Devilman Lady
17 février 2006 | Par Kamui-chan | Publié dans Critiques | 1 Comment | lu 62 fois
Voici Devilman Lady, un anime que l’on pourra classer dans le genre drame/horreur, sans être pour autant trop violent. On retrouvera le coup de crayon de Gô Nagai, créateur de l’incontournable Goldorak, produit en 1978. Néanmoins la similitude s’arrête là, car “Devilman Lady” nous entraîne dans un univers apocalyptique dans lequel la race humaine est en passe de disparaître…
Jun , un modèle très en vogue au Japon, se sent depuis quelques temps épiée. Un soir, une inconnue sonne à sa porte et lui somme de la suivre sur le champs. Effrayée, mais intriguée, Jun obtempère. Elle se retrouve alors enfermée dans un entrepôt désaffecté, où un homme se transforme sous ses yeux en loup-garou, et lui porte une morsure fatale. Mais c’est un tout autre destin que la mort qui attend Jun, car celle-ci, empreinte de frayeur et de rage, se transforme de façon innatendue en Devilman… Asuka, l’inconnue, lui explique alors que cette nouvelle apparence n’est autre que son véritable visage, qu’elle doit l’accepter comme un don. On apprend ensuite qu’Asuka est la dirigeante de “l’Alliance humaine”, une organisation combattant un nouveau fléau : un nouveau genre humain qui évolue pour devenir des monstres. Jun devient alors l’arme de l’Alliance humaine, et combat des centaines de monstres. Mais malgré le fait qu’elle ne soit pas “humaine”, Jun ne supporte pas de tuer ses semblables, et souffre chaque jour un peu plus.
Cette série de 26 épisodes nous plonge dés le début dans le bain. Le drame que vit Jun nous est raconté avec beaucoup d’émotion, car l’auteur met l’accent sur l’aspect psychologique. L’amour prend la forme de la relation tendre et ambigüe entre Jun et Kazumi, sa meilleure amie qui partage son appartement. Le thème de l’homosexualité est souvent implicite, avec Asuka par exemple, une belle blonde glaciale, aux traits fins mais néanmoins masculins. Les hommes n’ont pas trop leur part dans cet anime, où le pouvoir et la puissance sont détenus par les femmes. Jun est une jeune femme torturée(passer de modèle à Devilman…), forçée à tuer, et la “bête” ne prendra jamais le dessus sur les sentiments de Jun. L’histoire ne se terminera pas sur un happy end, et on en est bien content. Cependant, on pourra faire plusieurs reproches à cette série, qui n’est quand même pas à marquer dans les annales… Les dessins ne sont pas excellents, parfois inégaux, et les couleurs ne sont pas très soignées. Mais le vrai hic, c’est que l’on pourrait facilement passer du 2ème au 17 ème épisode, sans manquer grand chose: les épisodes s’enchaînent et se ressemblent, et l’histoire traîne parfois en longueur. L’action s’accélère heureusement vers le 17ème épisode ,(un peu tard, dommage)en même temps que la chute de l’humanité, qui aparaît alors comme inévitable. Mais que cela ne vous décourage pas, car cela reste malgré tout une bonne série “à l’ancienne”, qui vous fera passer de bons moments!!
4 août 2007 à 08:28 (#)
Il y a 26 et non 23 épisodes. =]
Je trouve ton résumé très juste mais cependant inique lorsque tu parles de l’histoire qui "traîne parfois en longueur". Enfin certes, tu n’as pas tout à fait tort mais je pense que Gô Nagai essaye de nous accoutumer à une sorte de rythme ternaire pour mieux nous surprendre à la fin. Pour que le choc soit plus grand, que l’on soit dépaysé, un peu comme tous les personnages qui subissent l’action.
Enfin, ce n’est que mon point de vue.