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	<title>Anime France : Actualité Animé et Manga &#187; Mugen</title>
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	<description>AnimeFr est un site web d’actualité, de critiques et de dossiers dans le domaine de l’animation japonaise. L’objectif de notre site de tenir les fans informés de ce qui se passe en France et au Japon, des titres à ne pas manquer,mais surtout de donner envie aux non-initiés de s’intéresser à la culture manga.</description>
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		<title>Samurai Deeper Kyo</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jun 2008 19:32:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mugen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Manga]]></category>
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		<category><![CDATA[manga]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/samuraideeperkyo01.jpg " alt="" /><strong>Samurai Deeper Kyo</strong> est un manga d’Akimine Kamijyô (auteur de <strong>Shirogane no Karasu</strong> et de <strong>Crack!!</strong>) composé de 38 volumes. En France il est édité aux éditions Kana, dans la collection Dark Kana. Le manga a été adapté en 2002 en série animée de 26 épisodes par Studio DEEN. Cette adaptation diffère de la version papier, au niveau du scénario et des personnages (il y en a de nouveaux rajoutés). De plus, la série ne retranscrit que les premiers tomes du manga. En 1604, quatre ans après la fameuse bataille de Sekigahara, un pharmacien Kyoshiro rencontre Yuya Shiina &laquo;&nbsp;La chasseuses de primes qui se trouvent partout sur la route de Tokai&nbsp;&raquo;. Elle croit que ce pharmacien est Kyo yeux de démon &laquo;&nbsp;L&#8217;homme au milles victimes&nbsp;&raquo;&#8230; Malgré un synopsis simple l’auteur a su créer un univers et une histoire unique qui transcende les bases du shônen.<span id="more-1515"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Samurai Deeper Kyo</strong> est un shônen, certes, mais pas n’importe quel shônen ! Il est totalement diffèrent des autres titres à succès du genre que l’on connaît. Premièrement, il est basé sur un évènement historique qui a marqué l’histoire du Japon : La bataille de Sekigahara. Commençons par un peu d’histoire : vers 1568, Oda Nobunaga permet l’unification du pays et atteint un pouvoir équivalent au shogun mais il fut assassiné en 1583 et remplacé par Toyotomi Hideyoshi qui ne fut pas proclamé shogun non plus. Ses cinq généraux firent la promesse que s’il arrivait malheur à Hideyoshi, son fils deviendrait le shogun. Cependant, à son décès en 1598, un de ses généraux, Ieyasu Tokugawa, pris le pouvoir et devint le nouveau shogun. Cependant, un des autres généraux teint sa promesse, Ishida Mitsunari. Ils réunirent tous les deux leurs partisans et ils s’affrontèrent à Sekigahara, le 21 octobre 1600. Tokugawa en sortit victorieux, c’était l’avènement de son nouveau règne qui allait durer longtemps et apporter 250 ans de prospérité et de paix. Le manga prend place quatre ans après cette bataille. Suite à celle-ci ce fut le début de l’ère d’Edo connut pour annoncer le déclin des samouraïs et la création du bushido. Le manga fait ainsi apparaître des personnages historiques tels que Nobunaga et Tokugawa ou encore Sanada. Dès le départ le manga parait assez peu original, démarrant sur des bases habituelles, puis on a le premier élément qui va permettre au manga de se détacher des autres, le dédoublement de personnalité que l’on découvre sur le personnage de Kyoshiro. Très vite ce détail va s’avérer être le point de départ de toute l’histoire et le scénario va devenir de plus en plus complexe au fil des tomes. Ainsi le scénario va s’étoffer, restant constamment assez flou avec plein de questions en suspens. Les informations vont être données au compte-goutte, tome par tome. Cela va aiguiser la curiosité du lecteur et lui donner l’envie à la fin de chaque volume d’empoigner le suivant pour connaître la suite.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/71dc.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le manga se divise en trois parties. D&#8217;abord du premier au cinquième volume c&#8217;est l’introduction, où l’on rencontre les personnages principaux, puis vient la forêt d’Aokigahara, du volume 5 au 11 où apparaît Oda Nobunaga. Enfin, du tome 11 au tome 38, la partie la plus importante de l&#8217;histoire qui tourne autour du clan Mibu, qui nous fournit des explications sur le passé de Kyoshiro et de beaucoup d’autres personnages. Ainsi l’histoire a pour fil rouge un voyage au travers d’une grande partie du Japon, avec des escales où il y a des batailles, des rencontres entre des personnages. Le voyage démarre d’un peu avant Edo jusqu&#8217;à Kyoto et se déroule sur plusieurs mois. Au fur et à mesure du voyage des personnages apparaissent bon où méchant, entraînant d’inévitables combats, et donc des méchants qui se repentissent évidemment&#8230; Au niveau des personnages principaux, méchant comme gentil on n’en dénombre pas moins d’une bonne vingtaine, ce qui est assez énorme. Ainsi au fil du voyage, Kyoshiro se fait de nombreux amis qui le rejoignent pour l’aider dans sa quête mais pas toujours pour les mêmes raisons. L’analyse des personnages serait trop long à faire mais chacun à son caractère bien différent. Ils sont tous bourrés de charisme et ont une psychologie très réaliste et complexe. Vous ne trouverez pas les stéréotypes des autres shônen qui desservent un peu le style. Ainsi les personnages évoluent et leurs caractères aussi tout comme leurs convictions et leurs buts. Chacun a ses secrets qui sont découverts au fur et à mesure. Les relations entre tous les personnages sont assez complexes comme la chronologie, ce qui peut paraître parfois étouffant mais au début de chaque tome un résumé avec une chronologie des faits est la pour aider le lecteur, donc pas de panique. Pour achever le tout, à la manière d’un film on a souvent le droit à des flash-back de nombreux personnages racontant ainsi leurs backgrounds.</p>
<p style="text-align: justify;">Les combats sont très impressionnants et originaux mais le point fort de ses combats, du moins au début du manga, c’est qu’ils sont réalistes. Il n’y a pas de magie ou autre chose. Les techniques sont basées sur la force, la vitesse, l’endurance&#8230; Ce qui est très rare mais déjà vue à l’époque dans <strong>Kenshin le Vagabond</strong>. Au fur et à mesure les combats se font de plus en plus intenses et donc plus long, l’auteur y intègre une part de fantastique en leur donnant certains pouvoirs. Mais ces pouvoirs ne sont pas toujours expliqués à contrario de <a href="http://www.animefr.com/hunter-x-hunter-1168.htm" target="_blank">Hunter X Hunter</a>. Tout comme dans un jeu où simplement dans <a href="http://www.animefr.com/naruto-2-775.htm" target="_blank">Naruto</a> les personnages s’entraînent augmente leurs puissances, gagnent de nouvelles armes et de nouvelles techniques. On pourrait le comparer à un jeu sous certains angles. L’autre point fort reste le graphisme qui est très beau avec beaucoup de détails, surtout pendant les combats qui sont rendu très réalistes, n’hésitant pas à faire des dessins sur une double page pour rendre plus vivant le récit. Au fil des tomes, le dessin va se développer, pour devenir de plus en plus détaillé et de plus en plus sombre parfois. Les jeux d’ombres et de lumières sont très bien rendus, et les yeux des personnages trahissent bien leurs sentiments. (Les yeux de Kyo sont synonymes de haine et de toutes puissances à vous glacer le sang parfois). Ensuite, pour contrebalancé avec le coté sombre du manga qui prend très vite le dessus l’auteur y intègre de nombreuses scènes humoristiques mais sans jamais tomber dans l’humour lourd et gras. Ainsi, le manga garde une certaine fraîcheur, malgré des scènes de combats assez violentes, qui vont crescendo de tomes en tomes.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/163ra.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les thèmes abordés sont nombreux et le fait que Kyo et Kyoshiro soit dans le même corps va tout de suite poser le dilemme du dédoublement de personnalité et de la dualité bien/mal. Évidemment comme tout bon shônen, on y retrouve la détermination et le dépassement de soi pour atteindre un niveau divin en matière de maîtrise du sabre. Mais là ou cela diffère de <strong>Kenshin</strong>, par exemple, est le thème de la vie des samouraïs. Nous donnant ainsi un aperçu des traditions et modes de pensés des samouraïs, on découvre leur code moral et que malgré les guerres et autres querelles, les samouraïs prennent plaisir à s’affronter et à risquer leurs vies. La mort est un thème récurrent dans son œuvre, avec cette fameuse &laquo;&nbsp;maladie de la mort&nbsp;&raquo; qui n’est pas sans rappeler le sida et rappelle que même les plus forts ne sont pas immortels. En conclusion, ce manga est culte et ravira tous les fans de shônen de part son graphisme, son histoire ou encore les multiples combats. Il aura su se faire une place dans le monde des shônen, renouvelant ainsi le genre. Ce manga est le premier de Kamijyô qui montre son talent en espérant que ses prochaines créations soient toutes aussi géniales. À savoir, sa nouvelle création est <strong>Code Breaker</strong>, manga sur le monde du hacking.</p>
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		<title>Strait Jacket</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 17:25:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mugen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Strait Jacket]]></category>

