D.Gray-man
10 janvier 2009 | Par Zak | Publié dans Critiques | 15 commentaires | lu 5 248 fois
Difficile de se lancer, puis réussir, sur l’immense marché du shônen, dominé par des titres incontournables tels que Naruto, Bleach, One Piece ou encore Gintama. C’est pourtant ce qu’à fait la mangaka Katsura Hoshino (28 ans) avec D.Gray-man, œuvre désormais fleuve puisque comptant déjà 17 tomes depuis 2004 (13 sont disponibles en France chez Glénat). Forcément, l’adaptation animée n’allait pas trop se faire attendre vu le succès. C’est le studio TMS Entertainment qui s’en chargea fin 2006 après avoir fini Angel Heart. La série allait donc se trouver entre de bonnes mains puisque ce mythique studio (fondé en 1964 !) est derrière un panel de titres importants comme Akira, Lupin III, Détective Conan, Ulysse 31, Cobra, Lady Oscar et bien d’autres encore. Ayant aujourd’hui rattrapé le manga, l’animé s’est terminé au bout de 103 épisodes (en plein tome 16). Il est temps de faire le bilan.

Vers la fin d’un 19ème siècle alternatif, le jeune Allen Walker vient d’intégrer la Congrégation de l’Ombre pour devenir un exorciste. Cet ordre créé par le Vatican a pour but d’éliminer les Akuma, des créatures maléfiques créées par le diabolique Comte Millénaire. Pour mener à bien ce combat, les exorcistes disposent chacun d’une Innocence, qui se matérialise différemment suivant le porteur. Celle d’Allen est son bras gauche. Notre jeune héros possède aussi le pouvoir unique de détecter les Akuma à cause de la mystérieuse cicatrice qu’il possède à l’œil gauche. Rapidement intégré au sein de la Congrégation, Allen va devoir protéger le monde, avec l’aide de ses nouveaux camarades, des desseins du Comte Millénaire… Pour superviser cette adaptation, TMS donna les rennes à l’expérimenté Osamu Nabeshima, réalisateur derrière Hamtaro, Clamp School Detectives et prochainement Saint Seiya : The Lost Canvas. Il fut aussi auparavant animateur clé chez Rintaro sur Dagger of Kamui et sur certains films Détective Conan, mais aussi storyboardeur sur la saga Banner of the Stars. Le script étant lui de Reiko Yoshida (Dragon Ball Z, Romeo x Juliet, Jyu Oh Sei) et de Tatsuhiko Urahata (Monster, Master Keaton). Honnêtement, on ne peut que saluer le respect dans lequel baigna l’adaptation vu le faible nombre de fillers qui plombent souvent les versions animées des shônen fleuve. Et puis surtout, TMS a eu l’initiative appréciable de mettre en suspens la série au lieu de la saborder en continuant avec des épisodes de remplissage pour capitaliser sur la licence. Même si certaines mauvaises langues (qui auront peut-être raison) vous diront que la fin de la diffusion a aussi été choisie à cause du manque de succès de la série qui traîne sérieusement derrière les Naruto ou autre Bleach. D’autant plus que contrairement à un Soul Eater, D.Gray-man est une œuvre d’un classicisme éculé, aux codes usés, dont la seule originalité vient finalement de son univers goth. Si tu cherches le renouveau du genre, passe ton chemin !

Il ne faut donc pas espérer voir dans D.Gray-man une once d’inventivité dans la caractérisation des personnages, dans le déroulement de l’histoire et des combats. Comme la plupart des auteurs actuels de shônen, Akira Toriyama est la première source d’inspiration et Katsura Hoshino le lui rend bien. Si le cadre de l’Europe du 19ème siècle, le running gag sur la taille du héros ou encore son bras spécial font penser à Fullmetal Alchemist au départ, D.Gray-man reste malheureusement beaucoup plus basique en alternant durant la première moitié (50 épisodes quand même, c’est long…) des petites histoires répétitives avec des ennemis peu puissants. On retiendra toutefois la quête où nos héros font la connaissance du vampire romantique Arystar Krory (qui se nourrit du sang des Akuma !) et celui de l’invasion de Barcelone. Pendant ce temps, le Comte passe son temps à dire que son plan de destruction va débuter… Alors qu’on ne voit pas venir. Faut avoir aussi avec quelle mollesse la Noah (les alliés du Comte) Lulu Bell essaye de tuer Allen et ses compagnons durant leur voyage vers l’Asie. Une fois en Chine (puis au Japon ensuite) et les bases de l’intrigue principale posées (retrouver le maréchal Cross), D.Gray-man montre enfin ses atouts. Sans en dévoiler davantage, Allen et ses amis se retrouvent enfin en position dangereuse alors que jusque là on ne craignait rien pour eux. Tandis que certains personnages sortent du lot comme Tyki Mikk, Noah du Plaisir, dont le charisme indéniable en fait le bad guy le plus fascinant de la série (l’excellente prestation de Toshiyuki Morikawa n’y est pas étrangère aussi). Sans avoir la noirceur (et fortiori la maturité) d’un Fullmetal Alchemist, D.Gray-man surprend aussi par son côté “dark” en adéquation avec son univers. Les films de la Hammer, la sous-culture gothique, Tim Burton… Les références sont nombreuses.

