Canaan
14 décembre 2009 | Par Zak | Publié dans Critiques | 2 commentaires | lu 899 fois
Alors que sortait chez nous sa première réalisation, l’excellent film Sword of the Stranger, Masahiro Ando livrait au Japon, quasiment au même moment, son deuxième travail. Non pas un nouveau long-métrage pour Bones, mais une série de 13 épisodes, diffusée entre juillet et septembre 2009, pour un petit studio, P.A. Works. Habitué à la sous-traitance, notamment pour Bones (Darker than Black, Xam’d : Lost Memories, Soul Eater, Eureka Seven…), P.A. Works avait auparavant produit True Tears. Avec Canaan, ils s’attaquent à leur premier titre un minimum ambitieux. En effet, hormis la présence d’Ando, Canaan est la transposition d’un visual novel réputé de Type-Moon, 428: Fûsa Sareta Shibuya de, sorti sur la Wii. Forcément, on retrouve le chara design si populaire de Takashi Takeushi (Fate/Stay Night)… mais malheureusement pas Kinoko Nasu au script. Et cela se sent, vraiment.

Shanghai. Le reporter Minoru Minorikawa et la photographe Maria Oosawa sont envoyés sur place pour couvrir un festival culturel. Après avoir été séparés durant la manifestation, Maria se retrouve mêlée à une fusillade. Elle est sauvée in extremis par une tueuse à gages à la chevelure argentée et aux yeux d’un rouge vif. Il s’agit de Canaan, une amie proche dont elle avait perdue le contact. Pendant ce temps, le groupuscule terroriste « Serpent » s’apprête à faire libérer leur leader, Alphard… Si l’on regarde la série sur ses deux premiers épisodes engageants et jusqu’à sa moitié, Canaan apparaît comme une série d’action tout à fait correcte. La confrontation musclée entre les deux antagonistes Canaan et Alphard évoque le cinéma de John Woo en version féminine. De plus, Masahiro Ando soigne ses scènes d’actions malgré leur courte durée à chaque fois et le rythme assez soutenu permet de nous faire oublier les nombreux trous du scénario. Le 7ème épisode est même un modèle de suspense digne d’un blockbuster hollywoodien. Sauf que la série bascule dans sa seconde partie pour un voyage initiatique dans une contrée désertique. Nos héros décident d’aller explorer les ruines d’un village dont les habitants ont été décimés par un virus. Les rares survivants possèdent désormais un pouvoir spécial mais ont besoin d’un médicament pour survivre. Canaan abandonne ce qui faisait son charme jusque là (l’action en gros), pour se concentrer sur les relations entre les personnages et sur une vague histoire de terrorisme bactériologique dont on se contrefout totalement (et que l’on a vu mieux ailleurs). La caractérisation très stéréotypée des différents protagonistes (dont la moitié est inutile) et l’écriture bancale de l’histoire empêche tout semblant d’intérêt. Au lieu de se concentrer sur l’affrontement, aussi bien physique que psychologique, entre Canaan et Alphard (expédié en quelques secondes à la fin), la scénariste Mari Okada (Red Garden, Vampire Knight, Kodomo no Jikan… ok, on a compris !) met en avant la gourde Maria et sa relation d’amitié (voir plus) avec Canaan.

À partir de là, la série s’embourbe dans un salmigondis de mauvaises idées que je ne vais pas m’amuser à lister bêtement. Canaan essaye alors de prendre pour Noir mais finit par ressembler au final à El Cazador de la Bruja (l’influence de la trilogie Girls & Guns de Bee Train se fait largement sentir), les scènes d’action réussies en plus. Ne cherchez pas non plus un lien aux références bibliques que pouvait nous promettre le titre. L’héroïne s’appelle Canaan uniquement parce qu’on mentor était Cham. Point barre. Difficile au final de ne pas parler de déception avec un réalisateur aussi prometteur et un matériau d’origine aussi solide (la série n’a pas grand-chose à voir avec le jeu, il paraît). Après l’excellente surprise que fut Sword of the Stranger, on attendait plus de la première série de Masahiro Ando. Mais alors beaucoup plus.
1 janvier 2010 à 06:43 (#)
franchement trop virulent tes commentaires c est de l acharnement …
moi je trouve que la série et prenante du début a la fin et que l intrigue est très bien respecte jusqu au dénouement…
la partie dans le désert suit logiquement la trame du scénario ( le virus ua qui est évoque des les premiers épisodes )
rien n a était laisse au hasard tout suit une logique irréfutable, ou l action laisse un peu de place a la profondeur du caractere des personnages en seconde partie de la série
c est sur pour les fans de mangas bourrins vous allez être déçu
6 janvier 2010 à 05:30 (#)
Plutôt d’accord avec Zak , on pouvait mieux espérer de cette série qui au début était assez prenante mais au fur et à mesure que les épisodes passaient ,ça a complétement dérapé !Dommage !