Akino Araï en concert en France ! Mais qui est-elle vraiment ?

22 mars 2006  |  Par Ulrich  |  Publié dans Musique  | 

Akino AraiAkino Araï en France ! C’est un événement signé par le Paris Visual Production, et le concert est programmé pour le 26 mars 2006. Mais qui est cette artiste dont le nom nous accompagne depuis plusieurs années ? Née le 21 Août 1959, elle vécut son enfance dans le bar de sa mère, bien que n’ayant jamais travaillé sa voix pour le chant, ni pris de cours à cet effet, Akino a toujours voulu chanter et innover dans le monde musical (avec le soutient de sa mère). D’ailleurs, Akino tiendra un journal où elle y inscrira ses premières chansons. C’est en 1985 lors d’un casting local que la petite Akino se dévoile au public avec “The Golden Eye” (présente sur l’album Natsukashii Mirai).

Découvrez le biographie d’Akino Araï à la suite de l’article ou allez visiter le site consacré à l’artiste pour sa venue en France par Paris Visual Prod.

Bourrée de talent elle finit ses études en réalisant des concert dans le bar de sa mère, ensuite le succès l’entraîna jusqu’à Tokyo, où se trouvait son petit ami qui travaille dans la société Victor Ongaku Sangyo (devenu Victor Entertainment depuis). C’est grâce à son petit ami qu’Akino fut découverte, en effet, il fit écouter au directeur de la firme une cassette audio contenant les premières chansons d’Akino (dont “The Golden Eye” et “Promise”, chansons primées au concours de musique de 1985). C’est ainsi qu’Akino signe son contrat chez Victor Entertainment et sort l’année suivante son premier album solo : Natsukashii Miraii. Les chansons “The Golden Eye” et “Promise” seront utilisées pour des Image Song de l’OAV “Windaria”.

En 1990, Akino interprète de nombreuses chansons pour les OAVs de “Record of Lodoss War” (mais aussi la chanteuse Sherry), suite à ce travail, Akino va être sollicitée par la grande Yôko KANNO.

C’est en 1991 que Hajime MIZOGUCHI travaillant avec KANNO, cherche une interprète pour les chansons de Please Save my Earth. Et c’est dans cette série que sera bien mise en valeur sa voix sèche et estompée de la jeune nippone, avec pas moins de 6 chansons. Notons que Yôko KANNO et Akino s’étaient rencontrées à la Koei pour la bande son des jeux PC de la saga Nobunaga. Suite à cette association fructueuse avec KANNO qui compose et Akino qui chante, toutes deux continuerons en travaillant sur Macross Plus en 1994 (c’est d’ailleurs le travail de Macross+ qui rendra Yôko KANNO célèbre). Il est également important de noter que même si Yôko KANNO à beaucoup travaillé sur les chansons de Please Save my Earth ou d’autres, Akino a aussi écrite bon nombre de chansons comme “Mikatsuki no Shindai” ou bien encore la magnifique “Adesso e Fortuna”.

En mars 1997 Akino produit son premier concert à SHIBUYA EGG-MAN où elle chante toutes les chansons de l’album “Sora no Mori”, ce même album sortira en août. Après la sortie de ce best-of, Akino sort quelques mois après (en octobre) son deuxième album solo “Sora no Niwa”. Cet album ne fait que renforcer la notoriété d’Akino qui, pour remercier ses fans, produit un concert en décembre 1997 à SHIBUYA AIR EAST.

Tous ces diverses activités expliquent pourquoi 10 ans sépare son premier album (Natsukashii Mirai -1987-) du second (Sora no Niwa -1997-).

En 1998, elle sort les singles “Moon at Noon” (janvier 1998) et “Tsuki no Ie” (avril 1998) pour l’anime Outlaw Star, et en mai, elle se produira une fois de plus en concert. Depuis, Akino enchaîne les singles d’anime et a même eu le temps de produire un autre album sorti en 2000. L’album “Fuuru Platinum” est un autre succès, il en sera de même l’année suivante (2001) avec “Kouseki Radio”. Suite à ses nombreux singles d’anime, Akino décide de compiler (tout comme elle l’avait fait avec Sora no Mori) les singles dans un second best of sorti en 2002 intitulé “RGB Collection”.

Pourquoi une chanteuse dont la voix n’est pas assez travaillée, réussie à obtenir tant de succès, tant de sollicitations pour des singles d’animes ? Plus qu’une voix, Akino a créé son genre musical singulier, celui où la musique devient une atmosphère-ambiance et où la voix se transforme en envoûtement. L’on peut dire que le style d’Akino ARAI en est donc expérimental car non classable dans des catégories classiques et traditionnelles (ce serait une offense). Même si Akino s’est essayée à la Jpop ou encore au rock voire la techno, son genre en reste indéfini. A chaque fois l’on ne peut deviner le contenu d’un nouvel album car la variété est toujours au rendez-vous. Elle nous a fait découvrir à sa manière le rock (yosei no chi), la mélancolie (solitude), le symphonique (ningen no kodomo), le rêve (With praying from Moon), la fantaisie (mikatsuki no shindai), une instrumentation unique (Licao do Vento), l’experimental (Past Golden Time), et bien d’autres encore… Toutes les pistes citées sont issues de l’album best of Sora no Mori.

Mais l’oreille attentive pourra tout de même reperer des récurrences dans les chansons d’Akino. Par exemple les percussions sont très utilisées (sora no aosa, little wing,…), le clavecin et mandoline (iru no tsuki, kirei na kanjou,…), ou encore le synthétiseur. Mais pourtant, aucune chanson ne se ressemble. A noter que la “lune” (Tsuki en japonais) est un élément récurrent dans ses chansons (Tsuki no Ie, Mikatsuki no Shindai, Hiru no Tsuki, Tsuki Kara no Inori to Tomo ni,…).

Je ne vais pas me mettre à décrire sa discographie car elle est énorme ! Vous la trouvrez sur Google très facilement… Les chansons d’Akino sont intemporelles, et j’espère bien qu’Akino nous comblera de joie en chantant durant de longues années encore, car elle est pour moi, l’incarnation de la rêverie, de la magie, du voyage ou encore de l’émotivité à l’état pur.

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