Impossible de ne pas voir dans le bras d’Allen une inspiration du film Edward aux mains d’argent (1990) de Tim Burton. Allen tient aussi beaucoup d’Ichabod Crane, interprété par Johnny Depp dans Sleepy Hollow (1999). De même, le Comte et son aspect bouffon évoquent le Pingouin joué par Danny De Vito dans Batman, le défi (1992). Tout comme les Akuma dont les designs semblent tout droit sortis de L’Étrange Noël de monsieur Jack (1993). Que des films qui ont dû fortement influencer la mangaka. Contrairement à un Fullmetal Alchemist qui privilégie le fond à la forme, D.Gray-man est un shônen essentiellement visuel, disposant d’un impressionnant travail graphique sur l’utilisation du noir et blanc. Il est regrettable que l’on ne retrouve pas cela dans l’animé, assez quelconque graphiquement si ce n’est l’omniprésence de la nuit et une dominante de couleurs froides. Comme dans tout bon shônen, l’humour à une place importante (Allen est irrésistible dès qu’il joue aux cartes) mais D.Gray-man ne se détache jamais de cette atmosphère mélancolique sous-jacente. L’histoire de l’exorciste Suman Dark est très triste, tout comme la traversée en mer jusqu’au Japon où l’équipage joue les boucliers humains pour protéger nos héros, sans oublier les personnages moralement abattus après un évènement dramatique (Lenalee et Lavi lors de la disparition d’Allen). D’un autre côté D.Gray-man montre aussi ses limites de shônen en ne proposant sur la fin qu’une succession d’affrontements contre les ennemis toujours plus puissants. Katsura Hoshino réutilise tous les poncifs du genre sans jamais vraiment les transcender comme ont pu réussir - à certains moments - Masashi Kishimoto sur Naruto ou Tite Kubo sur Bleach. D.Gray-man ne propose aucun retournement de situations mémorables et les combats se résument à des dépassements de soi. Mais voilà, cela fonctionne encore et on se surprend à enchaîner les épisodes sans véritable lassitude, juste pour savoir ce qu’il va se passer dans le suivant.

Il faut quand même avouer que Le Comte et les Noah (Sauf Tyki !) n’ont pas la même prestance que l’Akatsuki ou les Arrankar, tout comme les Maréchaux font peine à voir face aux Capitaines de Bleach. Kevin Yeegar, censé être un des exorcistes les plus puissants, qui lutte avec difficultés contre des Akuma de niveau 1, on en rigole encore… Moins drôle que Luffy, moins bad ass qu’Ichigo, moins con que Naruto, Allen est l’archétype du héros positif de shônen qui veut protéger ses amis et manger jusqu’à l’éclatement après une bataille pour récupérer des forces. En revanche, on sent que l’auteur est une femme car le personnage principal féminin, Lenalee, n’est jamais sacrifiée pour être une vulgaire demoiselle à sauver. Son combat contre l’Akuma de niveau 3 est un des plus spectaculaires de l’animé par exemple. Dommage que Lavi (le bavard marrant) et surtout Kanda (le bougon solitaire) ne bénéficient pas du même traitement de faveur pour rester des seconds rôles très stéréotypés. Impossible de ne pas penser à Vegeta, Sasuke ou Ishida pour Kanda ou bien Jiraiya pour le Maréchal Cross. Comme dans toute série au nombre d’épisodes conséquents et au temps de production limité, l’animation est moyenne, les arrières plans dépouillés et les dessins de qualité variable. D.Gray-man reste toutefois plus constant que ses rivaux. En contrepartie, aucun épisode ne n’explose littéralement (mise en scène virtuose, animation exceptionnelle…) comme on peut en trouver dans Naruto (le récent Kakashi Vs Kakuzu) ou Bleach (Ichigo Vs Grimmjow). C’est le compositeur de Ninja Scroll et de Samurai 7 qui signe la musique. Des partitions très passe-partout, encore une fois en déca de la concurrence. Côté opening et ending, on retiendra l’entraînant Doubt & Trust d’Access (3ème opening) et l’hypnotique Snow Kiss de Nirgilis (1er ending).

