Blue Dragon : le premier coffret DVD
11 mars 2010 | Par Zak | Publié dans Critiques DVD | lu 156 fois
Un nouveau shônen vient de débarquer sur le territoire français. Il s’agit de Blue Dragon de Studio Pierrot, grand spécialiste du genre puisqu’on leur doit Naruto, Naruto Shippûden, Saiyuki ou encore Bleach. Vous avez peut être déjà vu quelques épisodes puisque Game One avait commencé à les diffuser en janvier dernier. Scindée en deux saisons de 51 épisodes chacune (2007-2009), la série est tirée d’un jeu de rôle sorti sur Xbox en 2006. Jusque là, rien d’anormal si le jeu n’avait pas été supervisé par le créateur de Final Fantasy, Hironobu Sakaguchi et « chara designé » par l’immense Akira Toriyama (papa de Dragon Ball pour ceux qui ne suivraient pas). Là tout de suite, ça calme hein. L’animé reprend le concept du jeu (les héros peuvent invoquer une créature) tout en gardant le trait original de Toriyama (repris ici par Tsueno Ninamiya). Le tout sous la direction de Yukihiro Matsushita (Hunter X Hunter : Greed Island) d’après un script d’Akatsuki Yamatoya (Naruto, FMA, Soul Eater…).

Il y fort longtemps la guerre entre les forces de la Lumière et des Ténèbres faisait rage. Chaque belligérant possédait de grands pouvoirs mais le plus illustre était nommé le pouvoir de l’Ombre. Grâce à leur courage et leur puissance, les 7 chevaliers de la Lumière anéantirent les forces des Ténèbres et scellèrent le pouvoir de l’ombre à tout jamais. Cependant, caché de la conscience des êtres humains, le pouvoir de l’Ombre survécut année après année, génération après génération… Aujourd’hui il resurgit. Le cruel Nene souverain du royaume de Guran, aspire à conquérir le monde grâce à la combinaison de pouvoir de l’Ombre et de la puissance des machines. Dans leur quête pour contrer ce plan démoniaque, Zola et Jiro vont joindre leurs forces afin de retrouver les descendants des 7 chevaliers de la Lumière. Peu de temps après leur arrivée dans le village paisible de Talta, ils sont pris à partie par l’armé de Nene. Les jeune Shu et Kluke se retrouvent coincés au milieu de la bataille. Alors qu’il est sur le point de perdre tous ceux qu’il aime, Shu réveille le légendaire Blue Dragon, une Ombre. Mais parviendra t-il avec l’aide de ses nouveaux amis à arrêter Nene et sauver le monde de la menace des forces des Ténèbres ?
Kaze assure le minimum syndical avec ce premier coffret (les deux premiers en réalité puisque le deuxième est sorti en même temps) avec les 11 premiers épisodes répartis sur deux DVD (VOSTF et VF sont disponibles). Pas de bonus au programme mais un prix plus abordable qu’à l’accoutumé pour un coffret Kaze (35 euros au prix éditeur). Le doublage français est correct même si les voix sont trop en avant par rapport au reste. Les comédiens ont aussi tendance à en faire un peu trop là où leurs homologues nippons jouaient plus en retenu (Romi Paku, toujours aussi irremplaçable). Mais cela reste acceptable.
Dès les premiers épisodes, Blue Dragon montre ses limites. Clairement destinée à un public jeune, la série pèche par un manque total d’ambitions et une fainéantise accrue de l’écriture. Faire un shônen inoffensif et tout mignon n’est pas un défaut en soit, mais il est facile d’en déduire et ce dès le départ que Blue Dragon n’aura jamais la profondeur d’un Miyazaki. Alors certes, on ne lui en demande pas autant mais pour l’instant on se situe au niveau d’un Pokémon. On retrouve absolument tous les clichés du genre : le héros couillon possédant un énorme pouvoir qu’il va devoir apprendre à contrôler, son rival qui va devenir aussi son meilleur ami, le maître super balèze et très sévère, le pervers rigolo et enfin la fille qui sert à rien. Ce joyeux groupe se balade dans un monde d’heroic fantasy sans grande personnalité. Le tout emballé par le biais d’une technique donnant l’impression de regarder une série de vingt ans d’âge. Difficile alors de trouver un quelconque intérêt à ce Blue Dragon, à moins d’avoir une connaissance fortement limité en animation japonaise. Mais j’aurais envie de dire qu’il vaut mieux placer 15 euros de plus dans une bonne série que dans celle-là (genre Soul Eater, pour rester dans le shônen).