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		<description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/strait_jacket_logo.jpg " alt="" /><strong><span>Strait Jacket</span></strong><span> est un animé composé de 3 OAV de 25 minutes et réalisé en 2007 par Shinji Ushiro. La série est produite par les studios Feel (<strong>Nagasarete Airantou</strong>) et scénarisé par Ichiro Sakaki<span style="color: red;"> </span>(<span>créateur de<strong> </strong><a href="http://www.animefr.com/scrapped-princess-450.htm" target="_blank">Scrapped Princess</a></span>). Le staff restant est composé de personnes confirmées comme, par exemple, Yoshinori Yumoto et Hideki Fukushima, animateurs présents sur <strong>Planètes</strong> ou encore Rei Nakahara qui a travaillé sur <strong>Blue Seed</strong> et sur le film <a href="http://www.animefr.com/origine-528.htm" target="_blank">Origine</a> de Gonzo. Ainsi, le staff et les premières images de l’animé laissaient présager à une super production qui allait nous en mettre pleins les yeux. Les promesses ont-elles été tenues ?</span><!--more-->]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/strait_jacket_logo.jpg " alt="" /><strong><span>Strait Jacket</span></strong><span> est un animé composé de 3 OAV de 25 minutes et réalisé en 2007 par Shinji Ushiro. La série est produite par les studios Feel (<strong>Nagasarete Airantou</strong>) et scénarisé par Ichiro Sakaki<span style="color: red;"> </span>(<span>créateur de<strong> </strong><a href="http://www.animefr.com/scrapped-princess-450.htm" target="_blank">Scrapped Princess</a></span>). Le staff restant est composé de personnes confirmées comme, par exemple, Yoshinori Yumoto et Hideki Fukushima, animateurs présents sur <strong>Planètes</strong> ou encore Rei Nakahara qui a travaillé sur <strong>Blue Seed</strong> et sur le film <a href="http://www.animefr.com/origine-528.htm" target="_blank">Origine</a> de Gonzo. Ainsi, le staff et les premières images de l’animé laissaient présager à une super production qui allait nous en mettre pleins les yeux. Les promesses ont-elles été tenues ?</span><span id="more-1489"></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/strait_jacket1.jpg" alt="" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: black;"> Dans un monde où l&#8217;industrie et la magie, devenue indispensable, coexistent parfaitement, une guerre perdure entre les hommes et les démons. Ces derniers, étant à l&#8217;origine de simples humains qui ont abusé des technologies magiques, se sont transformés en monstres instables, dangereux et possédant des capacités magiques redoutables. Afin de lutter contre ceux qui se sont transformés, des hommes ont été spécialement entraînés : les Sorciers Tactiques, équipés de Gabarits de combat (armures magique), et utilisant des armes mêlant cartouches conventionnelles et magie. Elles leur offrent ainsi une puissance de feu colossale, la seule capable de venir à bout des démons. On les appelle tout bas, par peur et par respect : Strait Jacket. Le synopsis est très accrocheur et le début du premier épisode met tout de suite dans l’ambiance en multipliant les différentes vues de l’univers de l’animé. Plusieurs époques sont mélangées, comme le souligne le contraste avec une mode vestimentaire et les bâtiments qui viennent du XXème siècle, alors que la  technologie est futuriste. Nous sommes dans un univers ou la haute technologie côtoie la magie, qui n’est pas sans faire penser à <a href="http://www.animefr.com/fullmetal-alchemist-167.htm" target="_blank">Fullmetal Alchemist</a>. La musique du début, très médiévale, sème le trouble dans l’orientation stylistique de la série. Graphiquement l’animé est beau, le rendu de la ville est très bien fait avec des couleurs légèrement pastels et claires font parfois penser à un tableau. Les scènes d’actions foisonnent et font monter l’adrénaline, le tout rythmé par des musiques qui vous immergent tout de suite dans l’ambiance de la série. En si peu d’épisodes il est évident qu’il n’y a aucune monotonie, alternant discussion et scènes d’actions, l’animé ne vous laisse pas reprendre votre souffle. La violence y est très présente, on a l’impression que l’animé c’est inspiré de d’autres œuvres cultes, la couleur du sang et la violence fait penser à <a href="http://www.animefr.com/elfen-lied-156.htm" target="_blank">Elfen Lied</a>. Quand aux démons informes qui déblatèrent des absurdités, </span><span>ils nous font penser aux akumas de <strong>D.Gray-man</strong>. Les pentacles renvoient encore une fois à l’alchimie de <strong>Fullmetal Alchemist</strong>.</span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/strait_jacket2.jpg" alt="" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Les personnages sont peu nombreux, à cause du faible nombre d’épisodes, mais leurs personnalités arrivent à être développées convenablement même si cela ne transcende pas le style. Ainsi, il y a Reiott le héros assez froid (qui ressemble bizarrement à<a title="Ban Mido" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ban_Mido"></a> Ban Mido de <strong>Getbackers</strong>), Cabelletaita, son assistante aussi froide que lui, Mary Simmons, qui joue le rôle de leurs contact et Isaac Hammond, une personne liée à l’histoire des protagonistes. On voit tout de suite que les relations des personnages sont assez basiques. On ne cherche pas à nous surprendre avec des psychologies complexes, tout comme le scénario que l’on devine aisément. Avec un script plus poussé et une série de 26 épisodes, l’animé aurait pu marquer les  esprits mais le fait que la série soit courte est un handicap l’empêchant d’atteindre le rang de série culte. Finalement, le résultat des courses donne une animation de bonne qualité et assez originale, un scénario qui tient la route mais sans être bien complexe et de nombreux clins d’œil à des animés cultes. Qu’on se le dise <strong>Strait Jacket</strong> est une série que l’on regarde entre deux titres plus majeurs pour se détendre, mais elle sera vite oubliée hélas.</span></p>
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		<title>Nodame Cantabile</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Jun 2008 16:58:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mugen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[drama]]></category>
		<category><![CDATA[Nodame Cantabile]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/nodamelogo.jpg " alt="" /><strong>Nodame Cantabile</strong> est un drama japonais réalisé en 2006 par Hideki Takeuchi (<strong>Kamisama Mou Sukoshi Dake</strong>, <strong>Bus Stop</strong>) et basé sur l’animé du même nom. Cette Il est composé de 11 épisodes et d’une deuxième saison, composée de 2 épisodes de deux heures. Ce drama adapte la même histoire que l’animé qui tourne autour du monde de la musique classique au sein d’une académie japonaise et des relations amoureuses de deux de ses étudiants. Le rôle principal Megumi Noda est interprété par Juri Ueno (<strong>Last Friends</strong>, <strong>Engine</strong>) et quand au rôle masculin, Shinichi Chiaki, il est interprété par Hiroshi Tamaki (<strong>Shikaotoko Aoniyoshi</strong>, <strong>Remote</strong>). Ce drama peut être considéré comme culte comme le démontre le nombre de prix qu’il a reçu mais aussi grâce à son audience à la télé qui a été importante au Japon. Il obtint le titre de meilleur drama, de meilleure actrice, de meilleur réalisateur, de meilleur arrangement musical et de meilleur opening (<em>Rhapsody in Blue</em> de George Gershwin). Mais qu’est-ce qui a bien pu faire son succès et faire que ce drama se soit différencié des autres ?<!--more--></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/nodamelogo.jpg " alt="" /><strong>Nodame Cantabile</strong> est un drama japonais réalisé en 2006 par Hideki Takeuchi (<strong>Kamisama Mou Sukoshi Dake</strong>, <strong>Bus Stop</strong>) et basé sur l’animé du même nom. Cette Il est composé de 11 épisodes et d’une deuxième saison, composée de 2 épisodes de deux heures. Ce drama adapte la même histoire que l’animé qui tourne autour du monde de la musique classique au sein d’une académie japonaise et des relations amoureuses de deux de ses étudiants. Le rôle principal Megumi Noda est interprété par Juri Ueno (<strong>Last Friends</strong>, <strong>Engine</strong>) et quand au rôle masculin, Shinichi Chiaki, il est interprété par Hiroshi Tamaki (<strong>Shikaotoko Aoniyoshi</strong>, <strong>Remote</strong>). Ce drama peut être considéré comme culte comme le démontre le nombre de prix qu’il a reçu mais aussi grâce à son audience à la télé qui a été importante au Japon. Il obtint le titre de meilleur drama, de meilleure actrice, de meilleur réalisateur, de meilleur arrangement musical et de meilleur opening (<em>Rhapsody in Blue</em> de George Gershwin). Mais qu’est-ce qui a bien pu faire son succès et faire que ce drama se soit différencié des autres ?<span id="more-1467"></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/nodame1.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Chiaki est le meilleur pianiste de l&#8217;université Momogaoka, en plus d&#8217;être excellent violoniste. Mais lui, il s&#8217;en fiche un peu, puisque son rêve depuis tout petit est de devenir chef d&#8217;orchestre. Seulement voilà, suite à de mauvaises expériences, il a développé une grande peur des voyages en avion ou en bateau. Il se sent donc piégé au Japon et ne sait pas jusqu&#8217;où il pourrait aller. De plus, il tient à apprendre le métier avec Sebastiano Viera, un chef d&#8217;orchestre qu&#8217;il a pu côtoyer dans son enfance, et qui n&#8217;est pas au Japon. Dans cette université, on trouve aussi une fille particulièrement bizarre, surnommée Nodame. Elle retrouve un jour un Chiaki ivre et endormi à côté de chez elle et le recueille pour la nuit. Ce dernier est alors réveillé par le son du piano de Nodame&#8230; et se retrouve en plein milieu d&#8217;un appartement qui pourrait s&#8217;apparenter à une décharge. Après s&#8217;être remis du choc, il remarque quand même que parmi tous les mauvais musiciens qu&#8217;il a pu entendre au Japon, elle sort du lot car elle joue bizarrement, mais pas faux. C&#8217;est ici que ces deux-là, pourtant si différents par leurs caractères, commencent à jouer ensemble : Chiaki se dit qu&#8217;il a peut-être quand même quelque chose à faire au Japon. Quand on lit ce synopsis, on à l’impression d’avoir à faire à un de ces dramas qui nous compte une histoire d’amour toujours aussi banale entre deux jeunes étudiants japonais. Cependant, en visionnant le premier épisode on ressent tout de suite que le drama à quelque chose de différent par rapport aux autres. <strong>Nodame Cantabile</strong> a son petit côté manga marqué avec quelques mimiques dignes de l’animé et un style peu réaliste tant dans l’ambiance que du point de vue vestimentaire. Mais au cours des épisodes cela va très rapidement s’estomper et le spectateur va très vite s’habituer à cet univers déjanté. Premièrement, le succès est dû à un mélange de styles efficaces, une histoire d’amour qui touchera les âmes sensibles, le côté shônen avec la détermination de Nodame et des autres personnages à réussir et enfin la musique classique, thème hors norme et fil rouge du drama. Il y a même de l’horreur avec la vision dantesque de la chambre de Nodame&#8230; Le style est éclectique et chacun y trouve son compte. Ce point positif est renforcé par le jeu des acteurs qui ne jouent pas faux et sont d’une justesse parfaite. Ueno Juri alias Nodame donne à son personnage de nombreuses mimiques et expressions sur son visage qui ne sont pas sans rappeler une actrice de théâtre. Elle arrive à nous toucher et à nous faire éprouver de la sympathie pour elle malgré ses travers. Hiroshi Tamaki alias Chiaki, est un personnage froid et assez détestable au premier abord, mais qui a la classe et représente l’idéal masculin pour toutes les jeunes femmes japonaises. C’est la superstar de l’académie malgré son air prétentieux on découvre un personnage plus réfléchi que le côté playboy qui n’attire que les femmes. Quant à tous les autres rôles, ils sont tous charismatiques et différents. Seul point noir est le rôle de Masumi amoureux transit de Chiaki et homosexuel qui nous montre un personnage de l’homo stéréotypé, ce qui est un peu dommage mais qui n’empêche pas de rire de certaines situations cocasses. Le rôle de Ryutaro Mine est interprété par Eita et qui m’a le plus touché, l’acteur est vraiment très bon et se démarque réellement des autres seconds rôles. Il aurait pu aussi bien interpréter Chiaki. Comme on peut le voir le casting est un des points forts, ce qui est rare dans les dramas tout de même, ici il n’y quasiment aucun mauvais acteur.