l’Alchimiste Écarlate lui arracha le bras. Pour le sauver, son frère lui donna son propre bras, qui contenait une pierre philosophale inachevée. Ed retrouve Roze et Lyra (comme par hasard). Roze ne semble plus pouvoir parler et elle possède désormais un enfant. La raison est tout simplement abominable. Scar ne veut pas sacrifier les habitants de Lior. Il veut se venger des militaires en les attirants dans la ville pour ensuite les utiliser pour créer la pierre philosophale qui sauvera son peuple.

L’autre révélation majeure de cet épisode est bien sûr l’identité du dernier Homonculus, Pride. Celui-ci est en fait le Généralissime en personne ! Les interrogations fusent et on se demande comment une telle créature a pu devenir le chef suprême de l’armée. Son Ouroboros se cache sur son œil gauche (l’œil ultime), caché jusque là par un bandeau. C’est le plus puissant des Homonculus et Martel en fera les frais. Alors qu’elle se cache dans l’armure de Al, le Généralissime la transperce de son épée. Al, complètement sous le choc, tombe à genoux, le sang coulant de son armure. Le plan est magnifique. Peu de séries animées peuvent se vanter d’en avoir des comme ça. On dépasse même, selon moi, le cadre du produit télévisé pour une authentique œuvre de cinéma (en fait, cela fait longtemps qu’on l’a dépassé).

Épisode 41 :

La série devrait baisser d’intensité d’ici deux épisodes et j’avoue que c’est tant mieux car le spectateur est encore une fois sous pression. Le gros morceau de cet épisode est bien évidemment le combat de titans entre Scar et Kimblee (ce dernier ressemble de plus en plus à Deathmask de Saint Seiya). Chaque adversaire doit obligatoirement éviter de se faire toucher car leurs coups sont mortels. Kimblee finit par prendre le bras de Scar et en fait une bombe à retardement (encore une petite influence Ken, le survivant). Sachant son bras perdu, Scar n’hésite pas à l’arracher et en profite pour porter un coup fatal à son adversaire.

Pendant ce temps, Ed évacue les habitants de Lior par les souterrains mais il tombe sur Wrath et Sloth. Nous découvrons que les Homonculus ne sont que des pions manipulés par quelqu’un d’autre. Contre le gré des ordres, Lust décide de retourner à Lior retrouver Scar. L’épisode se termine par un double cliffhanger insoutenable : Kimblee alors encore en vie décide de transformer Al en bombe et Ed doit empêcher Wrath de tuer Roze. Et dire que le prochain est encore plus intense…

Épisode 42 :

Si l’on excepte les deux derniers épisodes, celui-ci est le meilleur de la série. C’est la dernière fois que nous allons voir ce personnage charismatique dont le destin tragique rappelle les héros shakespearien. Scar est de ceux-là et sa mort résonne comme la fin d’une figure inoubliable. Alors que la fin est proche pour Al, Scar sacrifie son deuxième bras et fait de l’armure vide un cercle de transmutation. C’est la dernière chance de survie pour le jeune alchimiste, il faut reconstituer son corps. L’armée dirigée par Archer envahit la ville déserte. Alors que Lust allait se faire abattre par des soldats, Scar la protège en faisant barrage : “Mon corps a bougé tout seul”.

Alors sur le point de mourir, Scar dévoile à Lust qu’il veut sauver Al pour l’amour fraternel. Un amour qu’il n’a jamais pu avoir, son frère s’étant renfermé sur lui-même après la mort de sa fiancée (et ne vivait que pour ses recherches sur la transmutation humaine). Dans l’ombre, on voit des larmes couler, celles d’un homme sans nom. Avant de rendre l’âme, Scar déclenche la création de la pierre et tous les militaires y passent. Après le gigantesque éclat de lumière et la destruction totale de la ville, Ed retrouve Al. Il découvre avec stupéfaction que son frère est désormais la pierre philosophale incarnée. Pour finir, un petit mot sur les nouveaux génériques. L’opening, Rewrite de Asian Kung-Fu Generation qui est une petite bombe super entraînante et l’ending I Will rattrape la fausse note du précédent. Du tout bon.

Épisode 43 :

Après la création de la pierre philosophale, les frères Elric sont obligés de s’enfuir pour échapper aux Homonculus. L’armée compte ses blessés (et ses morts), Archer a survécu mais il est en sale état (la moitié du visage en moins). Pendant ce temps-là, un homme étrange arrive à Rizenbul et semble reconnaître Winry (mais il l’appelle Sara, du nom de sa mère). Cette personne n’est autre que le père de Edward et Alphonse. Il n’était pas au courant de la mort de sa femme. On verra par la suite que son retour n’est pas anodin, mais vous vous en doutez.

Les frères Elric se dirigent vers Rizenbul en passant par forêt. Ils tombent sur Mustang et ses hommes. Ceux-ci ont eu l’ordre d’arrêter mort ou vif les deux frères. Un combat s’ensuit. Alors que Ed et Al semblent en mauvaise position, Roy Mustang leur explique qu’il est de leur côté et que s’il est après eux, c’est pour les protéger.

