Afro Samurai: Resurrection
8 mars 2009 | Par Zak | Publié dans Critiques | 1 Comment | lu 4 505 fois
Sortie en 2007, la série d’OAV Afro Samurai (5 épisodes) a assez marché pour qu’une suite soit produite dans l’immédiat. Ainsi, en janvier dernier, les « chanceux » téléspectateurs de la chaîne américaine Spike TV ont pu découvrir le téléfilm Afro Samurai: Resurrection. L’épéiste mutique et schizophrène créé par Takashi Okazaki est de retour pour une nouvelle vengeance, toujours sous la direction de Fuminori Kizaki. Faisant fi des nombreuses critiques, le studio Gonzo a décidé de nous sortir un quasi remake de la série en resservant la même soupe. Sauf que désormais le plat a bien refroidit puisque ce qui tenait sur des épisodes de 20 minutes (donc avec obligatoirement des coupures), s’avère beaucoup plus laborieux sur la durée d’un long-métrage.

Après avoir obtenu sa vengeance contre Justice, Afro, devient, comme son père avant lui, le gardien du fameux bandeau n°1. Pour échapper aux prétendants du titre, il vit désormais reclus dans un monastère bouddhiste perdu au milieu de nulle part. Mais son passé le rattrape inexorablement lorsque son ancien frère d’armes Jinno et sa sœur Sio le retrouve. Cherchant la vengeance, Sio vole le bandeau et un morceau des ossements du père Afro. En effet, avec l’aide d’un scientifique fou, elle veut ressusciter le père et lui infliger les pires tourments si Afro ne lui accorde pas sa vengeance. Notre héros sort alors de sa retraite et part en quête de ce nouvel ennemi pour l’empêcher de mettre son plan à exécution… Vous n’avez pas aimé Afro Samurai ? Alors laissez tomber cette suite qui reprend le même schéma que la série (Afro cherche le bandeau n°2, puis le n°1 et hop générique de fin). Au programme, on retrouve notre samouraï autiste qui doit décrocher cinq mots en une heure et demie. Alors pour justifier le cachet vocal de Samuel L. Jackson, on fait parler Ninja Ninja, conscience de notre héros aussi bavarde qu’un Chris Tucker sous ecstasy. Une tentative d’humour vaine et inutile puisque le personnage est insupportable dès qu’il apparaît à l’écran. De ce point de vue, pas de changement avec la série. On aurait pu espérer qu’avec le nouveau scénariste (Yasuyuki Muto, déjà sur Basilisk et Le Chevalier D’Eon), l’intrigue et les personnages soient quelque peu plus étoffés que précédemment. Que nenni, le script est un vrai travail de fainéant. Afro ne subit aucune évolution tangible. C’est un vrai mur de glace ne montrant aucune émotion et toujours aussi charismatique qu’un grille-pain. Alors on espère se rabattre sur le porteur du bandeau n°2 (qui veut stopper la « malédiction » des bandeaux) ou le nouveau couple de méchant. Bien sûr, on connaît déjà Jinno, le « nounours Dark Vador » mais pas Sio, beauté fatale interprétée par Lucy Liu (Kill Bill, Charlie et ses Drôles de dames).

Mais voilà, les motivations du personnage se limitent au strict minimum (elle veut faire souffrir Afro). Le seul développement que bénéficiera le personnage sera par le biais d’un vague flash-back où elle rencontra Afro à un moment où le monde était gentil. Mais voilà, après tout on va regarder Afro Samurai: Resurrection essentiellement pour les combats au sabre. Sauf que c’est loin d’être exceptionnel hormis la séquence d’ouverture. Pour preuve, il suffit de comparer avec le film Sword of the Stranger de chez Bones, pour s’apercevoir que l’on ne joue pas du tout dans la même catégorie. Après tout, Afro Samurai est un téléfilm aussi. Frustration ultime, le combat final, censé être l’apogée du film, est expédié… par une ellipse. C’est proprement incompréhensible, surtout après un dernier rebondissement incohérent et inutile. Finalement le seul point du cahier des charges que le film remplira pleinement sera celui de la musique, toujours signé RZA. Même si l’ambiance générale fait toujours Samurai Champloo du pauvre…
24 août 2009 à 05:59 (#)
Et bien dites dont, quelle virulante critique,je crois que vous êtes complètement passé à côté du concept mon ami! On est pas dans le psycho-mélo-dramatique ici! afro samourai c’est simplement de l’action et surtout du style qu’il soit graphique ou encore musical, une pure démonstration de ce qu’est devenu l’animation japonaise mélant influence du japon médiéval et contemporaine. Alors si vous voulez vous prendre la tête sur du scénario, jvous conseil de regarder Jin roh, là tu pourra critiquer le scénar car celui ci tiens une place prépondérante dans l’oeuvre, plutôt que de déblatérer pendant 10 pages à coté de la plaque! sayonara!