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/nodame2.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, l’autre gros point positif est la musique classique, la série a été adapté de façon a laisser la place à des séquences de musiques classique où l’on peut admirer des visions d’orchestres philharmonique et de magnifiques scènes représentant des concertos de violons, pianos ou hautbois. Il ne va pas sans dire que la musique est splendide et le répertoire de musique classique y passe entièrement. Tout au long du drama on peut ainsi entendre des extraits de morceaux de Mozart, Schumann, Liszt, Beethoven, Rachmaninov, Gershwin, Mendelssohn, Chopin, Brahms, Debussy&#8230; C’est un véritable bonheur pour les oreilles, permettant aux néophytes d’apprécier cette musique et aux autres de la découvrir. Finalement, ce drama est une bonne surprise, un drama ambitieux qui se démarque des autres de par ses acteurs et son style unique. De plus, adapté d’un animé déjà culte (réalisé par Tomoko Ninomiya) et avec une bande son extra et hors norme. Le drama n’a pas de réel point faible, il n’est ni trop court ni trop long, avec de l’humour, des bons acteurs, etc. Grâce à <strong>Nodame Cantabile</strong> il a été prouvé que l‘on pouvait faire des dramas de bonnes qualités et agréables à regarder !</p>
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		<title>Le Voyage de Chihiro</title>
		<link>http://www.animefr.com/le-voyage-de-chihiro-1326.htm</link>
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		<pubDate>Fri, 09 May 2008 10:46:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mugen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Chihiro]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Miyazaki]]></category>

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		<description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src=" http://www.animefr.com/wp-content/uploads/chihirologo.jpg" alt="" /><strong><span>Le Voyage de Chihiro</span></strong><span> est un film d’animation sorti en 2001 et réalisé par Hayao Miyazaki (<strong>Nausicaa de la vallée du vent</strong>, <strong>Mon Voisin Totoro</strong>, <strong>Princesse Mononoké</strong>). Ce film a été produit par les studios Ghibli qui ont été créé en 1985 par Miyazaki et Isao Takahata (réalisateur du <strong>Tombeau des lucioles</strong>) suite au succès cinématographique de <strong>Nausicaä de la vallée du vent</strong>. Le logo de son studio est un Totoro, personnage central de <strong>Mon Voisin Totoro</strong> qui fut le premier grand succès du studio. Le scénario a été écrit aussi par Miyazaki, très connu pour sa quasi-omniprésence à toutes les étapes de création du film. La musique est composée par Joe Hisaishi qui a déjà prêté son talent sur d’autres œuvres du maître telles que <strong>Nausicaä</strong>, <strong>Le Château dans le ciel </strong><span>et</span> <strong>Porco Rosso</strong>. Le succès du film à sa sortie fit qu’il battit <strong>L’Âge de glace</strong> et <strong>Lilo &#38; Stitch</strong> en nombre d’entrées. De plus, il reçut l'<span style="text-decoration: none; color: #000000;">Ours d'or du meilleur film</span> au <span style="text-decoration: none; color: #000000;">festival de Berlin</span> en <span style="text-decoration: none; color: #000000;">2002</span> et l'<span style="text-decoration: none; color: #000000;">Oscar</span> du meilleur film d'animation en <span style="text-decoration: none; color: #000000;">2003</span>. Au Japon, il surpassa <strong>Titanic</strong> au classement des meilleures recettes et fit connaître Miyazaki au grand public en dehors de son pays d’origine. Ce chef-d’œuvre est d’une richesse rare parmi les films d’animation qu’il en serait difficile de l’analyser en entier, mais nous allons tenter d’aborder les principaux points...</span><!--more--></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src=" http://www.animefr.com/wp-content/uploads/chihirologo.jpg" alt="" /><strong><span>Le Voyage de Chihiro</span></strong><span> est un film d’animation sorti en 2001 et réalisé par Hayao Miyazaki (<strong>Nausicaa de la vallée du vent</strong>, <strong>Mon Voisin Totoro</strong>, <strong>Princesse Mononoké</strong>). Ce film a été produit par les studios Ghibli qui ont été créé en 1985 par Miyazaki et Isao Takahata (réalisateur du <strong>Tombeau des lucioles</strong>) suite au succès cinématographique de <strong>Nausicaä de la vallée du vent</strong>. Le logo de son studio est un Totoro, personnage central de <strong>Mon Voisin Totoro</strong> qui fut le premier grand succès du studio. Le scénario a été écrit aussi par Miyazaki, très connu pour sa quasi-omniprésence à toutes les étapes de création du film. La musique est composée par Joe Hisaishi qui a déjà prêté son talent sur d’autres œuvres du maître telles que <strong>Nausicaä</strong>, <strong>Le Château dans le ciel </strong><span>et</span> <strong>Porco Rosso</strong>. Le succès du film à sa sortie fit qu’il battit <strong>L’Âge de glace</strong> et <strong>Lilo &amp; Stitch</strong> en nombre d’entrées. De plus, il reçut l&#8217;<span style="text-decoration: none; color: #000000;">Ours d&#8217;or du meilleur film</span> au <span style="text-decoration: none; color: #000000;">festival de Berlin</span> en <span style="text-decoration: none; color: #000000;">2002</span> et l&#8217;<span style="text-decoration: none; color: #000000;">Oscar</span> du meilleur film d&#8217;animation en <span style="text-decoration: none; color: #000000;">2003</span>. Au Japon, il surpassa <strong>Titanic</strong> au classement des meilleures recettes et fit connaître Miyazaki au grand public en dehors de son pays d’origine. Ce chef-d’œuvre est d’une richesse rare parmi les films d’animation qu’il en serait difficile de l’analyser en entier, mais nous allons tenter d’aborder les principaux points&#8230;</span><span id="more-1326"></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/chihiro1.jpg" alt="" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Chihiro est une petite fille un peu renfermée car ces parents ont décidé de déménager et cette idée ne l&#8217;enchante guère. Au détour d&#8217;une route étrange, toute cette petite famille se retrouve dans le monde des dieux et les parents vont être punis d&#8217;avoir succombé à la gourmandise en étant transformé en cochon. Commence alors pour Chihiro une quête pour sauver ses parents, retrouver son nom qu&#8217;elle a mystérieusement oublié et survivre dans un monde décidément peu commun. C’est ainsi que son monde va basculer pour se retrouver livrée à elle-même, aidée d’un jeune garçon sorcier Haku. Elle va entamer un voyage initiatique qui dès le départ évoque un <strong>Alice au pays des merveilles</strong> dans la culture nippone, grâce aux nombreux monstres et créatures rencontrés mais aussi pour le message délivré aux enfants. Le début du film démarre normalement dans le monde réel et va au fur et à mesure glisser dans le monde fantastique des dieux et esprits. Chihiro nous est présentée dès le départ comme une fille très peureuse et paresseuse, qui aime peu l’aventure tout en étant surprotégée par ses parents. Elle incarne aussi la naïveté et l’innocence même car elle est la seule personne à ne pas s’intéresser à l’or et à voir le bien en chaque être. Ses parents vont représenter le pêché de gourmandise et d’ignorance, à la manière d’un conte ils seront transformés en cochon par la sorcière Yubaba.</span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/chihiro2.jpg" alt="" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Ce film est une quête identitaire où Chihiro se transforme à l’intérieur (caractère qui change) comme à l’extérieur (évolution du dessin) pour au final ne pas oublier son nom. Cette transformation est expliquée par Miyazaki ainsi : <em>&laquo;&nbsp;Néanmoins, deux scènes sont peut-être plus symboliques que les autres. Celle où Chihiro est recroquevillée à l&#8217;arrière de la voiture, au début, et celle, à la fin, où elle apparaît seule mais grandie. Entre les deux se trouve le sens du film&nbsp;&raquo;</em>.<em> </em>Ce voyage pourrait ainsi se traduire par le passage de l’âge d’enfant, insouciant et protégé par le cocon familial à l’âge adulte, conscient et plus mature. C’est aussi une quête d’identité pour un pays qui ne doit pas oublier sa culture et ses croyances : <em>&laquo;&nbsp;Ceux qui ont oublié leurs attaches sont condamnés à disparaître&nbsp;&raquo;</em>.<em> </em>Miyazaki est dur en un sens car ceux qui oublient cela sont réduits en esclavage car tel est le sort de ceux qui sont ingrat selon lui. Tout comme le fait que tout le film se déroule dans les sources chaudes, un univers typiquement nippon. Cela montre encore une fois que le film est profondément ancré dans la culture japonaise. Ainsi, de nombreux thèmes vont être abordés comme la persévérance et la détermination qui mènent à la réussite. Mais aussi travailler dur mène toujours à un résultat positif et gratifiant. Ce sont des thèmes d’actualités et très réalistes, néanmoins Miyazaki n’abandonne jamais le coté fantastique de son univers, laissant une grande place à la notion de chance et de magie. Dans cet univers les animaux, les dieux et les humains se côtoient normalement. Il s’inspire directement dans la culture nippone pour créer ses personnages comme le dragon ou l’esprit de la rivière. Les règles qui régissent notre univers n’existent pas. On y voit de tout, un train sur l’eau, une lanterne qui marche toute seule ou encore des boules de suies vivantes.