Eden of the East
12 septembre 2009 | Par Kakashi89 | Publié dans Critiques | 3 commentaires | lu 1 123 fois

Avec Sengoku Basara, Eden of the East (Higashi no Eden en VO) est la seconde série de ce printemps dernier, issue du studio Production I.G. Le fait est que l’on savait que l’animé avait été confié aux mains de maîtres de Kenji Kamiyama (que ce soit l’écriture du script originale ou la réalisation), attisait déjà la curiosité des admirateurs du talentueux auteur. 11 épisodes supervisés donc par ce dernier, ainsi que son équipe habituelle qui n’avait pas été réunie depuis Seirei no Moribito. L’homme derrière Ghost in the Shell: Stand Alone Complex nous parachute, dès le premier épisode dans un Washington située dans un futur proche, et marquée par des conspirations et des attentats terroristes. Eden of the East promet donc d’emblée de l’action et une intrigue complexe. Découvrons cela ensemble !

Saki Morimi, une étudiante japonaise, est partie seule de son côté lors d’un voyage scolaire dans le but de visiter Washington. Rendue en face de la Maison Blanche, elle tente de jeter une pièce dans la fontaine du bâtiment politique. Elle se loupe mais les deux agents policiers qui étaient sur les lieux ont vite fait de la remarquer. Les ennuis commencent… Lorsqu’un individu surgit tel un prince à la rescousse de la jeune fille. Cependant, cet homme, Akira Takizawa, est très étrange : en plus d’être totalement nu, il n’a pour effet personnel qu’un pistolet et un téléphone mobile, sur lequel un étrange message l’informe que suite au lancement d’un missile sur le Japon, la somme de 8,2 milliards de yens lui est versée. Si ce n’était que ça… Akira se rend vite compte qu’il a perdu la mémoire et qu’il est en réalité un terroriste. Saki, qui ignore tout de son identité, va quand même le suivre. La première chose qui nous interpelle (après le superbe Falling Down du générique signé Oasis) est sans doute le chara-design, celui de Chika Umino qui s’est fait connaître grâce à Honey & Clover. Le style de dessin de la mangaka (penchant pour les couleurs vives et les visages arrondis et potelés) est assez surprenant au début puisque l’on s’attendait à des dessins plus sobres et réalistes, mais nulle crainte on s’y fait assez vite. Et cela n’enlève aucunement le coté mature du seinen puisque à coté les décors en jettent visuellement. Les paysages et les villes sont très minutieusement représentés, il n’y a qu’à voir la fin de l’épisode 2 où l’on peut admirer derrière Saki et Akira au bord d’un quai, un somptueux couché de soleil plus vrai et plus beau que nature.

Mais Eden of the East c’est avant tout un scénario assez palpitant. On se retrouve dès le départ avec Saki et Akira, projeté dans ce jeu dangereux où tout est savamment orchestré. Akira possède ce super-téléphone-portable pouvant exécuter n’importe quel ordre venant de lui, mais on sait aussi que chaque décision qu’il prendra devra être très bien calculé de peur des représailles. On apprend aussi qu’il n’est pas le seul à posséder ce portable et qu’il y a 12 « seleção » (les candidats dans le jeu) et qu’au final un seul d’entre eux devra réussir l’objectif de stopper les attentats terroristes et servir au maximum l’intérêt général par la somme qui lui a été léguée. On réalise très vite que la trame de l’anime s’apparente facilement à celle d’un thriller psychologique, car on se pose constamment un tas de question sur tout ce qui se passe (surtout que l’intrigue avance au compte-gouttes), en un tantinet plus mou toutefois. L’histoire est doté en plus d’une atmosphère hors norme car conjuguant mystère, crime, suspens et paranoïa sous un ton très léger. Cela lui a légèrement porté préjudice dans la mesure où l’on ne prend presque rien au sérieux, et que par conséquent on n’a jamais peur pour les personnages. Autre petit bémol, et faute sûrement au nombre restreint d’épisodes, on a l’impression d’ingurgiter un trop pleins d’informations en peu de temps, la série perd par conséquent en émotion et en intensité. Les « seleção » ne sont pas tous présentés en plus (j’espère vraiment que ça va venir dans les films).

Kenji Kamiyama fait valoir malgré tout, une mise en scène assez efficace mettant en exergue cet engrenage machiavélique du quel Takizawa Akira s’en sort grâce à sa spontanéité. Le twist final (happy ending bien sûr) est assez imprévisible aussi, avec une réflexion philosophique sur la nature humaine et notamment les valeurs du cœur, de l’altruisme et de la générosité au dépend des valeurs matérielles et financières. Bref, reste plus qu’à relativiser à propos des deux adaptations en film prévues, car l’histoire à mon sens, est plus adaptée au format de long métrage. Après c’est sur que tout dépendra des personnes derrières le projet car le concept de base est assez bon, reste plus qu’à créer de bons rebondissements pour donner vie à tout cela.
12 septembre 2009 à 08:41 (#)
Globalement du même avis (et que l’on retrouve un peu partout finalement) : c’est un titre incontournable de cette année c’est sûr, mais quelque peu décevant pour les défauts que souligner dans l’article (notamment sur le côté trop léger de l’ensemble). Ensuite, 11 épisodes c’est trop peu et même si l’arc en cours est terminé, les deux prochains films paraissent indispensables pour étoffer l’histoire (ce qui fera au final un équivalent à une série d’une vingtaine d’épisodes). Reste tout de même une histoire originale ancré dans notre société moderne (une vraie œuvre post-11 septembre comme la seconde saison de GITS : SAC) qui mérite largement le détour pour ceux qui désirent voir autre chose que des sempiternels shônen, shôjo ou autres séries mécha.
12 septembre 2009 à 05:15 (#)
C’est Vrai que Kenji Kamiyama a l’habitude d’écrire des scénarios en se basant sur les faits d’actualité notamment dans HnE c’était sa version des attentats du 11 septembre , plutôt d’accord avec Zak quoique j’étais assez surpris par l’originalité de la série et surtout le graphisme ainsi que le chara design qui sort de l’aspect Seinen des mangas , seul défaut : le nombre d’épisodes 11 c’est trop peu! Espérons que les films seront à la hauteur !
11 octobre 2009 à 06:11 (#)
[...] avec sur la même page celle de Jûshi Enbu – Hero Tales. Ride Back est aussi présent ainsi qu’Eden of the Est et The Tower of Druaga : The Sword of Uruk. Il ne reste plus que celle de Kurozuka pour [...]