En septembre dernier, les français ont pu découvrir le début de la série sur Game One. D’ailleurs le premier coffret DVD s’apprête à sortir ce mois-ci sous la bannière de Kana. Si le début ne vous passionne pas des masses, poursuivez sans crainte car c’est vraiment durant sa seconde moitié que l’histoire décolle. D.Gray-man arrive alors à se hisser parmi les meilleurs opus du genre en dépit d’un script trop linéaire, de nombreux clichés et d’un gros manque d’imagination. Mais finalement, le plus gros défaut de l’animé est son absence de conclusion (l’arc en cours est fini, l’histoire pas du tout) car le manga est toujours en cours de parution. Et ne vous attendez pas à voir la suite arriver rapidement… Il va falloir s’armer de patience pour connaître le dénouement final.
10 janvier 2009 à 03:59 (#)
Je suis du même avis concernant les limites de D.gray-man. Certains personnages sont énervant au possible et la première partie est ennuyeuse. Juste un désaccord, la musique est réussi selon moi et donne vraiment un plus à l’univers dark de D.gray-man.
10 janvier 2009 à 11:25 (#)
je ne suis pas d’accord les combat sont trés bien surtout le dernier contre le lv4 il y a du suspens par exemple quand allen se fait battre par tiky dans les episodes 50 et en se qui concerne la suite je ne dirait “Et ne vous attendez pas à voir la suite arriver rapidement…” parceque c’est probable que dgm reviennent en animes
10 janvier 2009 à 11:48 (#)
J’ai rien compris. La ponctuation, ça peut servir.
12 janvier 2009 à 05:46 (#)
Je suis fan de cet animé. ^^ Mais j’ai souvent remarqué que avec DGM ou on adore ou on aime pas du tout.
ça dépend des gens quelqu’un sur un site avait dit quelque chose de très juste : c’est une question d’ambiance vous être pris dedans ou non.
Avis personnelle :
Je trouve que Allen, bien qu’il est un coté classique de protecteur et gros mangeur, se distingue des autres héros de shônen par un coté mi-ange mi-démon (il à quelque chose de spécial). Les ennemis je les trouve plus intéressant que dans d’autre manga. Les autres personnage de l’histoire ne sont pas en reste il ne sont pas là uniquement pour faire les faire valoir (bien sûr il est impossible de mettre tout le monde en avant faut pas abusé non plus).
Par contre je me demande toujours se que les autres entend par original… Bof ça vient peut être du faite que je me fit à l’ambiance plus qu’a l’originalité.
Ps: Si il y a beaucoup de HS au début c’est dû à la mauvaise santé de l’auteur. Elle prend beaucoup de pose et les scans on pris du retard. Il on donc fait de HS pour que l’animé ne rattrape pas le manga malheureusement ça lui à porté préjudice d’ou l’arrêt à l’épisode 103 (On ignore toujours si il va reprendre ou pas).
25 janvier 2009 à 04:16 (#)
jadooooooore DGM surtout que cest stupéfiant leur série et je trouve aussi quelle est plus intéréssante que naruto .Je voulais remercié Katsura Hoshino davoir créée cette série et bravo a tous ceux qui adore cette série
11 février 2009 à 08:43 (#)
1er point, je suis d’accord concernant le début de l’anime: il est d’abord accrochant mais il arrive un moment ou il devient monotone (vers les épisode 15). mais a partir des épisodes 50, on commence vraiment a connaitre l’anime et a l’aimé.
2eme point: j’en ai plus qu’asser qu’on me rabache toujours que D Gray Man est tiré de full métal alchimist sous prétexte que Allen a un bras armé et donc qu’on sous entend que ce n’ait qu’une pâle imitation. Si vous voulait que je vous fasse des comparaisons, je peut vous dire que full metal alchimist est tiré de final fantasy VII(barret a une arme a la place d’un bras). d’après un sondage sur un certain site (anime story), d gray man est classé 4eme et full métal alchimist ne fait pas parti du top 10.
