Bleach: Fade to Black – I Call Your Name
4 novembre 2009 | Par Zak | Publié dans Critiques | lu 597 fois
Après deux opus cinématographiques presque convaincants (surtout par rapport aux films Naruto), Bleach s’offre un troisième essai. Sorti en décembre 2008 au Japon (au moment où le 199ème épisode fut diffusé) Bleach: Fade to Black est toujours réalisé par Noriyuki Abe d’après un script, cette fois, de Natsuko Takahashi. Après Masashi Sogo et Michiko Yokote, la scénariste de Chrno Crusade et Tokyo Magnitude 8.0 (aussi en poste sur la série TV Bleach) marque un retour aux sources de la saga : il faut sauver Rukia. Studio Pierrot fait du neuf avec du vieux, si possible sans trop se fatiguer sur l’intrigue et les rebondissements. À regarder d’un œil sous peine d’ennui mortel…

Une mystérieuse explosion d’énergie spirituelle se produit au centre du Seireitei dans le monde de la Soul Society, causant de gros dégâts. Au même moment, Rukia ressent une étrange sensation, comme si elle avait oublié quelque chose d’important. Ayant eu vent des événements, Kisuke Urahara envoie Ichigo en reconnaissance pour enquêter. Une fois sur place, Ichigo se fait attaquer par les shinigamis, qui ne semblent pas le reconnaître. En essayant de les raisonner, il découvre que personne ne se souvient de Rukia. Ichigo part à la recherche de son amie pour découvrir qui se trame derrière cette amnésie générale… Bleach: Fade to Black part d’une bonne idée, celle de faire de notre héros, Ichigo, un total inconnu aux yeux des shinigamis. En arrivant à la Soul Society, Ichigo doit se frotter à tous ses amis qui le prennent pour un intrus : Renji, Ikkaku, ou encore des capitaines comme Komamura ou Hitsuyaga. S’engage alors une sorte de remake du premier arc de l’histoire originale, sauf que désormais Ichigo a désormais la puissance d’un capitaine. Mais voilà, ce qui s’annonçait excitant sur le papier – soit des combats à la chaîne avec un zeste de mystère – est vite éventé par une seconde intrigue montée en parallèle. Cette dernière, centrée sur Rukia et deux étranges individus étroitement liés à son passé, ne fait que casser un rythme déjà pas bien dynamique. Le manque de charisme des bad guys (un frère et une sœur) joue beaucoup en défaveur de cette histoire. Leurs motivations se limitant à garder Rukia juste pour eux. On notera aussi passage que la fille est doublée par Aya Hirano, seiyû que l’on connaît bien, notamment pour les rôles de Lumière (Kiddy Grade), Misa Amane (Death Note) ou encore Chiko (Chiko, l’héritière de Cent-visages).

L’absence de réels enjeux, de personnages développés et d’implication émotionnelle (le combat contre « Evil Rukia » tombe complètement à plat) fait de cet opus le plus faible des trois. Une fois de plus Studio Pierrot essaye de satisfaire tout le monde en casant le plus de monde possible (même Urahara vient se battre). Réitérer la même erreur trois fois de suite, faut vraiment être borné ! Seul le deuxième opus, The DiamondDust Rebellion (qui sort en janvier chez Kaze) avait réussit à trouver un juste milieu entre le fan service et un script un minimum consistant.