</span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/chihiro3.jpg" alt="" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Ce film nous montre aussi bien la différence entre bien et mal mais restant toujours flou au niveau de la frontière qui les sépare. Il étudie aussi la dualité de tout être qui n’est pas toujours seulement gentil ou seulement méchant. Par exemple, le personnage Sans Visage mange des gens mais fait aussi de bonnes actions. Le film aborde avec beaucoup de délicatesse aussi un sujet très délicat chez les jeunes enfants qu’est l’amour. Le propos reste toujours à la portée d’un jeune public et présente le véritable amour et non celui perverti par la société moderne. La notion de sexe n’y est pas abordé ainsi l’on y voit plus un amour spirituel. Le fait qu’elle est oubliée le nom de Haku, une divinité, fait passer aussi le message que les dieux et autres créatures divines existent en chacun de nous. C’est juste à nous de ne pas les oublier. Une de ses épreuves n’en fait pas moins penser à <strong>Kirikou et la sorcière</strong> lorsque Chihiro enlève le pieu du corps du Dieu Putride. La ressemblance des deux êtres, qui sont innocents et petits, montre bien que Miyazaki est une source d’inspiration pour les autres réalisateurs. Une autre métaphore où l’on peut donner de nombreuses explications est la scène du train. On remarque que Chihiro est la seule à être dessinée entièrement alors que les autres personnes sont transparentes comme des ombres. Cela pourrait s’analyser par une critique de la société moderne qui ne communique pas et n’est qu’une ombre d’elle-même, sombre et noire, comme les personnages. Une autre analyse serait d’y voir la métaphore de la vie représentant son cycle par les rails et le train qui avance sans pouvoir revenir en arrière. C’est un aller simple comme dit le vieux Kamaji&#8230;</span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/chihiro4.jpg" alt="" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Les sources chaudes et son fonctionnement sont une métaphore représentant la société moderne et le monde du travail. Il y a une hiérarchie avec Yubaba, le chef tyrannique en haut du bâtiment. La notion d’esclavage y est abordée en enlevant les noms aux personnes et avec les boules de suies. Cela représente aussi la lutte sociale par le fait qu’un humain n’est pas accepté parmi les grenouilles et autres créatures cependant elle finit par y trouver sa place à force de persévérer. Selon Miyazaki le comportement de Yubaba envers son bébé s’explique ainsi : <em>&laquo;&nbsp;C</em><em>’est </em><em>l&#8217;absolue bêtise des mères japonaises qui cherchent à être aimées à n&#8217;importe qu&#8217;elle prix. C&#8217;est la raison principale pour laquelle Yubaba a besoin de gagner tant d&#8217;argent : elle dépense tout pour son bébé. Elle en a fait un monstre, celui qu&#8217;il y a en elle. [...] En faisant des enfants un rouage économique, nous fonçons vers un enfer que nous avons nous-mêmes créé&nbsp;&raquo;</em>. C’est une critique de la société de consommation tout comme le comportement de Sans Visage qui croit pouvoir tout acheter avec de l’or mais qui ne peut offrir la chose la plus importante aux yeux de Chihiro : l’amour. Mais de nombreuses autres analyses sont possibles pour ce qui concerne les sources chaudes et de la plupart des scènes du film. Miyazaki explique aussi que l’univers des bains pourrait représenter les studios Ghibli :<strong> </strong><em>&laquo;&nbsp;Je considère personnellement que je suis Kamaji et que Yubaba est Monsieur Suzuki, le président de Ghibli. Le fonctionnement de la maison des bains ressemble en effet à celui du studio. Chihiro peut même être considérée comme un jeune animateur venant nous rendre visite.<strong> </strong>En arrivant, elle trouve Yubaba (Suzuki) en train de crier et de donner des ordres à tout le monde. De son côté, Kamaji (Miyazaki lui-même) est lui aussi obligé de travailler très dur sous les ordres de Yubaba. Il est débordé, au point que même ses multiples membres ne lui suffisent pas. Quant à Chihiro, elle va devoir se montrer utile si elle ne veut pas que Yubaba (Suzuki) la fasse disparaître&nbsp;&raquo;</em>.</span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/chihiro5.jpg" alt="" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Quant aux images et à l’aspect graphique, l’ambiance générale est très vivante et avec beaucoup de couleurs vives qui donnent l’impression voir un tableau à chaque scène. Les séquences sont toujours bien rythmées avec une musique enchanteresse. On croirait voir des peintures à l’aquarelle à l’instar des dessins fait dans ses artbooks (cf exposition Miyazaki/Moebius). L’animation est fluide et agréable à regarder, avec des personnages très expressifs au niveau du visage. On pourrait encore trouver de nombreuses analyses à de nombreuses séquences du film en fouillant un peu et en le regardant de nombreuses fois. C’est ainsi que Miyazaki signe ici un chef-d’œuvre de l’animation japonaise et sûrement son œuvre la plus aboutie et la plus personnelle. <strong>Le Voyage de Chihiro </strong>restera gravé à jamais dans l’histoire de la japanimation de part son graphisme et son propos qui a pour but de redonner espoir aux générations futures comme passées. Rappelant ainsi au monde (et à Ségolène Royale notamment) que la japanimation n’est pas seulement du sexe et de la violence mais surtout une bonne dose de poésie et de talent qui font ressentir des émotions aux spectateurs et toucher leurs cœurs.</span></p>
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		<title>Vexille</title>
		<link>http://www.animefr.com/vexille-1271.htm</link>
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		<pubDate>Sat, 03 May 2008 08:16:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mugen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Vexille]]></category>

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		<description><![CDATA[<p class="MsoNormal" align="justify"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/affiche.jpg" alt="affiche.jpg" style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" /><strong>Vexille - 2077 Nihon Sakoku</strong> aka <strong>Vexille</strong> tout court pour l’international est un film d’animation japonaise réalisé par Fumihiko Sori (réalisateur du film live de <strong>Ping Pong</strong> et producteur d’<strong>Appleseed</strong>) en 2007. La musique est composée par Paul Oakenfold, mélangeant rock et électro pour un obtenir une ambiance des plus vivante. Sori a regroupé autour de lui l'éditeur Shogakukan, la société Shochiku qui se charge de la diffusion d’œuvres cinématographiques et Customer Concierge Rights Engine (CCRE) pour les droits d’auteurs. Le réalisateur a su s’entourer d’une bonne équipe pour une grosse production. Ce nouveau film est réalisé en CG (Computer Graphics). Cette technique est appelée plus communément image de synthèse. Au vue du staff il est visible qu’à l’instar d’<strong>Appleseed</strong>, <strong>Vexille</strong> utilise une technologie qui a déjà fait ses preuves et des thématiques récurrentes dans les films de japanimation de ces dernières années. Cependant est-ce suffisant pour en faire un film qui transcende son modèle ?<!--more--></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" align="justify"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/affiche.jpg" alt="affiche.jpg" style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" /><strong>Vexille &#8211; 2077 Nihon Sakoku</strong> aka <strong>Vexille</strong> tout court pour l’international est un film d’animation japonaise réalisé par Fumihiko Sori (réalisateur du film live de <strong>Ping Pong</strong> et producteur d’<strong>Appleseed</strong>) en 2007. La musique est composée par Paul Oakenfold, mélangeant rock et électro pour un obtenir une ambiance des plus vivante. Sori a regroupé autour de lui l&#8217;éditeur Shogakukan, la société Shochiku qui se charge de la diffusion d’œuvres cinématographiques et Customer Concierge Rights Engine (CCRE) pour les droits d’auteurs. Le réalisateur a su s’entourer d’une bonne équipe pour une grosse production. Ce nouveau film est réalisé en CG (Computer Graphics). Cette technique est appelée plus communément image de synthèse. Au vue du staff il est visible qu’à l’instar d’<strong>Appleseed</strong>, <strong>Vexille</strong> utilise une technologie qui a déjà fait ses preuves et des thématiques récurrentes dans les films de japanimation de ces dernières années. Cependant est-ce suffisant pour en faire un film qui transcende son modèle ?<span id="more-1271"></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/vexille1.jpg" alt="vexille1.jpg" /></p>
<p align="justify">Au 21ème siècle, le Japon domine les secteurs de la robotique et de la biotechnologie. Mais les Nations Unies considèrent ces avancées technologiques comme une menace et mettent un place un système de règlementation draconien. Le Japon claque alors la porte des Nations Unies et s&#8217;isole complètement du reste du monde. Dix ans plus tard, une unité des forces spéciales américaines &#8211; dont l&#8217;un des membres est le lieutenant commandant Vexille &#8211; est envoyée pour enquêter sur la situation réelle au Japon. Ce qu&#8217;ils vont découvrir changera la face du monde. Sori a, avant de se lancer dans la japanimation, eu un parcours hors du commun ainsi il a fait parti de l’équipe responsable des effets spéciaux de <strong>Titanic</strong> de James Cameron (pour lequel il obtient l’Oscar des meilleurs effets spéciaux en 97). Il a ensuite travaillé à la société TBS (Tokyo Broadcasting System qui est un géant de la télévision japonaise) et produit <strong>Appleseed</strong> par la suite. Quant à la musique elle est composée des mix de Paul Oakenfold, des excellents Boom Boom Satellites déjà entendu sur <strong>Appleseed</strong> mais aussi The Prodigy, Asian Dub Foundation ou encore Dead Can Dance. Ainsi l’original soundtrack est résolument électro et le thème musical est composé par l’artiste mink. Au vue du staff, il est clair que le but de ce film a été de faire une démonstration de la puissance technologique du CG mais hélas au dépend du scénario (comme souvent !). Dès le début du film, le rythme est donné par dix minutes d’action maîtrisées par un parfait timing dans les combats et une fluidité dans les mouvements qui égale le réalisme d’<strong>Appleseed</strong>. Au fur et à mesure que va se dérouler le film, on va avoir le droit à des scènes d’actions toutes plus sublimes les unes que les autres mais hélas sans aucune grande originalité car se cantonnant à de simple affrontements assez téléphoné dans des lieux assez communs. Autre point fort du film les décors qui sont parfaitement modélisés, ici le réalisateur alterne des backgrounds qui fourmillent de détails comme ceux de Tokyo dans le passé ou des États-Unis. En même temps, il contraste avec les plans du Japon et du Tokyo du présent qui sont que très peu détaillés laissant ainsi une part plus importante à l’imagination du spectateur. À noter cependant que les mouvements de personnages ne sont pas toujours naturels et fluides comme lorsque Maria fume ou que Vexille mange avec Takashi. Ces défauts donnent l’impression que le réalisateur a bâclé la modélisation des personnages pour une meilleure qualité des scènes d’actions et des décors. De plus on y retrouve les mêmes effets de couleurs et d’ombres que dans <strong>Appleseed</strong>, et les expressions du visage des personnages laissent toujours à désirer, donnant l’impression de voir des poupées de cires.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/vexille2.png" alt="vexille2.png" /></p>
