Dragonaut - The Resonance

9 septembre 2008  |  Par Zak  |  Publié dans Critiques  |  5 commentaires  |  lu 1 246 fois

Avec Bokurano, Gonzo avait signé l’une des meilleures séries animées de l’année 2007. Seulement voilà, c’est encore une adaptation de manga et cela fait belle lurette que le studio ne nous a pas pondu un titre marquant qui soit sorti d’un cerveau de scénariste. Il faut alors remonter jusqu’en 2005 pour Solty Rei et encore, la série est loin de faire l’unanimité. Gonzo est donc à la traîne derrière les autres principaux studios qui essayent toujours de soigner les transpositions mais aussi les projets originaux (Madhouse et BONES en tête). Ainsi, le réalisateur Manabu Ono (Transformers: Cybertron et storyboarder sur My-HiME) et le scénariste Jun Maekawa (Dragon Ball Z, Getbackers) ont eu la lourde tâche de faire taire les critiques. Désolé, mais Gonzo rate le coche, une fois de plus…

Il y a 20 ans, un astéroïde nommé Thanatos détruisit la planète Pluton. Désormais, c’est la Terre qu’il menace. Pour empêcher cela, l’ISDA (International Solarsystem Development Agency) lança le “Projet-D” il y a quelques années après avoir découvert dans l’océan des œufs de dragons. En effet, des créatures ailées hostiles sont apparues sur Terre venant directement de Thanatos. Pour les combattre à armes égales, l’ISDA utilise les Dragonaut, des pilotes de dragons. Jin Kamishina, un jeune adolescent seul rescapé d’un accident de navette qui coûta la vie à toute sa famille, est embauché de force à l’ISDA. Selon eux, il peut devenir Dragonaut du fait de sa relation avec Toa, un dragon venant de Thanatos qui a pris l’apparence d’une jeune fille. Comprenant que l’ISDA se sert de lui en réalité pour capturer Toa, Jin préfère fuir avec elle… Vous en avez ras le bol des histoires d’adolescents sauvant le monde à bord de leur mécha ? Dragonaut - The Resonance n’est pas fait pour vous ! Diffusé entre octobre 2007 et mars dernier pour 25 épisodes, l’animé ne s’embarrasse d’aucune once d’originalité en nous balançant les pires stéréotypes de la japanime (méchas, shônen et shôjo en même temps !). Si bien que l’on a rapidement l’impression d’avoir déjà vu la série. À croire que les auteurs font exprès de nous prendre pour des idiots. Makoto Uno s’occupe du chara design avec comme consigne de créer des personnages féminins tous dotés d’une poitrine surréaliste (sauf pour la fillette Moe, forcément). Vous me direz, c’était déjà le cas sur Witchblade, mais franchement, ce contenu pseudo-sexy fait encore kiffer qui ? Alors que BONES soigne à l’extrême le chara design de chacune de ses séries, Gonzo continue de prendre les spectateurs d’animé pour des otakus puceaux. Ainsi, on dénotera le traditionnel épisode à la piscine et son défilé de maillots de bain, véritable gimmick pourri de chaque production du studio.

On évoquait plus haut la présence de méchas mais les auteurs nous proposent en réalité une variante puisque nos héros pilotent des dragons (un cockpit s’accroche à la bestiole). Un dragon qui peut prendre l’apparence humaine. Ainsi, le principal arc de la série concerne la relation entre Jin, l’humain et Toa, le dragon (ou la “dragonne” plutôt). Pour se mettre le public féminin dans la poche, on y ajoute une histoire d’amour sirupeuse. Tandis que le public masculin se contentera des nombreux combats entre dragons. Des créatures au look recherché signé Junya Ishigaki (Mobile Suit Gundam Wing, Macross Frontier, Fullmetal Alchemist) mais dont les incrustations laissent à désirer, la faute à une 3D approximative (comme d’habitude vous me direz…). La série développe toutefois une excellente idée avec la relation entre Jin et son ami d’enfance Kazuki. Même si toutes ressemblances avec Kira et Asran de Mobile Suit Gundam Seed seraient purement fortuites. D’abord content de revoir Jin,  Kazuki va virer peu à peu dans la folie car il rend responsable son ami de lui avoir volé Gio, son dragon attitré. Mais en réalité Gio fuit de son propre chef, c’est un solitaire. Il collabore au début avec Jin uniquement pour protéger Toa, son véritable but selon lui. Bien sûr au fur et à mesure, ils vont apprendre à se connaître et devenir amis. Mais alors que l’affrontement entre Jin et Kazuki aurait pu être hautement dramatique, Gonzo préfère opter le je-m’en-foutisme qu’on lui connaît. Ainsi, la psychose de Kazuki est symbolisé par un… changement de coupe de cheveux (?!?). De même, alors qu’il passe toute la série à essayer de tuer Jin, Kazuki se résigne à la fin, en avouant qu’en réalité il voulait le protéger ! Ils redeviennent alors les meilleurs amis du monde. C’est presque touchant…