12 février 2009 à 05:34 (#)
Non mais les sondages lambda c’est pas des arguments ça surtout que FMA n’est plus trop d’actualité alors que D.Gray-man l’est encore (diffusion TV + sortie DVD). Dès que FMA reprendra, t’inquiète pas on l’aura vite oublié D.Gray-man
Maintenant, la comparaison avec FMA est inévitable pour n’importe quel shônen. Ce dernier étant le maître étalon du genre, on y reviendra tout le temps (jusqu’à ce qu’un fasse mieux).
15 février 2009 à 02:04 (#)
Je ne comprends absolument pas cette comparaison avec FMA pas du tt le meme univers!
Ed et Allen suivent un but complètement différent et puis concernant la comparaison de leurs bras on pourrait dire pareil de Naruto avec Kyuubi vs Ichigo et son Hollow!!!
Personnellement j’adore DGM on s’attache vite a Allen et à ts les autres perso!! c un des meilleurs mangas ke g vu en espérant que l’anime reprend!!
PS: le retour de FMA est prvu or avril 09!!!
15 février 2009 à 03:56 (#)
Merci, on était déjà tous au courant et on ne parle pas de l’univers mais du genre et des codes appliqués…
18 février 2009 à 05:25 (#)
FMA de retour le 9 avril? De quoi vous parlé de l’animé ou du manga? Je me suis mise au manga il y a peut de temps donc je suis pas au courant.
Et en se qui concerne le faite que DGM sera oublier quand FMA reprendra je ne suis pas du tout d’accord. Il y aura toujours de fans qui n’oublieront jamais même si il aime FMA et que l’animé reprend. Il y en a pas un qui est meilleur que l’autre! C’est n’est pas pas-ce que la majorité en choisira un plus tôt que l’autre que ça va changé l’opinion de la minorité. (C’est pas pas-ce que celui qui à posé la critique préfère l’un plutôt que l’autre que les emmerdeurs…. euh je veux dire ceux qui pose les commentaires vont changé d’avis. ^^)
Il y a pas de meilleur juste des préférences.
Je suis une petite peste. ^^
25 mars 2009 à 02:50 (#)
Un anime plus proche du manga sera fait je crois. Sinon, pour les comparaisons avec FMA… Je crois que ça vient également des Noahs qui sont nommé par leur caractère : désolée mais entre Lust (Luxure) l’homonculus et le Noah du plaisir y a quand même des points communs. Tout comme la grande famille soudée avec un traitre (Gred, le 14eme) Je ne parle pas de l’histoire mais il y a certainement des ressemblances aux niveaux des personnages. Je fais à nouveau référence à Ed, avec ses membres de métal et sa manière de jouer au poker qui ne sont pas sans rappeler ce cher Allen.
Pour autant, il est vrai que j’apprécie le manga ^^
15 juin 2009 à 08:54 (#)
nous fan de FMA! nous avons peur que FMA soit oublier!? dessus c sa!?pas d’inquiétude! FMA est revenu sur le devant de la scène!! ils est super!! ^^
mais D gray man aussi est super !! j’adore!! :p mise a par la ressemblance l’histoire est différent! donc arrêter de comparai s.v.p! merchi :p
20 juin 2009 à 01:42 (#)
DGM J’AIME DE TOUT MON COEUR SURTOUT LES PERSONNAGE
1 juillet 2009 à 07:04 (#)
Hoey, j’ai pas trouvé les 50 premiers épisodes si chiants que ça ! J’ai aimé toute la série, du 1 au 103 ! C’est quand même dommage que ça s’arrête après la défaite du Level Quatre, quand même ! ‘Fin bref, vivement la suite !
2 juillet 2009 à 03:27 (#)
Personnellement, je préfère DGM à FMA. Ce qui m’énerve c’est de voir qu’on les compares toujours à cause de leurs ressemblences…certes il y en a mais à toujours en parler je trouve ça assez nul. Comme on l’a déjà dis plus haut, les histoires ne se ressemblent en rien.
Sinon après, je trouve quand même que la fin des épisodes est baclée domage. DGM est un de mes manga préféré, je trouve qu’il sort de l’ordinaire par rapport à Bleach et Naruto qui n’ont rien à voir bien entendu mais c’est un style différent. Puis vous dites que les premiers épisodes sont répétitif, mais dans Bleach et Naruto aussi c’est un peut toujours la même chose.