<p align="justify"><strong>Vexille</strong>, à la manière de <strong>Wonderful Days</strong>, ne s’attarde pas sur la narration pour aller plus loin dans la mise en scène et la recherche de la beauté de l’image. Dès le moment où l’on comprend que le but du film est d’atteindre le paroxysme de la beauté graphique alors on a une vision différente mais qui ne gomme pas pour autant ses défauts à l’inverse d’<strong><span>Appleseed</span></strong><strong><span style="font-weight: normal">. Parlons maintenant un peu du scénario qui laisse un avis mitigé car de qualité inégale. D’abord le scénario de base est totalement dans la mouvance actuelle avec un futur cyberpunk dans un univers post-apocalyptique. Rien de bien original jusque là, pourtant Sori arrive à sortir des sentiers battus en ne décrivant pas une société utopique mais une société jusqu’au-boutiste et inconsciente. Le seul souci de Tokyo est la productivité au dépend de sa population qui leur sert de cobayes. Mais hélas le film reste très vague et ne détaille pas spécialement ce point, laissant encore une fois travailler l’imagination du spectateur. Le gros point fort du film est le fait que le Japon soit présenté comme le méchant de l’histoire. Cela donne un point de vue intéressant car le film nous présente le Japon vu de l’extérieur par les yeux des autres pays alors que dans la plupart des autres films, le scénario ne prend généralement jamais en compte d’autres pays. L’introduction du début du film avec la voix off établit tout de suite un univers géopolitique avec des tensions habituelles dans les relations diplomatiques. Ainsi on a plutôt à faire à un film d’anticipation qui essaye d’être réaliste mais au final le pari est perdu car il est difficile de croire un seul instant à une domination du monde par les machines japonaises alors qu’on ne sait pas vraiment d’où elles viennent. La chute finale est assez ridicule à mon goût, le propos est que la population de Tokyo s’attache encore à son fragment d’humanité pourtant elle n’hésite pas à trahir les rebelles qui vont tenter de détruire les machines. La population a un comportement irrationnel. Néanmoins, l’idée d’un Tokyo ravagé et d’une population anéantie à 90% était une bonne idée mais le réalisateur n’a pas encore une fois développé ce point-ci montrant juste des gens qui veulent survivre sans essayer d’étudier la psychologie d’une population victime d’un génocide. <o:p></o:p></span></strong></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/vexille3.jpg" alt="vexille3.jpg" /></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-weight: normal">Ensuite, pour ce qui est des personnages, on a encore une influence provenant d’</span></strong><strong><span>Appleseed</span></strong><strong><span style="font-weight: normal"> avec en héroïne Vexille (dans </span></strong><strong><span>Appleseed</span></strong><strong><span style="font-weight: normal"> l’héroïne est Deunan), là aussi les personnages sont peu fouillés avec des comportements totalement téléphonés et basique sauf pour Vexille qui sort du lot grâce à </span></strong><strong><span style="font-weight: normal">ses actions héroïques qui va aider les rebelles&#8230;<span>  </span>Les dialogues se tiennent sans trop tomber dans les stéréotypes ou dans le ridicule, ils restent d’une qualité à peu près potable sauf la scène d’anthologie où le militaire est au téléphone avec le président des États-Unis, on se croirait dans une mauvaise série américaine !!! Peut-être est ce pour les ridiculiser et les critiquer dans leur comportement. Ce qui apparaît un peu dans un dialogue où ils critiquent les américains qui se prennent un peu pour les gendarmes du monde. Quant au message et à la réflexion du film, c’est la que le gros point faible apparaît c’est encore une fois superficiel bien plus que dans </span></strong><strong><span>Appleseed</span></strong><strong><span style="font-weight: normal"> qui était cohérent, ici nous avons le droit à une pseudo réflexion sur l’immortalité, thème très commun dans l’ensemble. Il aborde aussi un thème cher à la science fiction présent à travers les androïdes : à quel moment perd-on notre humanité ? Quelle est la frontière entre un humain et une machine ? Nos actions ou notre aspect fait-il de nous un humain ? Les scénaristes enfoncent un peu des portes ouvertes… Dans l’ensemble, </span></strong><strong><span>Vexille</span></strong><strong><span style="font-weight: normal"> est un produit bien fade qui prouve bien que seul l’aspect et la technique ne suffisent pas à faire un bon film. Cependant, Sori avait de bonnes idées qui auraient pu être exploitées pour donner naissance à une œuvre sûrement équivalente à un </span></strong><strong><span>Ghost in the Shell</span></strong><strong><span style="font-weight: normal">. <span> </span>Tout n’est pas à jeter nous avons ici une démonstration de la puissance du cell-shading et une volonté de rompre avec les clichés de la plupart des films de ce genre. Pour un premier film, il y a un certain talent mais qui n’a juste pas encore pris ses marques, espérons que </span></strong>Fumihiko Sori fera un meilleur film la prochaine fois. À voir pour les fans d’<strong>Appleseed</strong> toutefois.</p>
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		<title>Tokyo Demon Campus</title>
		<link>http://www.animefr.com/tokyo-majin-gakuen-kenpucho-to-1224.htm</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Apr 2008 18:25:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mugen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Tokyo Majin Gakuen Kenpuchô Tô]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.animefr.com/tokyo-majin-gakuen-kenpucho-to-1224.htm</guid>
		<description><![CDATA[<p class="MsoNormal" align="justify"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/tokyologo.png" alt="tokyologo.png" style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" /><strong>Tokyo Majin Gakuen Kenpuchô Tô</strong> est une série d’animation composée de 14 épisodes et réalisée en 2007 par Shinji Hishihira (<strong>Ichi the Killer : Episode 0</strong>). <span lang="EN-GB">Produit par AIC Spirits (<strong>Girls Bravo</strong>) et Asmik-Ace Entertainment (<strong>Honey and Clover</strong>). </span>Cet animé vient s’inscrire dans la lignée d’animés tels que <strong>Tenjô Tenge</strong>, mélangeant deux styles qui sont ici l’horreur et les arts martiaux (donc des grosses bastons). Quant à la musique de l’opening, elle est interprétée par Acid un groupe de rock métal japonais, annonçant tout de suite l’ambiance générale de la série qui sera sombre. Ce type de série à toujours le souci de ne pas être assez développée au niveau du scénario ainsi il restait à espérer que celle-ci soit plus convaincante que les autres...<!--more--></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" align="justify"><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/tokyologo.png" alt="tokyologo.png" /><strong>Tokyo Majin Gakuen Kenpuchô Tô</strong> est une série d’animation composée de 14 épisodes et réalisée en 2007 par Shinji Hishihira (<strong>Ichi the Killer : Episode 0</strong>). <span lang="EN-GB">Produit par AIC Spirits (<strong>Girls Bravo</strong>) et Asmik-Ace Entertainment (<strong>Honey and Clover</strong>). </span>Cet animé vient s’inscrire dans la lignée d’animés tels que <strong>Tenjô Tenge</strong>, mélangeant deux styles qui sont ici l’horreur et les arts martiaux (donc des grosses bastons). Quant à la musique de l’opening, elle est interprétée par Acid un groupe de rock métal japonais, annonçant tout de suite l’ambiance générale de la série qui sera sombre. Ce type de série à toujours le souci de ne pas être assez développée au niveau du scénario ainsi il restait à espérer que celle-ci soit plus convaincante que les autres&#8230;<span id="more-1224"></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/tokyomajin1.jpg" alt="tokyomajin1.jpg" /></p>
<p class="MsoNormal" align="justify">Tokyo, ville où la violence règne. Mais parmi tous les meurtres commis, certains sortent de l&#8217;ordinaire. Un monstre qui s&#8217;improvise marionnettiste en contrôlant des zombies apparaît. Tuant de plus en plus d&#8217;humains en les déshydratants totalement, il finit par contrôler une véritable armée de morts-vivants. Seuls pour éradiquer cette menace, un groupe d&#8217;étudiants victimes d&#8217;insomnies et aux pouvoirs surnaturels entrent alors en scène. Monstres, magiciens et spécialistes en arts martiaux se combattent alors dans une lutte aux frontières de la mort&#8230; La série démarre sur un épisode intense et soutenue au niveau de l’action, les scènes de baston sont assez violentes (pas insoutenable non plus) sur fond de violon, ce qui est plutôt sympa. Avec cet épisode on est propulsé en plein milieu de l’histoire, laissant ainsi présagé des flash-back dans les épisodes à venir. Les personnages principaux sont présentés sans encore trop s’attarder en profondeur sur leurs caractères et leurs backgrounds respectifs. La série pourrait se diviser en deux parties malgré le peu d’épisodes. D’abord les sept premiers épisodes où l’ont y présente les personnages principaux et pour la plupart leur histoire ainsi que les méchants. Mais ces derniers gardent une part de mystère qui ne sera pas totalement dévoilé comme la fillette avec des yeux fascinants (terrifiants ?) dont on ne sait que très peu de chose. Ensuite, chacun des épisodes suivant va être indépendant parfois en deux épisodes mais cela ne fera jamais réellement avancer l’histoire à première vue. Par contre, grâce à ces épisodes on apprendra énormément de choses sur les personnages qui vont devenir très vite attachant de part leur charisme. Ainsi on aura Hiyuu, timide et mystérieux, Houraiji, le voyou prétentieux, Daigo, l’amoureux transit, Misato, la bonne élève et Sakurai, le garçon manqué. Tous ces personnages incarnent des caractères tous différents comme dans la plupart des shônen. Il y a des points communs avec <strong>Tenjô Tenge</strong> du point de vue des scènes de combats, du fait que cela tourne autour du lycée et qu’ils appartiennent chacun à des clubs différents. Après, à partir du huitième épisode jusqu&#8217;à la fin, la série va s’emballer autour d’un personnage et relier tous les évènements des premiers épisodes pour en venir à l’histoire principale, comme un puzzle reconstitué. Finalement, l’épisode 14 sert d’épilogue et est très différent des autres mais nous y reviendront plus tard.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/tokyomajin2.jpg" alt="tokyomajin2.jpg" /></p>