Et encore je ne parle même pas de la transition entre les deux parties de l’animé, gérer au moyen d’une ellipse que le scénario bien évidemment oublie de justifier. Il ne reste au final pas grand-chose à sauver dans Dragonaut - The Resonance, si ce n’est peut être un très bon second ending (on trouve des qualités comme on peut hein) et une animation soignée en général. D’ailleurs, le final est tellement bâclé que Gonzo a refait un épisode supplémentaire pour l’édition DVD pour conclure correctement l’histoire. Si ce n’est pas se foutre de notre gueule, je ne sais pas ce que c’est ?

Commentaires

  1. Falconhill dit :

    10 septembre 2008 à 08:47 (#)

    y a des jolies scènes, accompagnées de jolies musiques qui donnent quelques frissons…

    Mais sinon, c’est vrai, c’est pas le meilleur animé du monde… Soupir.
    Bon billet. Bonne journée

  2. Rixou dit :

    18 septembre 2008 à 08:36 (#)

    Effectivement c’est vraiment pas le top. Moi déjà rien que voir les poitrines surgonflé ça me donne la nausée c’est d’un naze ultime. Sinon oui quelques musiques en valent la peine. Et la 3D c’est moche car mal intégré. Sinon dommage pour un grand studio de pondre de plus en plus de merde comme ceux la le scénario peut être bon sur le papier mais après rien ne suit.

  3. Lu-sama dit :

    19 septembre 2008 à 04:29 (#)

    Assurément l’un des animes les plus ridicules de 2007, si ce n’est le plus nul. Même pas besoin d’arguments, Gonzo suffit amplement.

  4. Angyo-Onshi dit :

    21 septembre 2008 à 06:57 (#)

    Non justement Lu-sama le non gonzo ne suffit pas…Car depuis 2005 certes la qualité de leurs séries est inégal,ils peuvent en sortir des bonnes ou de mauvaise,mais ils en sortent toujours chaque années des bonnes.Comme en avril avec le bon blassreiter,une série que l’on commence avec des préjugés,mais qui au final se revele divertissante.Sinon pour dragonautje n’ai pas tenu plus de deux épisodes,en même temps en octobre,les séries présentes étaient très moyennes…

    Sinon pour madhouse je ne peux que contredire le fait qu’ils s’apliquent sur leurs adaptions,ou cherche des histoires original.Claymore et death note sont de parfait contre exemple,les deux plus récente séries les marquantes du studio,qui sont des mauvaises adaptions…

  5. Zak dit :

    21 septembre 2008 à 07:07 (#)

    Vu la mauvaise réput de Blassreiter, je préfère te laisser le bénéfice du doute hein.

    Concernant les adaptations de chez Madhouse. Il aurait très bien pu commencer celle de Death Note avant la fin du manga histoire de surfer sur le succès du manga en cours de parution. Non, ils ont préféré attendre la fin. Ce qui n’est pas le cas de Claymore ou d’un Nana je te l’accorde, mais les deux séries disposent d’une vraie fin. C’est déjà ça de pris. Après, je ne vois pas en quoi c’est des mauvaises adaptations. Va falloir développer un peu plus pour convaincre qui que ce soit.

    Puis l’adaptation de Monster, c’est du sacré gros boulot aussi. Donc…

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