Transformers a beau être à l’origine une ligne de jouets créée par la firme Hasbro en 1984, c’est surtout un dessin animé populaire diffusé la même année et qui durera 98 épisodes jusqu’à la fin 1987 (d’autres saisons virent le jour par la suite). C’est pourquoi, il est logique pour nous de revenir sur les deux opus cinématographiques live de Michael Bay, dont le second est actuellement sur les écrans de cinéma. Mais évoquons d’abord le premier épisode, sorti voici deux ans. Après les adaptations de séries télévisées (Mission : Impossible), de comics (Spider-Man), de jeux vidéo (Lara Croft : Tomb Raider) et même de manèges (Pirates des Caraïbes), Hollywood trouva un nouveau filon : les jouets ! C’est vraiment symptomatique de cette maladie créatrice qui gangrène la Mecque du cinéma, incapable de produire des scénarios originaux. Mais d’un autre côté, il fallait avouer que l’idée de voir les robots de notre enfance portés sur grand écran relevait d’un fantasme évident. Surtout avec ce destructeur de masse de Michael Bay derrière la caméra et Steven Spielberg dans le rôle du producteur consciencieux.
Tout auréolé du succès de Fullmetal Alchemist, le studio Bones lança en avril 2005 sa deuxième série de 50 épisodes. Un nouveau gros projet mené par Tomoki Kyoda, l’assistant de Yutaka Izubuchi sur la série RahXephon. Contrairement aux aventures des frères Elric, Eureka Seven n’est pas tiré d’un manga mais c’est une création originale tout droit sortie du cerveau génial de Dai Sato. Le scénariste de Ghost in the Shell : Stand Alone Complex et Ergo Proxy, accouche ici d’une série mécha aux influences marquées (Evangelion en tête, comme d’habitude, mais aussi Macross). Cependant, il n’est pas question de se reposer sur des acquis comme sur RahXephon. Eureka Seven dispose d’assez de personnalités pour oublier rapidement ses pairs. Et c’est surtout une pure série d’aventures comme on en voit malheureusement de moins en moins. À l’occasion de la sortie de l’animé en coffrets chez Beez, retour sur l’un des titres phares des années 2000.
Pour le moment, le bilan des adaptations live d’animé/manga par les occidentaux est plutôt mitigé. En effet, même si Speed Racer est une vraie réussite, le film fut un échec total au box-office international. Dommage, car les frères Wachowski ont su transposer les codes visuels du dessin animé pour au final livrer une œuvre aussi jubilatoire qu’expérimentale. Contrairement à Dragonball Evolution, hors sujet sur toute la ligne, mais dont le succès en Asie lui a permis de rembourser sa mise de départ (et ce malgré l’énorme bide aux USA). Aujourd’hui, c’est au tour de Blood : The Last Vampire de débarquer sur les écrans de cinéma. Les studios américains n’étant pas dans le coup, on était en droit d’espérer un certain respect du matériau de départ. Ainsi, le film est coproduit entre la France, Hong-Kong, le Japon et l’Argentine (qui a accueillit une bonne partie du tournage) et réalisé par un français, Chris Nahon, dont c’est le troisième long-métrage après le rigolo Baiser Mortel du Dragon (2001) et le nul L’Empire des loups (2005).
Quatre ans après le fameux Innocence : Ghost in the Shell 2, Mamoru Oshii nous revient avec un nouveau long-métrage d’animation (on a le droit d’oublier le très mineur Tachiguishi retsuden situé entre). Sorti au mois d’août dernier au Japon, The Sky Crawlers vient de débarquer aux USA directement en DVD. C’est l’occasion de revenir dessus même si le film est encore inédit en France (il serait temps de se bouger le derrière non ?). Après l’univers cyberpunk de Masamune Shirow, le réalisateur de Patlabor s’attaque à la série de romans d’Hiroshi Mori. Un changement radical d’univers puisque on quitte les décors d’une cité futuriste peu accueillante pour une campagne verdoyante et un ciel d’un bleu azur. Mais même sur un terrain différent, Oshii ne délaisse pas ses thématiques fétiches pour autant.
Transformers a beau être à l’origine une ligne de jouets créée par la firme Hasbro en 1984, c’est surtout un dessin animé populaire diffusé la même année et qui durera 98 épisodes jusqu’à la fin 1987 (d’autres saisons virent le jour par la suite). C’est pourquoi, il est logique pour nous de revenir sur les deux opus cinématographiques live de Michael Bay, dont le second est actuellement sur les écrans de cinéma. Mais évoquons d’abord le premier épisode, sorti voici deux ans. Après les adaptations de séries télévisées (Mission : Impossible), de comics (Spider-Man), de jeux vidéo (Lara Croft : Tomb Raider) et même de manèges (Pirates des Caraïbes), Hollywood trouva un nouveau filon : les jouets ! C’est vraiment symptomatique de cette maladie créatrice qui gangrène la Mecque du cinéma, incapable de produire des scénarios originaux. Mais d’un autre côté, il fallait avouer que l’idée de voir les robots de notre enfance portés sur grand écran relevait d’un fantasme évident. Surtout avec ce destructeur de masse de Michael Bay derrière la caméra et Steven Spielberg dans le rôle du producteur consciencieux.
Après Higurashi no Naku Koro ni (et ses suites Kai et Rei), Studio Deen se lance dans une nouvelle adaptation d’un visual novel de 07th Expansion. Le même staff rempile à savoir Chiaki Kon à la réalisation et Toshifumi Kawase au scénario. Umineko no Naku Koro ni se déroule en 1986 sur l’île de Rokkenjima. La très riche famille Ushiromiya se réunit autour du patriarche mourant, Kinzo, pour discuter de la répartition des biens. Mais une tempête se déclare et isole du reste du monde les 18 personnes sur place. Les invités commencent alors à se faire tuer les uns après les autres. L’enquête pour trouver le coupable débute pour le jeune Battler...
C'est la Japan Expo, l'occasion de préciser certaines licences, notamment chez Dybex. Mnemosyne et Project Blue SOS Earth, c’était déjà plus ou moins prévu mais pas Mushishi, adaptation du manga éponyme de Yuki Urushibara. 10 volumes (disponible chez Kana chez nous) qui donnèrent 26 épisodes en 2005 par le studio Artland. Mushishi raconte les enquêtes surnaturelles de Ginko liées aux Mushi, une forme de vie primitive à l’origine de toutes les autres formes de vies. Une série à l’atmosphère unique qui connue aussi une adaptation en film live en 2007 par le maître Katsuhiro Otomo. (Source : MATA-Web)
Cette semaine dans les bacs...
Avec les OAV Inferno et Elysion, l’immense saga Saint Seiya est clairement sortie par la porte de derrière. Le travail salopé par la Toei et Kurumada était franchement honteux par rapport aux exigences requises et surtout envers les attentes des fans. C’est pourquoi, on repart du bon pied aujourd’hui avec l’adaptation de la préquelle Lost Canvas. Débuté en 2006, le manga de Shiori Teshirogi (14 volumes et toujours en cours de parution) raconte les évènements de la précédente Guerre Sainte qui se déroula 250 ans plus tôt (avec Dokho de la Balance et Shion du Bélier). L’histoire est centrée sur l’amitié entre Tenma, le Chevalier de Bronze de Pégase et Alone, l’incarnation d’Hadès. Le manga est disponible en France chez Kurokawa (6 volumes de disponibles pour l’instant).