Black Blood Brothers

13 décembre 2006  |  Par Zak  |  Publié dans Critiques  |  1 Comment  |  lu 57 fois

Si je vous parle de vampires, de guerre entre clans, de manteau et de chapeau rouge, vous penserez toute de suite à Hellsing. Or dorénavant, il faudra aussi compter sur Black Blood Brothers de Group TAC (Gilgamesh) et Studio Live (de la sous-traitance pour BONES ou Production I.G). En effet, le héros, Jirou Mochizuki (doublé par Takahiro Sakurai, que l’on voit partout en ce moment) a, plus ou moins, le même look qu’Alucard. Si je précise “plus ou moins” ce n’est pas anodin puisque pour éviter le plagiat, les auteurs ont essayé de varier en optant pour un rouge pétant sponsorisé par les pompiers et un chapeau pointu… On a la classe ou on ne l’a pas, hein !

Il y a 10 ans, une guerre sainte ravagea la ville de Hong Kong. Jirou Mochizuki, un héros vampire surnommé Lame d’Argent, demanda alors la création d’un district spécial au Japon où pourront cohabiter les humains (Red Blood) et les vampires (Black Blood). De nos jours, Jirou et son petit frère Kotaro reviennent au Japon et découvrent que les Kowloon Children, les responsables du précédent conflit, sont de retour bien décidés à prendre leur revanche. Sur place, Jirou fait la connaissance de Mimiko Katsuragi, une employée de la ville qui sera leur guide à travers le district… Difficile d’accrocher aux premiers épisodes de cet énième récit vampirique mal fagoté comme son héros principal et bien trop ambitieuse pour une série B. En effet, les six premiers (sur douze) sont tous simplement incompréhensibles et on ne voit jamais où le scénariste Yuu Sugitani et le réalisateur Hiroaki Yoshikawa veulent en venir. Ceux qui resteront accrochés au wagon pardonneront rapidement la narration bordélique puisque Black Blood Brothers prend son envol dans sa seconde partie. Les Kowloon Children rentrent enfin en action et commencent à semer la zizanie au sein de la cité. Les péripéties s’accélèrent alors (tout comme le rythme) et l’animé devient enfin un peu bourrin (mention spéciale à l’affrontement Cain/Yafuri). Contrairement à Hellsing (Alucard forever !), ce sont les personnages secondaires qui retiennent l’attention. Jirou, par exemple, fait pâle figure face au pyromane Zelman Clock ou la vénéneuse Cassandra Jill Warlock.

Le manque de charisme et de profondeur du héros principal (qui honnêtement, ne fait pas grand-chose en plus) n’est pas le seul défaut majeur de l’animé. Sa courte durée empêche Black Blood Brothers d’exploiter pleinement son pitch de départ. Ainsi, le final est expédié à la vitesse de la lumière sans pour autant conclure totalement. Dommage, car sur la seconde moitié la série pouvait se targuer d’être une alternative intéressante à Hellsing. Techniquement, Black Blood Brothers montre rapidement ses limites avec une animation limitée pour un titre de 2006 et une réalisation passe-partout (mais efficace lorsqu’il le faut). Tout au long des épisodes, on ressent un certain manque d’expérience (c’est une première réalisation) et de surcroit tous les défauts de jeunesse que je viens de citer. Vaux mieux rater sa série pour ça que par manque de talent…

Commentaire

  1. Astro dit :

    28 mai 2007 à 09:56 (#)

    t’as pas l’air de l’avoir trop aimé;… moi j’ai adoré! dès le premier épisode, je ne me suis ennuyée avec aucun ! Mais pour la fin je suis entièrement daccord ! Elle est baclée! Et ça peut pas s’arrêter comme ça …. j’espère qu’il y’aura une suite …

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