<p class="MsoNormal" align="justify">Cependant jusque-là il est clair qu’il n’y a rien d’original, ni d’innovant dans cette série mais certains points font qu’elle à un son style et qu’elle est très efficace. Outre son inspiration de <strong>Tenjô Tenge</strong>, l’animé aborde le même thème que <strong>Shônen Onmyouji</strong> qui est celui de l’exorcisme avec des sorts qui sont d’une longueur proustienne (parfois) à réciter. L’humour y est aussi présent mais la série garde toujours un certain sérieux donnant une ambiance assez mature additionné à la violence. On touche souvent le seinen. Un autre point qui n’est pas forcément positif mais en tout cas original est le fait que le début soit assez bordélique au niveau de la narration mélangeant scènes du présent et du passé sans trop d’indications. Graphiquement, la série à un style unique, les personnages comme les décors sont très soignés. Les scènes d’actions sont très fluides et efficaces. La série est originale du point de vue des couleurs surtout car elles sont toujours très sombres et se déroulent de nuit. De plus, cela colle bien avec l’image qui est donné de Tokyo, cité violente et sombre. Ainsi dans le tout dernier épisode qui est un épilogue, les couleurs contrastent, elles sont plus vives et plus saturées faisant ainsi comprendre que le mal a été vaincu en quelque sorte. Le spectateur va s’attendre à ne plus voir de combats et pourtant la série se termine sur un ultime combat assez inattendu. L’auteur mérite une mention spéciale à l’introduction de zombies dans la série ce qui est rare dans les animés. Le seul point négatif que j’aurais donné c’est le combat final qui a été un peu &laquo;&nbsp;bâclé&nbsp;&raquo;, tout comme le manque d’explication qui pourrait s’excuser par le fait qu’une saison deux fut diffusée quelques mois plus tard. Cela donne un peu l’effet d’un soufflé : le suspens augmente au fur et à mesure et au final la question est réglé à la va-vite. Mais cela reste minime de part la bonne qualité générale de la série.</p>
<p align="center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/tokyomajin3.jpg" alt="tokyomajin3.jpg" /></p>
<p class="MsoNormal" align="justify">Finalement, <strong>Tokyo Majin Gakuen Kenpuchô : Tô </strong>n’innove pas vraiment dans le milieu des animés d’action mais arrive tout de même à intégrer certaines pointes d’originalité et garder une qualité constante. Ce qui en fait une série efficace et qui fera plaisir au fan de shônen comme <strong>Tenjô Tenge</strong>. En espérant que la saison deux sera à la hauteur de nos espérances&#8230;</p>
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		<title>Afro Samurai</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Apr 2008 17:12:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mugen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afro Samurai]]></category>
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		<description><![CDATA[<p class="MsoNormal" align="justify"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/afrologo.png" alt="afrologo.png" style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" /><strong><span>Afro Samurai</span></strong><span> est une série de cinq OAV réalisée en 2007 par <span>Fuminori Kizaki</span> (animateur clé sur <strong>Macross Plus</strong>). Produit par les studios Gonzo (<a href="http://www.animefr.com/samurai-7-124.htm" target="_blank">Samurai 7</a>, <strong>Welcome to the NHK</strong>, <strong>Rosario + Vampire</strong>), cet animé fut attendu par tous les fans de samouraïs et d’action du fait de l’excitant staff engagé. En effet, les voix originales sont assurées par les acteurs américains Samuel L. Jackson (qu’on ne présente plus) et Ron Perlman (<strong>Hellboy</strong> c’est lui), tandis que la bande son, est l’œuvre du mythique <span>RZA</span> (membre du Wu Tang Clan). Alors <strong>Afro Samurai</strong> tient-il ses alléchantes promesses ? À sa sortie les avis furent très mitigés...</span><!--more--></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" align="justify"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/afrologo.png" alt="afrologo.png" style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" /><strong><span>Afro Samurai</span></strong><span> est une série de cinq OAV réalisée en 2007 par <span>Fuminori Kizaki</span> (animateur clé sur <strong>Macross Plus</strong>). Produit par les studios Gonzo (<a href="http://www.animefr.com/samurai-7-124.htm" target="_blank">Samurai 7</a>, <strong>Welcome to the NHK</strong>, <strong>Rosario + Vampire</strong>), cet animé fut attendu par tous les fans de samouraïs et d’action du fait de l’excitant staff engagé. En effet, les voix originales sont assurées par les acteurs américains Samuel L. Jackson (qu’on ne présente plus) et Ron Perlman (<strong>Hellboy</strong> c’est lui), tandis que la bande son, est l’œuvre du mythique <span>RZA</span> (membre du Wu Tang Clan). Alors <strong>Afro Samurai</strong> tient-il ses alléchantes promesses ? À sa sortie les avis furent très mitigés&#8230;</span><span id="more-1141"></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/afrosamurai1.jpg" alt="afrosamurai1.jpg" /></p>
<p align="justify"><span style="color: black">Le jeune Afro voit son père mourir sous ses yeux dans un affrontement avec le dénommé Justice. En effet, il existe deux bandeaux désignant les deux guerriers les plus puissants. Avec cette hiérarchie, le &laquo;&nbsp;Number One&nbsp;&raquo; ne peut être défié que par le &laquo;&nbsp;Number Two&nbsp;&raquo; qui, lui, doit combattre tous les autres concurrents au titre. Le Number One est l&#8217;égal d&#8217;un Dieu tellement sa puissance est incroyable. Ainsi, Justice, alors Number Two, récupère après avoir tué le père d&#8217;Afro, le bandeau, preuve de son rang de Number One. Quelques années plus tard, Afro, guerrier aguerri est alors connu comme étant Number Two. Commence alors son périple dont le but n&#8217;est rien d&#8217;autre que sa vengeance. Son parcours sera jonché de cadavres&#8230; Soyons direct, <strong>Afro Samurai</strong> est un animé très inégal mais doté d’un habillage graphique des plus réjouissants. <span>La première scène annonce la couleur d’emblée et la qualité technique restera tout au long des épisodes. Il n’y a quasiment aucun défaut visible, les couleurs sont très sombres avec des teintes bleues foncées et noires ; ce qui donne un style unique à l’animé. Tandis que les scènes de flash-back disposent de teintes sépia contrastant avec le reste. Les ombres sont aussi très travaillées tout comme le chara design. Quant à l’action, elle est omniprésente et Gonzo a mis les moyens. Malgré quelques scènes un peu fouillis, les bastons au sabre sont intenses, fluides et originales. Les litres d’hémoglobine sont au rendez-vous donc si vous n’aimez pas le sang vous pouvez passer votre chemin. En un épisode le décor et l’ambiance sont posés : glauque, sombre, brutal et hip hop. On n’a pas le temps de s’ennuyer en cinq épisodes. Cependant, on s’aperçoit rapidement que les scénaristes Tomihiro Yamashita et Yasuyuki Mutô ne se sont pas trop foulés. L’histoire est simple et efficace, sans aucune incohérence, c’est déjà ça. Mais elle est basée sur les stéréotypes que l’ont retrouvent dans la plupart des animés et mangas. Nous avons un héros ayant eu une enfance malheureuse qui a vu son père se faire tuer et qui désormais veut se venger à tout prix. Alors il va devenir de plus en plus fort et vaincre tous les ennemis les uns après les autres jusqu’au boss final.</span></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/afrosamurai2.jpg" alt="afrosamurai2.jpg" /></p>
<p align="justify">On dirait un shônen tout ce qui a de plus basique mais la violence graphique ne le classe pas du tout dans cette catégorie. Ensuite, il y a le traditionnel combat fratricide contre l’ami d’enfance, la femme fatale qui manipule le héros mais se repentie à la fin et le big méchant vraiment méchant ! Voilà, le rapide et complet résumé des cinq épisodes. Hélas l’originalité n’est pas de mise alors qu’ils auraient pu développer une histoire plus passionnante, avec plus de surprises et qui sortirait des sentiers battus. Le mélange entre médiéval/futuriste est intéressant mais trop secondaire car l’univers est à peine exploité, tout comme la personnalité des différents protagonistes. Afro est taciturne et ne veux que se venger et on ne sait absolument rien de Justice. Le seul personnage que <span>les scénaristes</span> ont un peu approfondi et qui évolue au fil des épisodes, est Jinno, l’ami d’enfance d’Afro. Il y a tout de même un point positif dans tout ça : Ninja Ninja, le meilleur ami l’Afro qui l’accompagne partout. Un personnage fonctionnant sur un twist que tout le monde aura deviné à l’avance&#8230; Il représente cependant la touche d’humour de l’animé avec des répliques souvent marrantes. Vu le peu de phrases que dit Afro, sans ce personnage la série aurait été vraiment indigeste et ennuyeuse. Le personnage prend une tournure assez intéressante car il joue le rôle de la conscience du héros principal mais hélas encore une fois, cela reste très superficiel. En gros cela donne : &laquo;&nbsp;Ce n’est pas pas bien de tuer tout le monde&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;La vengeance, c’est nul&nbsp;&raquo;. Encore une chose qui n’est pas exploitée comme il le faudrait. Tout comme la trop courte scène de combat final qui bâcle le tout (trop de choses restent inexpliquées). Il aurait été plus intéressant que la série soit rallongés de quelques épisodes et ainsi éviter une fin aussi abrupte. En regardant la série, on pense souvent à <a href="http://www.animefr.com/samurai-champloo-287.htm" target="_blank">Samurai Champloo</a> avec cette ambiance hip hop, les anachronismes, les samouraïs, un peu d’humour, mais malheureusement elle ne lui arrive pas à la cheville de par sa simplicité. On peut éventuellement excuser les auteurs en disant qu’en cinq épisodes il est difficile de développer un univers complexe. Néanmoins, l’action est bien présente ! Il faut ainsi aborder la série comme un simple divertissement et débrancher son cerveau pour pleinement apprécier le spectacle.</p>
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		<title>Paranoia Agent</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Mar 2008 21:14:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mugen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Paranoia Agent]]></category>
		<category><![CDATA[Satoshi Kon]]></category>

