Bleach : Memories of Nobody

30 septembre 2007  |  Par Zak  |  Publié dans Critiques  |  4 commentaires  | 

bleachmovie1dy1.jpgAvec Naruto et One Piece, Bleach est le troisième shônen fleuve à se disputer la concurrence sur les chaînes de télévision japonaise. Etant le plus jeune des trois (l’animé date de 2004), voici le premier long-métrage tiré de l’univers créé par Tite Kubo il y a cinq ans (28 tomes à ce jour). Sorti en décembre dernier dans les salles nippones, Bleach : Memories of Nobody (superbe titre) se place chronologiquement avant l’arrivée des Arrancars avec une histoire inédite, qui contre toute attente, trouve davantage sa réussite dans la description de ses personnages que dans les combats qui ont fait le succès de la série. Un film mature ? Presque…


Dans la ville de Karakiru, Ichigo et Rukia rencontrent des âmes errantes qu’on appelle Blanks. Senna, Une Shinigami inconnue au bataillon, apparaît alors et se débarrasse en un rien de temps des esprits. Pendant ce temps à Soul Society, l’alerte est à son maximum car le monde réel et celui de la Soul Society sont menacés de destruction par un mystérieux groupe qui se fait appeler les Dark One menés par un certain Ganryu. Mais pour cela, ce Shinigami banni à besoin de Senna. Nos héros n’ont alors plus qu’une heure pour déjouer ses plans… Comme pour la série TV, Noriyuki Abe se charge de la réalisation d’après un scénario original de Masashi Sogo (Bleach, GTO et Full Metal Panic!). Alors que la bande-annonce laissait présager un film aux bastons homériques où l’on verrait tout le monde, capitaines compris, se fighter, le film surprend là où on ne l’attendait pas forcément. La mise en place de l’intrigue se fait très lentement (une bonne heure !) et les auteurs préfèrent se concentrer sur la relation entre Ichigo (moins “badass” qu’à l’accoutumé) et Senna. Mélancolique, voir nostalgique par moment, Bleach : Memories of Nobody présente des scènes tout a fait inattendues dans ce genre de production (le passage au centre commercial, la recherche du père de Tomoyo…). Même si ces dernières n’ont pas la puissante émotionnelle des œuvres de Makoto Shinkai, elles permettent au spectateur de se dire qu’il est en face d’un vrai film de cinéma et non un épisode de la série TV rallongé.


Cependant, Bleach : Memories of Nobody est loin d’être totalement convainquant, surtout durant la dernière demi-heure, véritable gonzo de combats où les obligations commerciales prennent le dessus sur le projet artistique. En effet, on sent que Noriyuki Abe et son équipe se forcent à mettre tout le monde à l’écran. Ce qui en résulte sont des affrontements bâclés, aux enjeux minimes et conclus à la va-vite (faut voir Ichigo se débarrasser de Ganryu comme d’un vulgaire Hollow !). Bref, un final qui fait malheureusement vite retomber le soufflé… Allez, la prochaine sera la bonne !

Commentaires

  1. lampre dit :

    30 septembre 2007 à 09:11 (#)

    j’ai eu exactement la même reaction apres la vision de ce film.
    excellent article……

  2. Evans dit :

    4 octobre 2007 à 07:10 (#)

    Très bon film pour ma part, certe la fin est "baclée" mais tout le reste est, je trouve très réussi. C’est plutôt émouvant sur la fin. Si les films Naruto sont des gros ratés, celui de Bleach mérite qu’on lui accorde une heure et demie.

    (PS-poil: Comme au ciné, on reste jusqu’après le générique ^^ )

  3. Reofive dit :

    14 octobre 2007 à 01:42 (#)

    Où est Yoruichi ????????
    Et de plus, l’excuse que Kisuke (Urahara) trouve pour pas faire entrer Ishida, Chad et Inoue, elle est complètement nulle : bien sûr qu’ils pouvaient y entrer, dans cette dimension ! Ils sont bien entrés dans la Soul Society, non ?!

  4. Misti dit :

    29 novembre 2007 à 09:24 (#)

    Il faut regarder la série… Ils sont entrés dans la Soul Souciety grâce à une espèce de "converstisseur d’âmes", après tout c’est pas un moulin il n’y a que les âmes qui peuvent y aller! Idem pour la vallée des Hurlements…
    Très bon film sinon mais c’est vrai que la fin se fait à la va-vite et certains personnages apparaissent sans qu’on sache trop d’où ils sortent (Renji par exemple)! Mais on passe un bon moment quand même!

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