Épisode 44 :

Cet épisode marque les retrouvailles très mouvementées entre les frères Elric et leur père. Alors que Ed ne peut pas l’encadrer, Al est heureux de revoir celui qui l’a pourtant abandonné voici 10 ans. Hohenheim Le Lumineux, c’est son nom, semble être un très grand alchimiste. Il débarque au QG des Homonculus et n’a aucun problème à repousser Gluttony

Nous découvrons que la personne qui détient les ficelles n’est autre que Lyra ou plutôt Dante puisque le corps de la fille a servi d’enveloppe. Seulement voilà, le corps n’est pas immortel et commence à se décomposer (d’où le parfum). Ed découvre aussi que Hughes a été assassiné, il vient de perdre un ami très cher et il faudra une intervention de Pinako pour calmer sa colère, non sa haine envers les Homonculus.

Épisode 45 :

La fin approche et histoire de faire monter la pression lentement, nous assistons à un épisode de transition plutôt calme dans son déroulement. Malgré ça, de nouvelles révélations nous parviennent. En effet, Hohenheim et Dante ont créé voici 400 ans la pierre philosophale. Mais Hohenheim meurt lors de l’incantation finale et Dante a juste eu le temps de transférer son âme dans le corps d’un autre. Au fil du temps, les deux alchimistes ont essayé de gagner l’immortalité ensemble jusqu’à ce que Hohenheim rencontre Trisha, son véritable amour.

Désormais le père de Ed et Al est l’ennemi de Dante. Pour le vaincre, celle-ci utilise Sloth pour l’amadouer. Dante l’envoie ensuite derrière la Porte (reste à savoir ce qu’il y a vraiment derrière celle-ci). À Rizenbul, Les frères Elric sont sur le point de partir pour aller combattre les Homonculus. Mais avant ça, il leur faut trouver les ossements de chaque Homonculus. Ed profane la tombe de sa mère (il lui faut un ossement pour vaincre sa “fausse” mère) et retrouve Izumi pour lui demander les ossements de son fils.

PS : à noter une jolie expression inédite à la version française pour qualifier la taille de Ed : “demi-Schtroumpf”. Bonne trouvaille des traducteurs.

Épisode 46 :

Al rend visite à Tucker car celui-ci peut lui apprendre à utiliser la pierre philosophale (chose que lui interdit Ed pourtant). En effet, Shou Tucker veut créer une nouvelle Nina et pour cela il lui faut le pouvoir que détient Al. La transmutation humaine est un succès et Nina retrouve son apparence humaine. Seulement voilà, elle n’est qu’une poupée dépourvue d’âme. Nous découvrons que le quartier général de Dante se trouve sous celui de l’armée. Pride prend un ascenseur qui l’amène dans une cité souterraine (celle que l’on voit au début de l’opening).

Pride ou King Bradley est un Homonculus parfait dans le sens où il vieillit comme un humain. C’est une création de Dante (comme Greed), son chef-d’œuvre comme elle l’appelle. On savait déjà que Envy était une création du père de Ed et Al, mais on apprend ici qu’en réalité c’était son fils. Pendant ce temps, Ed rencontre Wrath et Lust. Mais cette dernière se retourne contre son maître car elle sait que Dante ne fera jamais d’elle un être humain. Elle s’allie donc à Ed.

Épisode 47 :

Ed et Lust arrive au repère de Tucker et tombe sur Al et Sloth. Il s’ensuit un combat entre Ed et sa “fausse” mère. Seulement voilà, Sloth est difficile à tuer, son corps étant composé d’eau. Wrath se joint à la petite fête. Sloth s’enfuit en contrôlant l’armure de Al. Ed part à leur poursuite. Pendant ce temps, Lust combat Wrath. Elle meurt à cause du médaillon (l’objet qui relie Lust à son passé). La fin d’un personnage mémorable.

Ed retrouve Sloth et continue le combat. La fin de l’épisode se transforme en véritable tragédie grecque : “J’aurais pu vous aimer, vous qui m’avez fait naître, mais je suis destinée à vous haïr”. Cette réplique est de Sloth, l’Homonculus née de la tentative de transmutation humaine des frères Elric (on assiste d’ailleurs à un flash-back assez horrible où le corps “raté” trouve refuge chez Dante). Ed tue l’Homonculus en transformant son corps en éthanol. Contrairement à bon nombre de héros de shônen, Ed est intelligent.

Épisode 48 :

Après la mort de Sloth, Wrath nous fait une crise. Il pleure toutes les larmes de son corps alors que Ed reste impassible devant la mort de sa création. Envy, déguisé en Winry (façon de parler), s’empare de Al. Izumi rejoint Ed et ensemble ils partent prendre d’assaut le QG de l’armée (celui des Homonculus donc). Sur place, ils tombent sur Archer, revenu d’entre les morts sous forme d’un cyborg. Izumi s’apprête à le combattre.