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		<description><![CDATA[<p class="MsoNormal" align="justify"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/paranoia-agent.jpg" alt="paranoia-agent.jpg" style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" /><strong><span>Paranoia Agent</span></strong><span> est une série animée de 13 épisodes parut en 2004 et réalisée par Satoshi Kon. Ce dernier, considéré comme un réalisateur culte par toute une génération, nous démontre encore une fois son génie au travers de ce thriller efficace. En effet, Kon a déjà réalisé de nombreux animés de grandes qualités (<strong>Perfect Blue</strong>, <strong>Tokyo Godfathers</strong>, <strong>Millennium Actress</strong>). Avec cette série, il explore encore une fois la limite entre fiction et réalité, thème récurrent dans la majorité de ses œuvres. Pour l’aider dans ce projet, la série est produite par les studios Madhouse. <span>Quant</span> au staff il est composé de Seishi Minakami au scénario (<a href="http://www.animefr.com/the-skull-man-740.htm" target="_blank">The Skull Man</a>, <strong>Shigurui</strong>, <strong>Paprika</strong>) et pour la musique, Susumu Hirasawa, collaborateur du réalisateur sur <strong>Millennium Actress </strong><span>et<strong> Paprika.</strong><!--more--></span></span></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" align="justify"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/paranoia-agent.jpg" alt="paranoia-agent.jpg" style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" /><strong><span>Paranoia Agent</span></strong><span> est une série animée de 13 épisodes parut en 2004 et réalisée par Satoshi Kon. Ce dernier, considéré comme un réalisateur culte par toute une génération, nous démontre encore une fois son génie au travers de ce thriller efficace. En effet, Kon a déjà réalisé de nombreux animés de grandes qualités (<strong>Perfect Blue</strong>, <strong>Tokyo Godfathers</strong>, <strong>Millennium Actress</strong>). Avec cette série, il explore encore une fois la limite entre fiction et réalité, thème récurrent dans la majorité de ses œuvres. Pour l’aider dans ce projet, la série est produite par les studios Madhouse. <span>Quant</span> au staff il est composé de Seishi Minakami au scénario (<a href="http://www.animefr.com/the-skull-man-740.htm" target="_blank">The Skull Man</a>, <strong>Shigurui</strong>, <strong>Paprika</strong>) et pour la musique, Susumu Hirasawa, collaborateur du réalisateur sur <strong>Millennium Actress </strong><span>et<strong> Paprika.</strong><span id="more-1094"></span></span></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/paranoiaagent1.jpg" alt="paranoiaagent1.jpg" /></p>
<p align="justify"><span>Au milieu de la vie frénétique de Tokyo, la créatrice d&#8217;un personnage à la mode (le chien Maromi) est agressée devant chez elle par un jeune garçon portant une casquette, des rollers et une batte de base-ball doré. Deux inspecteurs de police, l&#8217;un jeune et enthousiaste, son aîné plus blasé, mènent leur enquête pendant que de nouvelles agressions ont lieu, toujours par celui que l&#8217;on nomme &laquo;&nbsp;Le jeune homme à la batte&nbsp;&raquo;, S<span>hônen Bat</span>. Alors que les victimes ne semblent posséder aucun lien entre elles, la paranoïa s&#8217;installe au sein de la population de la capitale&#8230; Premièrement, <strong>Paranoia Agent</strong> est différent de la plupart des animés d’un point de vue narratif. Au vue du synopsis, on comprend que l’on a affaire un thriller, genre finalement assez rare en japanimation. On peut aussi diviser la série en deux parties distinctes. La première nous narre l’histoire de cette enquête en suivant la progression des deux inspecteurs. L’un est jeune mais encore assez naïf  alors que l’autre, plus âgé, représente l’inspecteur type totalement désabusé et bourru. Cette partie n’apporte pas grand-chose, elle est assez simple et efficace. L’enquête progresse, à chaque épisodes ont découvre de nouvelles personnes et de nouvelles agressions ont lieu en parallèle. La série dispose d’un rythme haletant, le scénario s’étoffe rapidement et la psychologie des personnages principaux est définie.</span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/paranoiaagent2.jpg" alt="paranoiaagent2.jpg" /></p>
<p align="justify"><span>Puis d’un coup, arrivé à la moitié de la série, les inspecteurs disparaissent, laissant place à une suite d’épisodes tous différents les un des autres et racontant des anecdotes qui paraissent a priori <span>sans intérêts</span>. Mais on comprend vite qu’ils sont tous liés par un seul point : S<span>hônen Bat</span>. Ainsi, la série qui avait bien démarré donne une impression de ralentissement brusque en cassant son rythme. On se demande alors quel est l’intérêt de ces épisodes. Cependant, ceux-ci représentent une partie clef de l’animé car de la simple enquête policière, on passe à une critique acerbe de la société tokyoïte. Chaque épisode a son thème, comme la rumeur autour de S<span>hônen Bat</span>, le rejet et le besoin d’être accepté par tous les moyens dans un groupe, le voyeurisme, l’envie, le mal-être de la jeunesse japonaise, etc. On peut tirer des leçons de ces épisodes et Kon en profite pour rajouter un élément de plus à cet univers complexe. En parallèle, le réalisme qui était totalement présent au début de la série commence à s’estomper pour laisser place à la fiction. La frontière entre réalité et fiction devient très floue, comme dans l’épisode de l’interrogatoire du garçon qui ne fait plus la différence entre la réalité et les jeux. La plupart des protagonistes réagissent plus ou moins de la même manière en essayant de fuir la réalité face à un phénomène inexplicable comme <span>Shônen Bat</span>. Au fil de la série, le spectateur en vient à ne ressentir aucune compassion pour cette panoplie de personnages tous plus lâches les uns des autres.</span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/paranoiaagent3.jpg" alt="paranoiaagent3.jpg" /></p>
<p align="justify"><span>Un autre point important est la présence de la peluche &laquo;&nbsp;Maromi&nbsp;&raquo;, une sorte d’Hello Kitty. Tout le monde l’achète, ainsi que les produits dérivés. Kon va jusqu’au bout de son raisonnement en montrant une émeute en pleine ville car il y a une rupture de stock de cette peluche. La société de consommation fait perdre totalement le contrôle aux gens en allant jusqu&#8217;à les diriger. Cette vision extrême et pessimiste n’en reste pas moins véridique. Ensuite, les derniers épisodes reviennent au moment de la rupture de la série pour nous remontrer ce que sont devenus après plusieurs mois les deux inspecteurs qui avaient en réalité abandonné l’affaire, puis avaient été licencié suite à une bavure. Satoshi Kon en vient à conclure en nous montrant que le jeune inspecteur était devenu totalement fou et avait fuit dans un monde imaginaire mais toujours hanté par S<span>hônen Bat</span>. <span>Quant</span> à l’autre inspecteur, il a fuit aussi dans son monde imaginaire et &laquo;&nbsp;parfait&nbsp;&raquo; à ses yeux. Cependant, il finit par retrouver la raison et par affronter en face S<span>hônen Bat</span>. Cette action et ce moment sont les seules notes d’espoir qui ressortent de cette série, nous montrant que tous les hommes n’ont pas perdus leur volonté au final. L’ultime métaphore utilisée représente une marée noire envahissant la ville de Tokyo et la détruisant. Elle représente la paranoïa à son paroxysme qui éclate en émeute et le seul moyen d’y mettre fin est de l’affronter et de faire face à ses responsabilités en cessant de fuir la réalité. <span>Shônen Bat</span> est lui-même une métaphore, les gens l’ont créé il est la somme de toutes leurs peurs, de leur parano. Pour preuve dans certains épisodes, les gens en viennent à prier qu’il vienne. Il leur met alors une correction, repars et les gens reprennent leurs vies normalement. C’est comme si on corrigeait un enfant et qu’il ne retenait pas la leçon. C’est ainsi qu’à la fin de la série, la vision de Tokyo est la même qu’au début, représentant une société autiste refermée sur elle-même. Elle ne communique toujours pas, elle est restée égoïste et attend simplement qu’un nouveau S<span>hônen Bat</span> apparaisse.</span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/paranoiaagent4.jpg" alt="paranoiaagent4.jpg" /></p>
<p align="justify"><span>D’un point de vue technique la série est très bien réalisée. L’animation est très fluide, les personnages sont agréables à regarder et leurs visages sont très expressifs (au niveau des yeux surtout). Les couleurs sont assez sombres en général mais cela permet de contraster avec les épisodes plus fantastiques et qui ont des couleurs plus vives, permettant ainsi de différencier un peu le réel de la fiction, le rêve de la réalité. <span>Quant à</span> l’opening, il passe pour un OVNI car représentant tous les personnages principaux en train de rire avec une musique très sympa. Sans donner de réelles explications sur l’identité de S<span>hônen Bat</span> à la fin, Kon nous laisse tirer notre propre conclusion et faire marcher notre imagination. <span></span><span>Shônen Bat</span> n’est pas un symbole uniquement japonais il pourrait se généralisé à tous les pays développés. Plus qu’une réussite totale, <strong>Paranoia Agent</strong> est une œuvre dense qui nécessite plusieurs visionnages pour en comprendre tout son sens.</span></p>
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		<title>Akira</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Mar 2008 23:51:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mugen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Akira]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Otomo]]></category>

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		<description><![CDATA[<p class="MsoNormal" align="justify"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/akiralogo.jpg" alt="akiralogo.jpg" style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" /><span>Il est des films que l’on appréhende forcément à critiquer par la peur de ne pas être assez élogieux, voir respectueux, si c’est un classique incontestable par exemple. C'est le sentiment que l’on peut ressentir en tapant les premières lignes d’un texte sur <strong>Akira</strong>. Sorti en 1988 au Japon (et 1991 en France), ce film réalisé par Katsuhiro Otomo (le controversé <a href="http://www.animefr.com/steamboy-275.htm" target="_blank">Steamboy</a>) est une adaptation de son propre manga. Mais <strong>Akira</strong> est aussi et surtout une date dans l'histoire de l'animation japonaise et de la représentation de celle-ci à travers le monde.</span><!--more--></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" align="justify"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/akiralogo.jpg" alt="akiralogo.jpg" style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" /><span>Il est des films que l’on appréhende forcément à critiquer par la peur de ne pas être assez élogieux, voir respectueux, si c’est un classique incontestable par exemple. C&#8217;est le sentiment que l’on peut ressentir en tapant les premières lignes d’un texte sur <strong>Akira</strong>. Sorti en 1988 au Japon (et 1991 en France), ce film réalisé par Katsuhiro Otomo (le controversé <a href="http://www.animefr.com/steamboy-275.htm" target="_blank">Steamboy</a>) est une adaptation de son propre manga. Mais <strong>Akira</strong> est aussi et surtout une date dans l&#8217;histoire de l&#8217;animation japonaise et de la représentation de celle-ci à travers le monde.</span><span id="more-1013"></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/akira1.jpg" alt="akira1.jpg" /></p>