Mustang et ses hommes sont envoyés au nord, de ce fait Pride se débarrasse d’eux un moment. Seulement voilà, l’Alchimiste de Flamme est plus malin et prend la place de Havoc qui était en convalescence. Avec son look de résistant et aidé de Riza Hawkeye, Mustang décide d’aller combattre Pride chez lui.

Épisode 49 :

Après avoir trouvé un passage secret, Ed découvre la cité engloutie sous Central. Celle-ci avait été ensevelie par Dante après la création de la pierre philosophale voici quatre siècles pour cacher la disparition de toute la population sacrifiée. Ed rencontre Dante dans l’opéra de la ville et ensemble ils débattent sur le sens de l’échange équivalent. On appréciera les différents effets de mise en scène comme le travelling circulaire ou les plans en fish eye (comme lorsque qu’on se regarde dans une cuillère).

Gluttony est complètement déboussolé après la mort de Lust. Cela démontre bien l’attachement de ce personnage envers elle. Lust était une mère pour l’homme-enfant et voir Gluttony totalement perdu est très touchant. L’épisode se termine sur un événement fracassant : Ed franchit la Porte et se retrouve en pleine seconde guerre mondiale.

Épisode 50 :

Les deux derniers épisodes de Fullmetal Alchemist sont des modèles de suspense éprouvant. Hohenheim explique à Ed qu’il vient de prendre, avec son esprit et son âme, le corps d’un jeune homme vivant dans ce monde (le notre). Il lui explique aussi que la notion d’échange équivalent n’est qu’un leurre et que c’est les morts de ce monde qui fournit l’énergie de l’alchimie. Toutes les croyances qu’avait Ed se retrouvent alors complètement chamboulées. Son père lui explique que dans les années à venir les guerres seront nombreuses car la nature de l’homme est de se détruire (le traumatisme de Hiroshima se fait nettement ressentir à ce moment). Il lui explique aussi les raisons de son départ voici 10 ans : il voulait cacher la décomposition de son corps.

Finalement, Ed revient dans son monde natal en poussant la Porte (qui relie donc les deux mondes). Mustang défie Pride chez lui et le combat commence. King Bradley n’est pas vraiment un Homonculus comme les autres. Il a une famille, un fils qui l’aime et les auteurs ne se gênent pas de nous montrer ce cocon familial parfait. Nous découvrons le pouvoir de Pride. En effet, celui-ci peut se déplacer extrêmement vite et ainsi en fendant le vent avec son épée, il empêche Mustang de créer des étincelles. L’épisode se termine de façon tragique car Envy transperce Ed. Celui-ci tombe sur le sol, le sang se vidant de son corps…

Épisode 51 :

La fin d’une saga. Mustang est en position de faiblesse dans son combat. Pride semble invincible. Alors, son fils apparaît avec le crâne de l’Homonculus. Cette attitude naïve lui vaudra de se faire étrangler par son propre père. Heureusement, L’Alchimiste de Flamme empêche la tentative d’infanticide et profite de la faiblesse de son adversaire pour le réduire en cendres (c’est le cas de la dire). Après sa victoire, Mustang sort de la villa mais tombe sur Archer. Hawkeye arrive juste après et descend le cyborg. Mais avant de mourir, Archer a eu le temps de tirer. Il faudra attendre la seconde partie de l’épisode pour découvrir que Mustang est encore en vie (la balle lui a juste pris un œil).

Ed gît sur le sol, sa mort est proche. Al retrouve un second souffle, se lève et utilise la pierre. Un éclat de lumière se produit. Nous sommes devant la Porte avec Envy et Ed. L’Homonculus traverse celle-ci pour retrouver Hohenheim. On n’en saura pas plus sur sa destinée (il se transforme en dragon avant de disparaître). Ed revient ensuite à la vie, des larmes lui coulent des yeux (c’est la première fois). Mais c’est désormais Al qui a disparu. Pour en finir une fois pour toute Ed se sacrifie pour son frère et retraverse la Porte. Pendant ce temps, Dante s’échappe mais Gluttony la rattrape. La scène s’arrête alors qu’ils allaient s’affronter. Je n’en n’avais pas parlé précédemment mais on peut rapidement comparer Fullmetal Alchemist et Naruto sur un point : Les desseins de Dante sont sensiblement similaires à ceux de Orochimaru car les deux personnes cherchent la vie éternelle en changeant de corps.

Épilogue : Al a retrouvé son corps, mais celui de ses 10 ans. En échange, il a perdu son frère. Il va tout faire pour le retrouver et part s’entraîner auprès d’Izumi. Retour au point de départ. Ed est avec son père à Munich en 1921. Désormais, il étude la mécanique et les sciences. L’alchimie n’existant pas dans notre monde, il n’a que ça pour retourner dans son monde. Et si Fullmetal Alchemist était la plus belle histoire d’amour fraternel jamais contée ?

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