<p align="justify">À Néo-Tokyo, en 2019, après la 3ème guerre mondiale, des savants fous tentent de créer et de contrôler un pouvoir qui les dépasse. Kaneda, Tetsuo et leur bande de motards survivent dans ce monde dévasté lorsque leur destin croise celui des militaires. Tetsuo servira de cobaye au projet militaire Akira alors que Kaneda fera tout pour le retrouver et élucider le mystère qui l’entoure&#8230; Doté d’un scénario passionnant et d’une réalisation virtuose, <strong>Akira</strong> est sans conteste un chef-d’œuvre. Dès le début du film, le réalisateur peint une vision ultra pessimiste d&#8217;un Tokyo post-apocalyptique où la jeunesse est désœuvrée et décadente. La plupart sont victimes de la drogue et de la violence et dans cette cité d&#8217;après-guerre, la vie n&#8217;a pas beaucoup de valeur aux yeux de ces junkies. La description de ce Tokyo dévasté est parfaite avec des décors réalistes et crédibles. Néo-Tokyo fait penser dans une certaine mesure aux villes dans <span>John Difool</span>, la célèbre bande dessinée de Jodorowski et Moebius. L&#8217;histoire fait honneur aux plus grands récits de science-fiction et s&#8217;adresse à un public adulte. La violence est omniprésente et parfois assez &laquo;&nbsp;trash&nbsp;&raquo; comme la transformation finale de Tetsuo. Bien sûr, l&#8217;adaptation en animé a été simplifiée par rapport au manga avec moins de personnages à gérer et une trame moins complexe (plusieurs tomes de l’histoire originale passent littéralement à la trappe). Pourtant, le film n&#8217;en perd pas en substance et en efficacité. La psychologie des personnages et la trame politique de l’histoire sont toujours bien présentes, laissant souvent l’aspect science-fictionnel de côté.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/akira2.jpg" alt="akira2.jpg" /></p>
<p align="justify"><span>Le rythme est très soutenu et le film enchaîne les scènes d’action marquantes comme la course en moto du début. On remarque que le film a aussi influencé de nombreuses œuvres depuis sa création : l&#8217;allure de Tetsuo avec sa cape rouge et ses cheveux relevés fait indéniablement penser à <strong>Dragon Ball Z</strong>. De même, dans le <a href="http://www.youtube.com/watch?v=cZd1Js0QaOI" target="_blank">clip</a> de Kanye West, <strong>Stronger</strong>, on retrouve le même décor d’hôpital et les mêmes plans de caméra que dans le film d’Otomo. <strong>Akira</strong> puise aussi ses propres références dans l’Histoire nippone comme la représentation de l’explosion atomique, qui renvoi évidemment au traumatisme d’Hiroshima. <strong>Akira </strong>est devenu au fil du temps une œuvre culte aussi bien dans le monde de l’animation japonaise que celui du cinéma tout court. Grâce à <strong>Akira</strong>, la culture manga a pu s&#8217;exporter en France et dans de nombreux pays du monde, brisant ainsi de nombreux préjugés sur les mangas et influençant une quantité d&#8217;artistes.</span></p>
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		<title>Appleseed Ex Machina</title>
		<link>http://www.animefr.com/appleseed-ex-machina-982.htm</link>
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		<pubDate>Sat, 15 Mar 2008 14:45:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mugen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Appleseed Ex Machina]]></category>
		<category><![CDATA[John Woo]]></category>

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		<description><![CDATA[<p class="MsoNormal" align="justify"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/appleseedlogo.jpg" alt="appleseedlogo.jpg" style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" /><strong>Appleseed Ex Machina, </strong>nouvelle adaptation de l’œuvre de Masamune Shirow (créateur de <strong>Ghost in the Shell), </strong>est un film d'animation japonais réalisé par Shinji Aramaki, scénariste de <strong>Bubblegum Crisis</strong> et mecha designer de <strong>Wolf’s Rain</strong>. Ce dernier fait office de suite directe à <strong>Appleseed</strong>, sorti en 2004 et déjà réalisé par Aramaki. Le long-métrage est aussi produit par John Woo, maître du cinéma d’action (<strong>À toute épreuve</strong>, <strong>The Killer</strong>, <strong>Volte/face</strong>), ce qui laissait présager de magnifiques scènes de gunfight.<!--more--></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" align="justify"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/appleseedlogo.jpg" alt="appleseedlogo.jpg" style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right" /><strong>Appleseed Ex Machina, </strong>nouvelle adaptation de l’œuvre de Masamune Shirow (créateur de <strong>Ghost in the Shell), </strong>est un film d&#8217;animation japonais réalisé par Shinji Aramaki, scénariste de <strong>Bubblegum Crisis</strong> et mecha designer de <strong>Wolf’s Rain</strong>. Ce dernier fait office de suite directe à <strong>Appleseed</strong>, sorti en 2004 et déjà réalisé par Aramaki. Le long-métrage est aussi produit par John Woo, maître du cinéma d’action (<strong>À toute épreuve</strong>, <strong>The Killer</strong>, <strong>Volte/face</strong>), ce qui laissait présager de magnifiques scènes de gunfight.<span id="more-982"></span></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/appleseed1.jpg" alt="appleseed1.jpg" /></p>
<p align="justify">Deunan Knute et son partenaire cyborg Briareos, officient au sein de l&#8217;E-S.W.A.T., la force d&#8217;élite de la ville d&#8217;Olympus, une cité peuplée d&#8217;humains et de bioroïdes (des êtres à l&#8217;image de l&#8217;homme mais créés artificiellement). Ils sont envoyés en mission à l&#8217;extérieur pour régler une prise d&#8217;otages par des terroristes. Briareos est gravement blessé pendant l&#8217;opération et plongé dans le coma. Malgré ses réticences, Deunan se voit attribuer un nouveau coéquipier, Tereus, ressemblant trait pour trait à son compagnon, avant qu&#8217;il ne devienne un cyborg. Tereus est en effet un bioroïde, conçu à partir de l&#8217;ADN de Briareos, dont les aptitudes physiques sont exceptionnelles. De nombreux incidents terroristes ternissent l&#8217;image de la cité utopique d’Olympus qui tient sur le monde une position dominante depuis la dernière guerre mondiale. Poséidon est une autre grande puissance, notamment industrielle, qui alimente en matériel et en armement les autres pays. Jusqu&#8217;à présent, les attentats mettent en cause des cyborgs dont les pièces sont issues de Poséidon. Les soupçons commencent alors à peser autour de la société et la situation devient de plus en plus critique&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/appleseed2.jpg" alt="appleseed2.jpg" /></p>
<p class="MsoNormal" align="justify">Après le succès commercial du premier opus, adaptation assez libre du manga, il était évident qu’une suite déboulerait rapidement. La seule question à se poser était de savoir si le réalisateur serait capable de faire une séquelle digne de ce nom. <strong>Appleseed Ex Machina</strong> est une réussite, mais pas totale hélas. Ce film animé comporte de nombreux points positifs, à commencer par le graphisme. Des décors magnifiques et très réalistes, dotés d’une multitude de détails très soignés. Les vues d&#8217;ensemble sont époustouflantes et frisent la perfection. De ce point de vue, cela n&#8217;a quasiment pas changé par rapport au premier. Les personnages sont superbes et on sent d’emblé une certaine évolution au niveau du visage et des expressions. Dans le premier, les personnages étaient trop &laquo;&nbsp;parfaits&nbsp;&raquo; et donc pas très humain au niveau des expressions faciales. Les mouvements des personnages sont très fluides et réalistes pour ce qui est des scènes dites &laquo;&nbsp;calmes&nbsp;&raquo; alors que lors des scènes d&#8217;actions, ils sont parfois assez surréalistes. Pour finir sur l&#8217;aspect technique du film, on dénote un autre point très positif : la photographie et les effets de lumières. Ainsi, les couleurs paraissent parfois saturées, donnant une impression plus authentique à l’ensemble et moins superficielle que dans le premier film. Bref, d&#8217;un point de vue esthétique, c’est du très haut niveau même si totalement différent d’un <strong>Ghost in the Shell</strong>.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.animefr.com/wp-content/uploads/appleseed3.jpg" alt="appleseed3.jpg" /></p>
<p class="MsoNormal" align="justify">Évidemment, le principal intérêt du film est les nombreuses et jouissives scènes d&#8217;actions. Le réalisateur utilise souvent les ralentis au milieu des superbes gunfights, donnant un cachet esthétique évident à l’ensemble (la séquence d’ouverture dans l&#8217;église est extraordinaire). Il est juste regrettable que certaines séquences ressemblent trop à des cinématiques de jeux vidéo. Les points négatifs hélas apparaissent au niveau de l&#8217;histoire. Le scénario est classique et ne brille pas par son originalité. L&#8217;intrigue n&#8217;est pas très complexe et l&#8217;on comprend très vite tous les mécanismes. Ce sentiment est renforcé par le fait que la majorité des scènes se déroulent dans la cité d’Olympus. Ainsi, les personnes ayant vu le premier opus ne découvriront rien de nouveau de l&#8217;univers d&#8217;<strong>Appleseed</strong> hormis quelques nouveaux personnages. Cependant, là où le film se montre intéressant, c&#8217;est au niveau de la  relation (amoureuse) entre Deunan et Briareos le cyborg. On en apprend plus sur eux et la caractérisation va plus loin dans la psychologie de Briareos. Notamment grâce à la présence de Tereus, son double génétique. Enfin, on peut aussi évoquer l’excellent bande son, alternant morceaux de rock et de techno, donnant un rythme indéniable aux diverses scènes d’actions. Finalement, <strong>Appleseed Ex Machina</strong> reste dans la lignée du précédent opus : un bon film d’action dans un univers cyberpunk fascinant mais qui ne propose au final rien d’innovant.</p>
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